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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

381 458

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204486

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de M. G contestant deux arrêtés de la sous-préfète de Pontivy. Le premier arrêté du 16 mai 2022 lui ordonnait de remettre ses armes et lui interdisait d'en détenir, tandis que le second du 8 août 2023 ordonnait la saisie définitive de ces armes. Le tribunal a jugé que les décisions étaient fondées sur l'état de santé de M. G, qui présentait un danger grave pour lui-même ou autrui, et que les moyens soulevés (incompétence de l'auteur de l'acte, erreur de fait et erreur d'appréciation) n'étaient pas établis. La solution s'appuie sur les articles L. 312-7, L. 312-9 et L. 312-10 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : GUILLOU

16 janvier 2025• 3ème Chambre
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404797

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 22 janvier 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas délivré à M. B la carte de résident de dix ans qui lui avait été enjoint de remettre. Pour assurer l’exécution de cette décision, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par semaine à l’encontre du préfet, à défaut d’exécution dans un délai de quinze jours. Cette mesure est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.

OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
16 janvier 2025• 2ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405361

Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Eure du 13 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, fondée sur les stipulations de l'accord franco-algérien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace grave pour l'ordre public que constitue la condamnation de l'intéressé pour viol incestueux.

Avocat : LE FLOC'H-ABDOU

16 janvier 2025• URGENCES JU
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300059

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du 6 décembre 2022 de la préfète d'Indre-et-Loire lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal a estimé qu'il ne justifiait pas de liens personnels ou familiaux d'une intensité suffisante en France, eu égard à sa situation de célibataire sans charge de famille et à ses attaches conservées au Sénégal. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant sa demande d'injonction et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP BALLOTEAU LAPEGUE CHEKROUN

16 janvier 2025• 2ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2000684

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par l’association syndicale libre (ASL) des Hauts de Lancastel d’une demande d’indemnisation pour les préjudices matériels résultant de l’ouverture de brèches dans un parapet par le département de La Réunion lors de la tempête Berguitta en 2018, ainsi que d’un défaut de conception d’un ouvrage hydraulique. Le tribunal a jugé que le département, en tant que maître d’ouvrage public, est responsable des dommages causés aux tiers, même sans faute, sauf à prouver une faute de la victime ou un cas de force majeure. Il a écarté l’exception de force majeure, estimant que les précipitations, bien qu’exceptionnelles, n’étaient pas imprévisibles dans cette région. La solution retenue engage la responsabilité du département sur le fondement du droit administratif de la responsabilité du fait des ouvrages publics, sans application de textes spécifiques autres que les principes généraux du droit administratif.

Avocat : MAILLOT

16 janvier 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2202447

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C épouse D, qui contestait la décision du préfet du Bas-Rhin et du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la requête devait être regardée comme exclusivement dirigée contre la décision ministérielle, celle-ci se substituant à la décision préfectorale. Il a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 27 du code civil et 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : GANGLOFF

16 janvier 2025• 6ème Chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2405069

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 20 juin 2024 invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie en raison du délai de cinq mois écoulé entre la notification de la décision et la saisine du tribunal. Les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : FAFOWORA DE LOMBARDON

16 janvier 2025
TA44Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203205

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 20 janvier 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que la décision était légalement fondée sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il a estimé que le ministre avait pu légalement prendre en compte l'insertion professionnelle insuffisante de la requérante pour ajourner sa demande, sans commettre d'erreur manifeste. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH

16 janvier 2025• 6ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400904

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B, ressortissante azerbaïdjanaise, d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une erreur de droit au regard des articles L. 233-2 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. En cours d’instance, Mme B s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. Par jugement du 16 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

16 janvier 2025• 2ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408407

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de délivrance d’un certificat de résidence, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a estimé que la préfète du Rhône avait suffisamment examiné la situation personnelle du requérant et que le refus ne méconnaissait ni l’article 6-5° de l’accord franco-algérien ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la courte durée de son séjour (moins d’un an) et de ses attaches familiales persistantes en Algérie. Les décisions attaquées ont donc été jugées légales, et les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et de frais irrépétibles ont été rejetées.

Avocat : MUSCILLO

16 janvier 2025• 2ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409677

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi par M. E d'une demande de suspension de l'exécution d'une décision administrative sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a prononcé l'admission provisoire de M. E à l'aide juridictionnelle en application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Cependant, après examen, il a estimé qu'aucun des moyens invoqués n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par conséquent, la demande de suspension a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

Avocat : KHALLOUF AMID

16 janvier 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2405189

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Bas-Rhin. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'un défaut d'examen personnalisé et que le préfet avait légalement pu se fonder sur la menace pour l'ordre public, notamment en raison du non-respect de précédentes obligations de quitter le territoire et de faits de faux et usage de faux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'injonction et les frais de justice. Les textes appliqués sont les articles L. 412-5, L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles 441-1 et 441-2 du code pénal.

Avocat : ALEVROPOULOU

16 janvier 2025• 7ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2403288

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand annule l'arrêté du 25 décembre 2024 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme a renouvelé l'assignation à résidence de M. A, ressortissant algérien. Le juge estime que le préfet n'a pas justifié de l'avancée des démarches pour organiser l'éloignement, et que la dégradation des relations diplomatiques avec l'Algérie rend l'exécution de la mesure peu probable. La décision est fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal rejette les demandes d'injonction et de frais d'instance.

Avocat : LOISEAU

16 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302511

Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'enregistrement d'une unité de méthanisation, a prononcé un sursis à statuer pour permettre la régularisation du vice tiré de l'insuffisante présentation des capacités financières du pétitionnaire. Après la notification d'un arrêté modificatif du 25 septembre 2024, le tribunal a constaté que la société exploitante avait fourni des informations complémentaires détaillées sur ses capacités financières, conformément aux articles L. 512-7-3 et R. 512-46-4 du code de l'environnement. La solution retenue est le rejet de la requête, le vice ayant été régularisé.

Avocat : CABINET HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

16 janvier 2025• 1ère Chambre
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2413023

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’une demande de décharge de prélèvements sociaux (25 284 €) et d’une taxation sur une plus-value de cession de titres (13 000 €) au titre de l’année 2022. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement total des sommes litigieuses, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance du 15 janvier 2025, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 € à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MISPELON

15 janvier 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404254

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de déconventionnement prise le 22 novembre 2024 par le directeur de la caisse d'allocations familiales du Var à l'encontre de l'association ADAFMI. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, l'association ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat, et qu'aucun moyen soulevé n'était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La décision contestée, fondée sur le code de l'action sociale et des familles, a été considérée comme relevant de la compétence de la juridiction administrative.

Avocat : MARTELLO

15 janvier 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407725

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant les arrêtés du préfet d'Ille-et-Vilaine du 24 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables et intenses en France. Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés par le risque de soustraction à l'exécution de la mesure, et que l'assignation à résidence était légale. Les textes appliqués sont les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-7 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET INDIVIDUEL SOLENN LOUIS

15 janvier 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407726

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B, ressortissante éthiopienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 24 décembre 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil (CMA) pour fraude présumée. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation et le défaut d’examen de sa situation. Il a considéré que la décision était légalement fondée sur l’article D. 551-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que la preuve de la tentative de fraude par altération des empreintes était établie. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu’il soit fait droit aux demandes d’annulation, d’injonction ou de frais de justice.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

15 janvier 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500001

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant éthiopien, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur l'article D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car M. A avait tenté d'obtenir frauduleusement ces conditions en altérant ses empreintes. Il a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était régulière et proportionnée.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

15 janvier 2025• Eloignement urgent
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401589

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 20 décembre 2023 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant iranien, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée de M. B, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé l'ancienneté de sa présence en France depuis 2014, ses diplômes universitaires, son intégration professionnelle et son bon niveau de français. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B dans un délai de deux mois.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

15 janvier 2025• 4ème Chambre