9 534 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
9 534
Décisions totales
383 581
Ordonnances
313 655
Avec résumé IA
Avocat : CARLINI ET ASSOCIES
Avocat : MISSLIN
Avocat : CHAMBERLAND-POULIN
Avocat : GALINDO SOTO
Avocat : CARLINI ET ASSOCIÉS
Avocat : KLING
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi par M. B C et Mme E F d’une demande de suspension de la décision du recteur de l’académie de Rennes refusant l’autorisation d’instruire leur enfant en famille pour l’année 2024-2025. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard du 4° de l’article L. 131-5 du code de l’éducation, en soutenant que leur fille présentait une situation propre justifiant cette instruction. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie, les requérants n’apportant pas la preuve d’un préjudice grave et immédiat, et qu’aucun moyen sérieux n’était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise de loger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 21 avril 2023. Le tribunal a écarté l'argument du préfet selon lequel la radiation de la demande de logement social de l'intéressé ferait obstacle à l'exécution de la décision, estimant que cette radiation n'établissait pas une renonciation de sa part. La solution retenue applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat pour loger les bénéficiaires reconnus urgents.
Avocat : GHÉRON CAROLINE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A, reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) depuis septembre 2021, pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement. La juridiction a jugé que la carence fautive de l'État engageait sa responsabilité, malgré un refus de logement par le requérant, en raison du défaut d'information sur les conséquences de ce refus et de l'état de l'immeuble proposé. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, retenant une période de responsabilité courant à l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation.
Avocat : WILINSKI
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant tunisien marié à une Française, qui ne parvenait pas à faire enregistrer sa demande de carte de séjour "conjoint de français" ni à obtenir un récépissé l'autorisant à travailler, malgré ses démarches. Le juge a admis l'urgence, car l'absence de document provisoire privait l'intéressé de son droit au séjour et au travail, son employeur ayant suspendu son contrat. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de fixer un rendez-vous à M. B et, si son dossier est complet, de lui délivrer le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du CESEDA.
Avocat : COLIN
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C D. Cette mesure vise à évaluer l'ensemble des préjudices subis suite à son accident de service du 5 octobre 2021, reconnu imputable au service par le centre hospitalier du Pays d'Aix-Pertuis. Le tribunal a considéré que cette expertise était utile en vue d'un éventuel recours en réparation, et a rejeté la demande de pré-rapport de l'hôpital, aucune disposition légale n'imposant une telle obligation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Oise refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'irrégularité de la situation de M. A résultait de son propre fait, n'ayant pas sollicité le renouvellement de son titre expiré en 2021 malgré des autorisations provisoires. La solution retenue s'appuie sur l'absence de circonstances particulières justifiant une urgence, sans examen des moyens de fond.
Avocat : BIROLINI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A, praticien hospitalier, qui contestait son reclassement opéré par un arrêté du 12 octobre 2020. Le tribunal a jugé que la directrice générale du centre national de gestion était compétente pour signer cet acte. Il a également écarté l'exception d'illégalité soulevée contre le décret n° 2020-1182 du 28 septembre 2020, servant de base légale à l'arrêté, estimant que la différence de traitement entre les agents reclassés au premier échelon, selon qu'ils provenaient des trois premiers échelons ou du quatrième, était justifiée par la différence de situation et l'objectif d'intérêt général de revalorisation des carrières.
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIÉS
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A, qui allègue un défaut de prise en charge à l’hôpital Nord de Marseille suite à un accident survenu le 11 août 2023. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, sans préjuger des responsabilités. Le tribunal a rejeté les demandes relatives à l’établissement d’un pré-rapport, à l’autorisation préalable d’un sapiteur, et à la charge des dépens, ces points relevant de la compétence de l’expert ou du juge du fond.
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C, praticien hospitalier, qui contestait son reclassement opéré par un arrêté du 12 octobre 2020. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'illégalité du décret n° 2020-1182 du 28 septembre 2020, fondement de la décision, au regard des principes d'égalité de traitement et de confiance légitime. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la directrice générale du centre national de gestion étant régulièrement nommée. Il a également jugé que la différence de traitement entre agents, résultant du décret, était justifiée par une différence de situation objective et un motif d'intérêt général lié à la revalorisation des carrières, et n'était pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C, praticien hospitalier, qui contestait son reclassement opéré par un arrêté du 12 octobre 2020. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'illégalité du décret n° 2020-1182 du 28 septembre 2020 servant de base légale, au motif qu'il méconnaîtrait les principes d'égalité de traitement et de confiance légitime. Le tribunal a jugé que la directrice générale du centre national de gestion était compétente et que le moyen tiré de l'illégalité du décret était infondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.