183 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
183
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 121
Avec résumé IA
Avocat : LAFAYE
Avocat : LAFAY
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du directeur général de l'école nationale supérieure d'arts et métiers interrompant la scolarité de M. B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant (incompétence, défaut de motivation, absence de procédure contradictoire, erreur de fait, erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation) n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par conséquent, la condition de doute sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence. Les conclusions accessoires à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Occitanie Toiture. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°2 d'un marché de travaux d'extension d'un lycée, estimant que son offre n'était pas anormalement basse. Le tribunal a considéré que la société requérante n'était pas susceptible d'être lésée par les manquements allégués, dès lors que son offre était irrégulière au sens de l'article L. 2152-2 du code de la commande publique. La demande d'annulation de la procédure de passation a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par le maire du Vésinet sur le fondement de l'article L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales pour déclarer démissionnaire d'office un conseiller municipal ayant refusé d'exercer les fonctions d'assesseur d'un bureau de vote lors du premier tour des élections législatives du 30 juin 2024. Le tribunal a jugé que cette fonction, prévue à l'article R. 44 du code électoral, constitue une fonction dévolue par la loi aux conseillers municipaux. Constatant que le conseiller municipal avait expressément refusé cette mission sans fournir d'excuse valable, le tribunal a prononcé sa démission d'office.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Saint-Raphaël visant à faire désigner un expert pour examiner un appartement menaçant ruine. La requête, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, était motivée par l'affaissement structurel du plancher et le risque de propagation du péril aux autres niveaux de l'immeuble. Le juge a ordonné la désignation d'un expert avec une mission d'urgence, devant se rendre sur place dans les 24 heures pour constater l'état du bien, évaluer la gravité du péril et proposer des mesures provisoires de sécurité.
Avocat : LAFAYETTE AVOCATS TOULOUSE