896 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
896
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 756
Avec résumé IA
Avocat : CUJAS
Avocat : JASLET
Avocat : TOUJAS
Avocat : JASPER AVOCATS ASSOCIES
Avocat : JASPER AVOCATS
Avocat : CABINET JASPER AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A, qui s'interroge sur les conditions de prise en charge de son époux décédé à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière après une opération de pose d'endoprothèse aortique. La mesure a été prononcée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en raison de son utilité pour une éventuelle action en responsabilité. L'AP-HP et l'ONIAM ne s'opposaient pas à l'expertise, mais leurs demandes complémentaires (pré-rapport imposé, fixation anticipée des frais) ont été rejetées. La demande de Mme A au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1) a également été rejetée.
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, concerne une demande de provision formée par les parents de M. B A, mineur, contre l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) pour un accident médical non fautif. Les requérants sollicitent une provision de 884 964 euros sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, au titre de la solidarité nationale, en raison d'une ischémie médullaire post-opératoire ayant entraîné des séquelles graves. Le tribunal rejette la requête, considérant que l'obligation de l'ONIAM est sérieusement contestable, car l'expertise n'a pas exclu un retard de diagnostic imputable au centre hospitalier, ce qui pourrait engager la responsabilité de ce dernier et non celle de l'office. La solution retenue est le rejet de la demande de provision, sans ordonner d'expertise complémentaire, en application des articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : AARPI JASPER AVOCATS
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D C. Cette mesure vise à déterminer les conditions de sa prise en charge par le centre hospitalier universitaire Amiens Picardie à compter de septembre 2019 pour une chirurgie maxillo-faciale, et à évaluer d’éventuels manquements aux règles de l’art médical. La solution retenue fait droit à la requête en désignant un expert en chirurgie maxillo-faciale, avec mise en cause de l’ONIAM et des caisses primaires d’assurance maladie concernées. La demande de pré-rapport et les conclusions relatives aux dépens ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Lyon a ordonné une expertise médicale en gynécologie concernant la prise en charge de Mme B au CHU de Saint-Étienne à partir du 11 juillet 2017, suite à une hystérectomie ayant entraîné une perforation de l'uretère et des complications rénales. La requête a été présentée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet de prescrire toute mesure utile d'expertise. Le tribunal a jugé la demande utile et a désigné un expert, sans imposer de consignation préalable, et a rejeté les conclusions des parties relatives aux dépens et aux déclarations de réserves.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de permettre à M. B, ressortissant congolais, d'accéder en ligne ou de se voir remettre sous format papier le dossier médical (kit OFII) nécessaire au dépôt de sa demande de titre de séjour pour raison de santé. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant un dysfonctionnement technique prolongé depuis février 2024 empêchant le requérant de compléter son dossier. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'arrêté du 27 décembre 2016 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a également été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Seine-et-Marne de délivrer un rendez-vous à Madame B pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour en qualité de membre de famille de réfugié. Le juge a constaté que l'impossibilité technique de déposer la demande via la plateforme ANEF, malgré les démarches de l'intéressée, constituait une situation d'urgence et une mesure utile ne faisant obstacle à aucune décision administrative. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 1er août 2023 relatif aux modalités de substitution en cas de dysfonctionnement du téléservice.