Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2509552

vendredi 5 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2509552
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHUARD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après que la préfète de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a admis Mme A... au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle, mais a rejeté les conclusions de son avocat tendant à l’application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 septembre 2025, Mme A..., représentée par Me Huard, demande au tribunal :
de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour ;
d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de résident dans un délai de deux mois, et à défaut de réexaminer sa situation en adoptant une décision explicite dans un délai de 15 jours, et dans l’attente, un récépissé l’autorisant à travailler, dans un délai de 48 heurs à compter de la notification de l’ordonnance à venir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
de mettre à la charge de l’État une somme de 1 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 octobre 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Par un mémoire, enregistré le 7 novembre 2025, Mme A... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction mais maintenir ses demandes au titre des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.

2. Le désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de Mme A... est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur l’aide juridictionnelle provisoire :

3. En l’espèce, il y a lieu d’admettre à titre provisoire Mme A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Sur les frais de procès :

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Me Huard présentées sur le fondement de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.


O R D O N N E :


Article 1er :
Mme A... est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Article 2 :
Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A....

Article 3 :
Les conclusions de Me Huard présentées sur le fondement de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 4 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A..., à Me Huard et à la préfète de l'Isère.



Fait à Grenoble le 5 décembre 2025.

Le président de la 2ème chambre,

Mathieu Sauveplane



La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.