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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

349 452

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204554

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 3 février 2022 rejetant la demande de naturalisation de M. A. Le ministre s'était fondé sur l'absence d'attaches familiales stables en France, les enfants de M. A résidant en Suisse. Le tribunal a jugé que cette appréciation était entachée d'une erreur manifeste, car une convention de garde amiable, ultérieurement entérinée par un jugement suisse, démontrait que le centre des intérêts familiaux de M. A était déjà fixé en France à la date de la décision. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15, 21-16 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de trois mois.

Avocat : LELOUP

23 mai 2025• 12eme chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2401237

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de M. B et de son épouse, contestant les arrêtés du 24 août 2023 du préfet du Pas-de-Calais leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant leur pays de destination. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de la directive 2004/38/CE relative à la libre circulation des citoyens de l'Union, une erreur de droit dans l'application des articles L. 233-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et que les conditions de délivrance du titre de séjour n'étaient pas remplies. En conséquence, il a rejeté les requêtes de M. et Mme B.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CALONNE

23 mai 2025• 5ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207693

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du maire de Corbeil-Essonnes mettant fin à son autorisation d'occupation d'un emplacement sur le marché des Tarterêts. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les manquements réitérés de M. B aux obligations du règlement intérieur (métrage, propreté) étaient établis, justifiant la mesure de police prise sur le fondement des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables faute de production d'une décision préalable de l'administration sur la demande de M. B.

Avocat : BELLO

23 mai 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511007

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du Préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour 36 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 611-1 1° et 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de l'intéressé et de son comportement constituant une menace pour l'ordre public (violence avec arme). La mesure a été considérée comme proportionnée et non contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France.

Avocat : DELOST

23 mai 2025• 8e Section - MESD
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505084

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. B, ressortissant marocain né en France, contre un arrêté préfectoral du 1er avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a annulé l'arrêté au motif que la préfète n'avait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de M. B, notamment en ne tenant pas compte de sa naissance en France et de son ancienneté de séjour, en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois.

Avocat : MUSCILLO

22 mai 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506200

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. F B, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Pérou comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale), ni l'article 3 de la même convention (risques en cas de retour), et que la menace pour l'ordre public était établie. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

22 mai 2025• ELOIGNEMENT
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309073

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante brésilienne, qui contestait un arrêté du 22 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée tardive, car introduite au-delà du délai de trente jours suivant la notification de l'arrêté, conformément aux articles R. 776-2 du code de justice administrative et L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés par la requérante, incluant la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LANGLOIS

22 mai 2025• 5ème chambre
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404683

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. B A d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 10 octobre 2023, qui avait condamné l’État à verser 600 € à son avocat. L’administration ayant justifié du paiement de la somme due par un virement effectué le 12 juin 2024, le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur cette demande. Le surplus des conclusions, notamment la demande d’astreinte, a été rejeté. Cette décision est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET OLOUMI - HMAD

22 mai 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500435

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 3 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) était inopérant, car M. B n'avait pas sollicité son titre sur ce fondement. Il a également estimé que le refus de séjour était légalement fondé sur l'article L.432-1 du CESEDA, la présence de l'intéressé constituant une menace pour l'ordre public en raison de ses condamnations pénales pour vol et violences.

Avocat : WACQUIER LOUIS

22 mai 2025• 1ère Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502439

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes d'une demande d'expulsion de la famille E, qui se maintient sans droit ni titre dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile après le rejet définitif de leurs demandes. Le juge a rejeté la requête préfectorale, estimant que la mesure d'expulsion se heurtait à une contestation sérieuse en raison de la situation de vulnérabilité particulière de la famille, composée de deux enfants en bas âge scolarisés, et de l'existence d'un pourvoi en cassation pendant devant le Conseil d'État contre la décision de la Cour nationale du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L.551-11, L.552-14 et L.552-15, relatifs à la fin de l'hébergement et aux conditions d'expulsion des occupants sans titre.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

22 mai 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2300834

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de Mme A et M. B, qui sollicitaient la condamnation de la région Nouvelle-Aquitaine à leur verser 23 200 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'édification d'un ascenseur masquant l'ouverture de leur buanderie. Les requérants invoquaient la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage pour des dommages causés à des tiers par un ouvrage public. Le tribunal a jugé que les dommages, étant permanents et non accidentels, ne présentaient pas le caractère grave et spécial requis pour ouvrir droit à réparation, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis.

Avocat : LONGEAGNE FRÉDÉRIC

22 mai 2025• 2ème chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301542

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A contestant la décision du ministre du travail du 17 octobre 2023 autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement retirer la décision implicite de rejet du recours hiérarchique et autoriser le licenciement, même après son exécution. Il a également estimé que les faits reprochés à Mme A étaient établis et suffisamment graves pour justifier le licenciement, sans caractériser de discrimination. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de Mme A et celles de la MAIF.

Avocat : MAILLOT

22 mai 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504253

Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème Chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 février 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que la situation personnelle du requérant avait été examinée. Il a également estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : LANGLOIS

22 mai 2025• 11ème Chambre (JU)
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500554

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 août 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé au regard du code des relations entre le public et l'administration, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la présence récente et des attaches familiales de l'intéressé en Algérie. En conséquence, l'exception d'illégalité du refus de séjour soulevée contre l'obligation de quitter le territoire a été écartée. La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SEL ABDEL ALOUANI

22 mai 2025• 3 ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209420

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a examiné la demande de la SARL Transcar Voyages visant à contester le remboursement d’aides publiques (activité partielle) pour un montant de 18 846,38 euros, ordonné par le préfet des Bouches-du-Rhône et l’Agence de services et de paiement (ASP) suite à un procès-verbal pour travail dissimulé. La société invoquait le caractère prématuré de la décision en raison d’une procédure pénale en cours et contestait la matérialité des faits. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n’apportait aucun élément sérieux pour contester les faits établis par le procès-verbal, et a rappelé que la sanction administrative peut être prononcée indépendamment des poursuites pénales. La décision s’appuie sur les articles L. 5122-1, L. 8211-1, L. 8272-1 et D. 8272-1 du code du travail.

Avocat : SALORD

22 mai 2025• 1ère Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224799

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que le requérant n'avait pas établi avoir déclaré en 2015 une pension de retraite perçue en 2016, justifiant sa réintégration dans les revenus de cette année conformément à l'article 12 du code général des impôts. Les autres moyens, relatifs à la déduction de dépenses pour un emprunt immobilier, à un déficit foncier et à des frais de succession, ont également été écartés comme non fondés. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment son article 156.

Avocat : CABINET CHEMOULI DALIN STOLOFF BOINET ET ASSOCIES (SELARL)

22 mai 2025• 2e Section - 3e Chambre
CEDécision• Exécution

Conseil d'État — N° 492846

Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON

22 mai 2025ECLI:FR:CECHS:2025:492846.20250522• 1ère chambre jugeant seule
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401191

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 21 décembre 2023 par laquelle le préfet de police refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant kirghize. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis un vice de procédure en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. A justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette irrégularité a privé le requérant d’une garantie, entraînant l’annulation de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et a condamné l’État à verser 1 000 euros au titre des frais d’instance.

Avocat : CLORIS

22 mai 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2301665

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. B, médecin contractuel du centre hospitalier de Gisors, contestant la qualification de "démission" de son départ et le trop-perçu de salaire qui en a découlé. Le tribunal a rappelé que, pour l'attribution de l'allocation de retour à l'emploi (ARE), il exerce un plein contentieux et doit examiner les droits du requérant. Il a précisé que, selon le code du travail, un agent qui refuse le renouvellement de son contrat n'est pas involontairement privé d'emploi, sauf motif légitime. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a statué sur la base des dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.

Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE

22 mai 2025• 3 ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505186

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé, en raison de difficultés d'accès à la plateforme ANEF. Le tribunal a estimé que la requérante n'établissait pas avoir accompli toutes les diligences nécessaires, notamment en sollicitant l'accompagnement prévu par l'arrêté du 1er août 2023 pris pour l'application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne démontrait donc pas un dysfonctionnement de la plateforme justifiant une solution de substitution. La condition d'urgence n'étant pas remplie et la mesure n'étant pas utile, la requête a été rejetée.

Avocat : KOTOKO LOUIS

22 mai 2025