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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

382 934

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403101

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de convoquer Mme A, ressortissante guinéenne et concubine d'un réfugié, afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour et obtenir un récépissé. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure face aux dysfonctionnements de la préfecture ayant empêché la requérante de déposer sa demande depuis 24 mois, la privant de toute activité professionnelle. La solution s'appuie notamment sur l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance de la carte de résident au concubin d'un réfugié. L'astreinte demandée a été rejetée, mais une somme de 1 000 euros a été mise à la charge de l'État au titre des frais de justice.

Avocat : MOLOTOALA

26 août 2024
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404677

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 29 juillet 2024 ordonnant l'interruption des travaux de construction d'un silo à béton sur la parcelle XN 94 à Loudéac, présentée par la société AJ CARRELAGE - AJ DRIVE BETON sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a considéré que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, les difficultés financières et l'atteinte à l'image invoquées par la société n'étant pas suffisamment établies. Il a également relevé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité et le vice de procédure, ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, les travaux nécessitant une autorisation d'urbanisme non obtenue. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GUILLOTIN LE BASTARD

26 août 2024
CAA44Décision• suspension sursis

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT01727

Avocat : CABINET POLLONO

23 août 2024• Juge des référés
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402846

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande du maire de Barre-des-Cévennes visant à déclarer démissionnaire d'office Mme Fanny Jacquart, conseillère municipale, pour refus d'exercer les fonctions d'assesseur lors des élections européennes et législatives de juin-juillet 2024. La solution retenue est que Mme Jacquart a présenté des excuses valables pour ses absences (déplacement familial, obligations professionnelles, et information préalable du premier adjoint pour un retard), conformément à l'article L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a estimé que ces motifs justifiaient son refus de remplir les fonctions d'assesseur, lesquelles sont dévolues aux conseillers municipaux par l'article R. 44 du code électoral. Ainsi, la requête du maire a été rejetée.

Avocat : CABINET FONTAINE & FLOUTIER

23 août 2024• 3ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404784

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension par des étudiants de l’université Toulouse III – Paul Sabatier contestant les modalités d’accès aux formations de santé (MMOP-K) issues de la licence L.AS 2. Les requérants invoquent l’urgence et plusieurs moyens de fond, notamment l’incompétence de l’auteur des règles d’accès, l’irrégularité de la composition du jury, et surtout l’illégalité de la méthode d’harmonisation des notes ayant conduit à leur classement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la suspension demandée risquant de porter une atteinte grave à l’intérêt public et aux droits des étudiants déjà admis, sans qu’il soit possible d’y remédier avant la rentrée. Cette décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP POTIER DE LA VARDE - BUK LAMENT - ROBILLOT

23 août 2024
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404814

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par des étudiants contestant les décisions de l’université Toulouse III – Paul Sabatier refusant leur admission dans les formations de santé (MMOP-K), notamment en médecine, ainsi que les délibérations du jury L.AS 2/3 et les admissions subséquentes. Les requérants invoquent l’urgence et plusieurs moyens sérieux, dont l’incompétence de l’auteur des règles d’accès, l’irrégularité de la composition du jury, l’illégalité de l’harmonisation des notes et des modalités du second groupe d’épreuves, ainsi qu’une rupture d’égalité de traitement. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie et qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative.

Avocat : SCP POTIER DE LA VARDE - BUK LAMENT - ROBILLOT

23 août 2024
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2405951

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 9 août 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin avait prolongé l'assignation à résidence de M. A, ressortissant russe, pour une durée de quarante-cinq jours. La solution retenue est fondée sur l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, car un jugement du 12 juillet 2024 avait annulé la décision fixant la Russie comme pays de destination, rendant tout éloignement impossible en l'état. La préfète n'a pas justifié de diligences concrètes pour organiser le départ, méconnaissant ainsi l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Avocat : SELARL CHAVKHALOV

23 août 2024• Reconduite à la frontière
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2002306

Le Tribunal administratif de Caen a examiné la requête de M. A contestant la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté que les points retirés pour plusieurs infractions avaient été restitués avant l'introduction de la requête, rendant ces conclusions irrecevables. Il a également relevé que les décisions contestées, notamment celle du 23 octobre 2020, avaient été retirées du relevé d'information du permis, privant d'objet les conclusions dirigées contre elles. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces dernières conclusions et rejeté le surplus de la requête. Cette décision s'appuie sur les articles L. 223-3, L. 223-6 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

23 août 2024• 1ère chambre JU
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401863

Cette décision du Tribunal Administratif de Pau concerne un recours en excès de pouvoir du préfet des Pyrénées-Atlantiques contre une délibération de la communauté d'agglomération du Pays Basque. Le préfet demandait l'annulation et la suspension de la délibération en tant qu'elle fixait le taux de cotisation foncière des entreprises (CFE) à 29,91 % pour 2024. Le tribunal a appliqué les articles 1636 B sexies et 1636 B decies du code général des impôts, qui limitent l'augmentation du taux de CFE pour les EPCI à celle du taux moyen pondéré des taxes foncières. La solution retenue est que la communauté d'agglomération ne pouvait voter un taux maximum que de 28,84 %, rendant la délibération illégale pour excès de pouvoir.

Avocat : PECASSOU LOGEAIS AVOCATS

22 août 2024
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2403495

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. B, ressortissant ghanéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que la mesure d'éloignement, fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) suite au rejet définitif de sa demande d'asile, est légale. Il écarte le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), estimant que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'est pas disproportionnée compte tenu de son entrée récente en France. Le moyen fondé sur l'article 3 de la CEDH est également rejeté, le requérant n'apportant pas la preuve des risques personnels encourus au Ghana en raison de son homosexualité. Enfin, le tribunal estime que la décision n'a pas méconnu l'article L. 612-8 du CESEDA.

Avocat : CALONNE DU TEILLEUL

22 août 2024• OQTF 6 sem
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405935

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension par des parents contestant le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur enfant, motivé par une phobie scolaire et des problèmes de santé. En cours d’instance, la rectrice de l’académie de Grenoble a retiré la décision contestée et délivré l’autorisation sollicitée pour l’année scolaire 2024-2025. Les requérants se sont alors désistés de leur requête. Le tribunal a pris acte de ce désistement, mettant fin à la procédure, sans se prononcer sur le fond. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MABILON

22 août 2024
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2405973

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. C contre un arrêté du ministre de l'intérieur du 29 juillet 2024 lui imposant des mesures de contrôle et de surveillance (interdiction de déplacement, obligation de présentation) pour trois mois, fondées sur l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, estimant que le ministre avait des raisons sérieuses de considérer que le comportement de M. C constituait une menace d'une particulière gravité pour l'ordre public en raison de ses liens avec des personnes impliquées dans des actes de terrorisme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision ministérielle.

Avocat : SELARL CHAVKHALOV

21 août 2024• 5e chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408011

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant l'arrêté du 6 août 2024 de la préfète de l'Ain prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français (portant la durée totale à 18 mois) et l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de prolongation de l'interdiction de retour était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'assignation à résidence était proportionnée. Il a également jugé que les craintes de l'intéressé en cas de retour en Albanie et la présence de son enfant mineur en France ne remettaient pas en cause la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée.

Avocat : MUSCILLO

21 août 2024• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408179

Le Tribunal administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 11 août 2024 par lequel la préfète du Rhône a ordonné sa remise aux autorités néerlandaises. Le requérant soutenait notamment que la décision était entachée d'une erreur de droit, relevant de la procédure "Dublin" et non de la procédure de remise "Schengen", et qu'elle méconnaissait le principe de non-refoulement en raison de sa qualité de demandeur d'asile aux Pays-Bas. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la préfète avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 621-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B disposait d'un document d'identité néerlandais valide, et que les éléments produits ne démontraient pas que sa demande d'asile était toujours en cours d'examen. La décision s'appuie sur la convention d'application de l'accord de Schengen et le règlement Dublin III.

Avocat : MUSCILLO

20 août 2024• ELOIGNEMENT
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2103315

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme J, qui contestait l'arrêté du 9 juillet 2021 fixant le tableau d'avancement au grade d'adjoint administratif principal de 2ème classe, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles 79 du décret du 26 janvier 1984 et L. 131-1 du code de la fonction publique, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation de sa valeur professionnelle. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure d'établissement du tableau d'avancement et l'appréciation portée sur l'agent étaient régulières. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL SOLER-COUTEAUX & LLORENS

20 août 2024• Chambre 1
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401029

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 juin 2024 par laquelle le directeur général du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe a révoqué M. A de ses fonctions. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La demande a été examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : HODEBAR-LOUIS

20 août 2024
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409411

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme B épouse C. Cette solution a été retenue car, en cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction, régularisant ainsi sa situation administrative. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DIALLO

19 août 2024
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404127

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions à fin d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour un document provisoire de séjour. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle. L'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat au titre des frais de justice, sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

19 août 2024
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404586

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 5 août 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (liens familiaux avec un enfant français) et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : ABDOULOUSSEN

19 août 2024• PROCEDURES 96 H H / 48 H
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407801

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 29 juillet 2024 par lequel la préfète du Rhône l'a assigné à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables et exposait les circonstances de fait propres à la situation du requérant, conformément aux articles L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les autres moyens soulevés (défaut d'examen, erreurs de fait, méconnaissance de l'article L. 731-1) n'étaient pas fondés.

Avocat : MUSCILLO

19 août 2024• ELOIGNEMENT