64 746 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
64 746
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 692
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de son signataire et sa motivation, et a écarté les moyens soulevés, y compris ceux fondés sur l'article 8 de la CEDH. Il a toutefois accordé au requérant le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CLEMENT D'ARMONT
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux d'une entreprise (SAS Bati Sud) contre l'émission d'un titre exécutoire par une commune pour récupérer le coût de travaux de reprise de malfaçons. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'entreprise. Il estime que la commune était fondée, sur la base du décompte général définitif et après mise en demeure infructueuse, à faire exécuter les travaux de reprise par d'autres entreprises aux frais et risques de l'entreprise défaillante, et à émettre le titre exécutoire correspondant. **Textes appliqués** : Les stipulations du **Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) des marchés publics de travaux** (notamment les articles relatifs à la garantie de parfait achèvement et à l'exécution d'office), ainsi que les règles de la **comptabilité publique** (décret du 7 novembre 2012) concernant l'émission des titres exécutoires.
Avocat : LE CORNO
Le Tribunal Administratif de Pau a jugé une demande d'indemnisation de la société GRDF contre la SARL Lasserre pour l'endommagement d'une canalisation de gaz lors de travaux publics. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'entrepreneur (SARL Lasserre) pour les dommages causés aux tiers par l'exécution d'un travail public, conformément à la jurisprudence en la matière. Il a condamné la SARL Lasserre à verser 4 519,14 € pour le préjudice matériel, mais a rejeté la demande de dommages-intérêts pour résistance abusive et les frais de procédure.
Avocat : NOUAILLE
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui renonçait à contester une délibération municipale de la commune d'Ossages. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête en annulation de la délibération municipale du 16 novembre 2023 approuvant une modification du PLU de Forstheim. Il écarte les moyens soulevés par les requérants, estimant notamment que la procédure a bien été engagée à l'initiative du maire et que les obligations de notification aux personnes publiques associées ont été respectées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier ses articles L. 153-37 et L. 153-40.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour d'une ressortissante centrafricaine, mère d'un enfant français. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, considérant que l'administration avait commis une erreur de droit dans l'appréciation de la condition de résidence de l'enfant français, exigée par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante.
Avocat : CHEBBALE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête en annulation de la délibération municipale approuvant une modification du PLU de Forstheim. Il écarte les moyens des requérants, considérant que la durée de l'enquête publique (17 jours) était conforme au code de l'environnement pour un projet non soumis à évaluation environnementale, et que les autres griefs (insuffisance de la concertation, absence d'étude d'impact) ne sont pas fondés ou suffisamment étayés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme (articles L. 153-41 et L. 104-1) et du code de l'environnement (article L. 123-9).
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du maire de Kertzfeld du 2 février 2024 retirant un permis de construire. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que le requérant, ayant explicitement demandé à présenter des observations orales conformément à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, en avait été privé. Cette privation d'une garantie essentielle, dans le cadre d'une décision de retrait d'une autorisation créatrice de droits, a entraîné l'illégalité de la décision municipale.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fille. Le tribunal a jugé que la commission académique avait légalement apprécié l'absence de justification suffisante du motif d'itinérance et l'insuffisance du projet éducatif présenté au titre de l'article L.131-5 du code de l'éducation. La décision attaquée n'est pas entachée d'erreur de droit ou de fait, ni d'un défaut de motivation.
Avocat : SELARL LEONEM
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi d'une demande de mainlevée d'une suspension d'un arrêté de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. Le juge a accueilli la demande, mettant fin à la suspension, au vu d'un élément nouveau : la régularisation du vice initial (non-respect d'une règle de recul) par la signature d'une servitude et la délivrance d'un nouvel arrêté municipal. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de reconduite à la frontière. Le requérant contestait notamment l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence, invoquant un défaut d'examen de sa situation personnelle et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir de contrôle de l'immigration irrégulière, et a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande d'annulation de retenues sur salaire et de restitution d'une somme, liées à la récupération d'un complément d'indemnité de fidélisation versé en 2016 à un gardien de la paix. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation, considérant que la demande portait sur des décisions implicites de rejet et que le requérant n'avait pas contesté dans les délais les décisions explicites de retenue. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires, estimant que la récupération de l'indemnité versée par erreur était légale et ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration concernant le retrait des actes créateurs de droits.
Avocat : LESUEUR
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré pour un projet de vingt-quatre logements à Caluire-et-Cuire. Le requérant, un voisin, contestait notamment la régularité de la demande, l'insuffisance du dossier et la méconnaissance des règles d'urbanisme (PLU-H). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral du 21 janvier 2025, en application des dispositions du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL LEGA CITE
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de carte de résident déposée par un ressortissant tunisien, père d'un enfant français. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant qu'elle était entachée d'illégalité en raison d'un défaut de motivation, conformément aux articles L.211-2 et L.232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au réexamen de la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : ROSSLER
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un refus de regroupement familial pour une enfant restée au Maroc. Le juge a reconnu l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison de la longue séparation familiale, mais n'a pas retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La requête a été examinée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LE GARS
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a considéré que le comportement de l'intéressé, caractérisé par de multiples condamnations pénales, constituait une menace pour l'ordre public justifiant la mesure, sans méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : LEMAIRE
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la préfète des Alpes-de-Haute-Provence d'une demande de suspension en référé d'un arrêté municipal. Le litige porte sur la légalité du retrait, par le maire, d'un précédent arrêté ayant abrogé une autorisation d'urbanisme pour une piste de scooter des neiges. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, considérant que la légalité de l'arrêté initial d'abrogation était sérieusement contestable, notamment au regard des règles de procédure (article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration) et des délais applicables en matière d'urbanisme.
Avocat : CM AVOCATS MARSEILLE
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la présence de l'intéressé, condamné pour apologie d'acte de terrorisme, constituait une menace grave pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MENVIELLE
Sujet principal : Demande d'injonction pour exécution d'un jugement annulant un rejet implicite de demande de séjour et ordonnant un réexamen. Juridiction : Tribunal administratif de Nice (formation de jugement). Solution retenue : Constatation de l'inexistence d'objet à statuer, car l'administration a pris une décision postérieure (refus de séjour avec obligation de quitter le territoire), exécutant ainsi le jugement initial. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (constatation de l'absence de lieu à statuer).
Avocat : ROSSLER
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de la société Isolbat contre la société BPA Architecture (maître d'œuvre). La juridiction a estimé que la société requérante n'apportait pas la preuve d'une faute de la maîtrise d'œuvre ayant causé le préjudice financier allégué, relatif à une erreur de métrés dans un marché public de travaux. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité quasi-délictuelle entre participants à une opération de construction, sans lien contractuel direct.
Avocat : SOCIÉTÉ D'AVOCATS ALBERTINI ALEXANDRE LHOSTIS