24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 187
Décisions totales
383 581
Ordonnances
389 141
Avec résumé IA
Avocat : SEMPERE FLORIAN
Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT
Avocat : CABINET CPA - CAROLINE PILONE
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C, ressortissant serbe, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant car cette disposition ne s'applique pas aux États membres. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : LOMBARDI
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 novembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation. Il juge que la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales solides en France et de la durée de séjour non établie. La requête est rejetée dans son ensemble.
Avocat : WACQUIER LOUIS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie, le titre de séjour étant expiré depuis plus de dix jours et le contrat d'apprentissage déjà suspendu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D, ressortissant kosovare, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an, prises par le préfet de Saône-et-Loire le 31 mai 2024. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était légale, notamment en ce qu'elle était suffisamment motivée et que le préfet avait produit l'avis du collège de médecins de l'OFII, démontrant que l'état de santé du fils de M. D ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour. Par conséquent, les décisions subséquentes (OQTF, pays de destination, interdiction de retour) ont été jugées légales, et la requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : MIFSUD ELODIE
Avocat : WOLOCH
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a ordonné à l'État de reloger Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation de Paris le 16 novembre 2023. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a fait application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard à compter du 1er décembre 2024, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Avocat : CHILOT-RAOUL
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait son absence d’inscription au tableau d’avancement à la hors classe des personnels de direction pour l’année 2023. Le juge a rappelé que, lorsqu’un tableau d’avancement fixe un nombre maximum d’agents, il présente un caractère indivisible. En conséquence, les conclusions d’un agent tendant uniquement à l’annulation du tableau en tant qu’il n’y figure pas sont irrecevables. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CAILLOUET-GANET
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension par Mme C épouse B pour contester un arrêté du maire de Garlin du 12 août 2024 ordonnant le placement de son chien, Magnum, et son éventuelle euthanasie. La juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de 28 jours entre l'arrêté et la requête, et de l'absence de démonstration d'une situation d'urgence particulière. Elle a également considéré qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision, le chien ayant été évalué comme dangereux de niveau 3 sur 4 et ayant causé plusieurs morsures, justifiant l'exercice des pouvoirs de police du maire fondés sur le code rural et de la pêche maritime. La demande de la commune de Garlin au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Avocat : LOPEZ
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. C, qui contestait la radiation de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) décidée le 17 juin 2021 par le département des Bouches-du-Rhône. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité des conclusions, car M. C n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le juge. Le tribunal constate que la décision sur recours préalable produite par le requérant concerne une autre décision et que celle relative à la décision attaquée n'a pas été fournie. En conséquence, la requête est rejetée sans examen au fond.
Avocat : GAZIELLO SARKISSIAN FOUQUET
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. G, ressortissant espagnol, contestant l'arrêté du préfet de l'Aveyron du 16 octobre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. G.
Avocat : DALLOZ JUSTINE
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 22 avril 2024 par lequel le préfet des Yvelines refusait un titre de séjour à une ressortissante camerounaise, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de renvoi. La requérante, employée en contrat à durée indéterminée depuis 2019 et bénévole à la Croix-Rouge, justifiait de motifs exceptionnels pour une admission au séjour en qualité de salariée. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : CLORIS
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B et M. D contestant le refus de visa de court séjour pour eux-mêmes et leurs enfants. La juridiction a jugé que la décision du sous-directeur des visas du 20 octobre 2023, qui s'est substituée à la décision implicite, était suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que le motif de refus, fondé sur le risque de détournement de l'objet du visa en raison de documents d'hébergement et de ressources non probants, n'était pas entaché d'erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur le règlement (CE) n° 810/2009 établissant un code communautaire des visas et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté les demandes de visa de long séjour présentées par Mme C B et M. G A au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que les documents d'état civil produits, bien que contestés par l'administration, établissaient suffisamment l'identité et le lien de famille des requérants avec la réfugiée, Mme F E, et que la décision était entachée d'une erreur d'appréciation. Il a également relevé que l'âge de Mme B (19 ans) ne faisait pas obstacle à la réunification familiale, celle-ci étant ouverte jusqu'à 19 ans. La solution retenue s'appuie sur l'article 47 du code civil et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la réunification familiale.
Avocat : POLLONO
Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour "salarié" de M. B, ressortissant malien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, après l'avoir muni d'une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler.
Avocat : LOUIS JEUNE
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A B d'un litige l'opposant à la CAF de la Nièvre concernant des indus de prime d'activité d'un montant total de 1 472,41 euros. La requérante contestait la décision de la commission de recours amiable du 2 octobre 2023, invoquant notamment un vice d'incompétence, un défaut de motivation, une erreur de fait et sa bonne foi. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après instruction, a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, y compris celles tendant à une remise gracieuse jugées irrecevables en l'absence de litige né et actuel. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la prime d'activité et sur le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP GALLON & MAURY