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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

363 822

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511003

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et lui interdisant un retour pour 24 mois. Le tribunal a estimé que la décision était légalement fondée sur les articles L. 611-1 (2° et 5°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé et de sa condamnation pour trafic de stupéfiants constituant une menace pour l'ordre public. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré l'ancienneté alléguée du séjour en France.

Avocat : DELOST

23 mai 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511345

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant espagnol, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant de circuler en France pour 24 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que le préfet de police avait légalement fondé la mesure d'éloignement sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du comportement personnel de M. C (usage et cession de stupéfiants) constituant une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. La solution retenue confirme la légalité des décisions d'éloignement et d'interdiction de circuler.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DELOST

23 mai 2025• 8e Section - MESD
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204554

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 3 février 2022 rejetant la demande de naturalisation de M. A. Le ministre s'était fondé sur l'absence d'attaches familiales stables en France, les enfants de M. A résidant en Suisse. Le tribunal a jugé que cette appréciation était entachée d'une erreur manifeste, car une convention de garde amiable, ultérieurement entérinée par un jugement suisse, démontrait que le centre des intérêts familiaux de M. A était déjà fixé en France à la date de la décision. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15, 21-16 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de trois mois.

Avocat : LELOUP

23 mai 2025• 12eme chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511118

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de police ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (clause discrétionnaire) et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la présence de son frère en France et de craintes en cas de retour en Afghanistan. Le tribunal a jugé que l'intéressé n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Allemagne ni d'un risque de traitements inhumains ou dégradants, et que la seule présence d'un frère ne suffisait pas à justifier l'application de la clause discrétionnaire. La solution retenue est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DELOST

23 mai 2025• 8e Section - MESD
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2300834

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de Mme A et M. B, qui sollicitaient la condamnation de la région Nouvelle-Aquitaine à leur verser 23 200 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'édification d'un ascenseur masquant l'ouverture de leur buanderie. Les requérants invoquaient la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage pour des dommages causés à des tiers par un ouvrage public. Le tribunal a jugé que les dommages, étant permanents et non accidentels, ne présentaient pas le caractère grave et spécial requis pour ouvrir droit à réparation, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis.

Avocat : LONGEAGNE FRÉDÉRIC

22 mai 2025• 2ème chambre
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404683

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. B A d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 10 octobre 2023, qui avait condamné l’État à verser 600 € à son avocat. L’administration ayant justifié du paiement de la somme due par un virement effectué le 12 juin 2024, le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur cette demande. Le surplus des conclusions, notamment la demande d’astreinte, a été rejeté. Cette décision est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET OLOUMI - HMAD

22 mai 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505084

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. B, ressortissant marocain né en France, contre un arrêté préfectoral du 1er avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a annulé l'arrêté au motif que la préfète n'avait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de M. B, notamment en ne tenant pas compte de sa naissance en France et de son ancienneté de séjour, en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois.

Avocat : MUSCILLO

22 mai 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506200

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. F B, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Pérou comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale), ni l'article 3 de la même convention (risques en cas de retour), et que la menace pour l'ordre public était établie. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

22 mai 2025• ELOIGNEMENT
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2407207

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par M. B... d'une demande d'exécution forcée d'une précédente ordonnance du 12 avril 2022, qui condamnait l'État à lui verser 600 € au titre des frais de justice. Constatant que le préfet des Alpes-Maritimes n'avait pas exécuté ce paiement, le juge a prononcé une astreinte de 500 € par jour de retard à l'encontre de l'État, passé un délai de quinze jours suivant la notification de la décision. La solution retenue se fonde sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative, qui permet d'assurer l'exécution des jugements, et sur l'article 1231-7 du code civil pour les intérêts moratoires.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

22 mai 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504253

Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème Chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 février 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que la situation personnelle du requérant avait été examinée. Il a également estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : LANGLOIS

22 mai 2025• 11ème Chambre (JU)
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309073

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante brésilienne, qui contestait un arrêté du 22 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée tardive, car introduite au-delà du délai de trente jours suivant la notification de l'arrêté, conformément aux articles R. 776-2 du code de justice administrative et L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés par la requérante, incluant la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LANGLOIS

22 mai 2025• 5ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500435

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 3 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) était inopérant, car M. B n'avait pas sollicité son titre sur ce fondement. Il a également estimé que le refus de séjour était légalement fondé sur l'article L.432-1 du CESEDA, la présence de l'intéressé constituant une menace pour l'ordre public en raison de ses condamnations pénales pour vol et violences.

Avocat : WACQUIER LOUIS

22 mai 2025• 1ère Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502439

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes d'une demande d'expulsion de la famille E, qui se maintient sans droit ni titre dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile après le rejet définitif de leurs demandes. Le juge a rejeté la requête préfectorale, estimant que la mesure d'expulsion se heurtait à une contestation sérieuse en raison de la situation de vulnérabilité particulière de la famille, composée de deux enfants en bas âge scolarisés, et de l'existence d'un pourvoi en cassation pendant devant le Conseil d'État contre la décision de la Cour nationale du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L.551-11, L.552-14 et L.552-15, relatifs à la fin de l'hébergement et aux conditions d'expulsion des occupants sans titre.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

22 mai 2025
TA63Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202388

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme A d’une demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés non bâties pour l’année 2021. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement de cette taxe, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a donné acte du désistement de la demande de transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l’État à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON

22 mai 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301542

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A contestant la décision du ministre du travail du 17 octobre 2023 autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement retirer la décision implicite de rejet du recours hiérarchique et autoriser le licenciement, même après son exécution. Il a également estimé que les faits reprochés à Mme A étaient établis et suffisamment graves pour justifier le licenciement, sans caractériser de discrimination. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de Mme A et celles de la MAIF.

Avocat : MAILLOT

22 mai 2025• 2ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2301665

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. B, médecin contractuel du centre hospitalier de Gisors, contestant la qualification de "démission" de son départ et le trop-perçu de salaire qui en a découlé. Le tribunal a rappelé que, pour l'attribution de l'allocation de retour à l'emploi (ARE), il exerce un plein contentieux et doit examiner les droits du requérant. Il a précisé que, selon le code du travail, un agent qui refuse le renouvellement de son contrat n'est pas involontairement privé d'emploi, sauf motif légitime. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a statué sur la base des dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.

Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE

22 mai 2025• 3 ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209420

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a examiné la demande de la SARL Transcar Voyages visant à contester le remboursement d’aides publiques (activité partielle) pour un montant de 18 846,38 euros, ordonné par le préfet des Bouches-du-Rhône et l’Agence de services et de paiement (ASP) suite à un procès-verbal pour travail dissimulé. La société invoquait le caractère prématuré de la décision en raison d’une procédure pénale en cours et contestait la matérialité des faits. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n’apportait aucun élément sérieux pour contester les faits établis par le procès-verbal, et a rappelé que la sanction administrative peut être prononcée indépendamment des poursuites pénales. La décision s’appuie sur les articles L. 5122-1, L. 8211-1, L. 8272-1 et D. 8272-1 du code du travail.

Avocat : SALORD

22 mai 2025• 1ère Chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503138

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône lui a délivré une carte de séjour temporaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales et à fin d’injonction, devenues sans objet. Les conclusions présentées au titre des frais de justice sont rejetées.

Avocat : MUSCILLO

22 mai 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401910

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer des visas de long séjour à Mme D et sa fille, ressortissantes iraniennes. Postérieurement à l’introduction de la requête, les visas sollicités ont été délivrés le 27 mai 2024. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : POLLONO

22 mai 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501613

Le Tribunal administratif de Rouen, par une ordonnance du 22 mai 2025, a donné acte du désistement de Mme B, qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de son allocation pour deux mois, décidées par France Travail. La requérante s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions, à l'exception de celles relatives aux frais d'instance. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour en donner acte. Aucune condamnation au titre des frais d'instance n'a été prononcée.

Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE

22 mai 2025