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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 298 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 298

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 956

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LOEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202999

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme C et de ses enfants, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les préjudices subis suite au décès de M. D, ancien militaire exposé aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires à Mururoa et Hao. Bien que l'État, mis en demeure, n'ait pas produit de mémoire et soit réputé avoir acquiescé aux faits, le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient se prévaloir de la présomption de causalité de la loi du 5 janvier 2010 pour leurs préjudices personnels. Il leur incombait d'établir un lien de causalité direct entre l'exposition et le cancer de la vessie de M. D, ce qu'ils n'ont pas fait, l'expertise médicale ne permettant pas de retenir un tel lien. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

11 février 2025• 3ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200559

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme I veuve G et de ses co-demanderesses, qui sollicitaient la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices moraux et économiques consécutifs au décès de M. G, exposé aux essais nucléaires en 1960-1961. La juridiction a estimé que les requérantes ne pouvaient se prévaloir de la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010, réservée aux victimes directes, et qu'elles n'établissaient pas de lien de causalité direct entre l'exposition aux rayonnements et les pathologies ayant entraîné le décès. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été retenue, et l'ensemble des demandes indemnitaires, ainsi que celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

11 février 2025• 3ème Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2400266

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C, épouse E, qui demandait l'indemnisation des préjudices subis par son père décédé, F C, prétendument exposé aux essais nucléaires. La requérante invoquait la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010. Le tribunal a considéré que le CIVEN avait valablement renversé cette présomption en établissant que la dose annuelle reçue par l'intéressé était inférieure à 1 mSv. En conséquence, la demande d'indemnisation a été rejetée.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

11 février 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2416608

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Sarthe, a rejeté la requête visant à ordonner l’expulsion de Mme B et de ses enfants d’un logement pour demandeurs d’asile. Le juge a estimé que, malgré le refus de libérer les lieux après le rejet de sa demande d’asile, la situation de vulnérabilité de la famille, composée de quatre enfants mineurs scolarisés, et l’absence de solution d’hébergement alternative constituaient des circonstances exceptionnelles. Il a ainsi considéré que la mesure d’expulsion n’était pas utile au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’urgence. La décision s’appuie sur les articles L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH

10 février 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400160

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction sous astreinte au préfet des Bouches-du-Rhône de lui attribuer un logement. La décision se fonde sur l'irrecevabilité des conclusions, car la commission départementale de médiation l'avait reconnu prioritaire pour un hébergement (III de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation), et non pour un logement (II du même article). En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans régularisation préalable.

Avocat : MILON

10 février 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2202907

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du département de Sarthe de conclure un contrat jeune majeur. La juridiction a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que le requérant n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le tribunal. En l'absence de ce recours, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été déclarées irrecevables.

Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH

10 février 2025• Président 12 : Mme GOURMELON - R. 222-13
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419107

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur la requête de M. B, qui demandait la réduction partielle de ses cotisations d'impôt sur le revenu pour 2021, 2022 et 2023, en lien avec l'imposition de rentes de maladie professionnelle. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions relatives à l'année 2021, M. B n'étant pas imposable cette année-là. Pour les années 2022 et 2023, il a constaté un non-lieu à statuer, l'administration fiscale ayant accordé un dégrèvement total en cours d'instance. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice. La décision applique le code général des impôts et le code de justice administrative.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

10 février 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2201713

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, agent de la commune de Les Angles, qui estimait que le maire avait commis une faute en ne faisant pas droit à sa demande de mise à la retraite avant qu'il ne fasse l'objet d'une sanction disciplinaire de mise à la retraite d'office. Le tribunal a jugé que le préjudice financier allégué pour la période du 1er au 21 mars 2014 n'était pas établi, l'intéressé ayant perçu son traitement. Surtout, il a considéré que les autres préjudices (perte de droits à pension, préjudice moral, frais de procédure) trouvaient leur origine directe et exclusive dans la sanction disciplinaire et non dans la faute invoquée, rompant ainsi le lien de causalité nécessaire. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner la réalité de la faute alléguée ni la prescription quadriennale soulevée par la commune.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

6 février 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500007

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la requête de la Sasu JFK Média qui contestait la passation d’un marché public par la Régie des Transports Carcassonne Agglo (RTCA) pour l’exploitation d’affichage publicitaire sur autobus. La société requérante invoquait des manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence, notamment l’utilisation d’une procédure adaptée pour un marché dépassant les seuils de la procédure formalisée, l’absence de publication au JOUE et le caractère anormalement bas de l’offre retenue. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, la demanderesse n’ayant pas démontré avoir été privée de son droit à exercer un référé précontractuel en raison du non-respect du délai de suspension. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des conclusions, sans application des articles L.551-1 et suivants du code de justice administrative.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

6 février 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2202641

Le Tribunal Administratif de Nîmes était saisi d’une demande indemnitaire des ayants droit de M. C D, visant à engager la responsabilité du CHU de Montpellier et du CH d’Avignon pour infection nosocomiale et manquements dans la prise en charge, ainsi que celle de l’ONIAM au titre de la solidarité nationale pour un accident médical non fautif. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, considérant que l’infection à Escherichia coli n’était pas nosocomiale mais endogène et liée à l’état antérieur du patient, et qu’aucune faute médicale n’était établie. Il a également jugé que les conditions d’indemnisation par l’ONIAM n’étaient pas réunies, l’accident médical invoqué relevant d’un aléa thérapeutique sans conséquences anormales au regard de l’état du patient. La demande de nouvelle expertise a été rejetée comme inutile, et les conclusions provisionnelles et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.

Avocat : SCP PHILIPPE GRILLON

6 février 2025• 4ème Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2202691

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante, qui demandait l'indemnisation de jours inscrits sur son compte épargne-temps et de congés annuels non pris durant sa maladie. Pour le compte épargne-temps, le tribunal a jugé que le placement en disponibilité d'office pour raisons de santé faisait obstacle à ce que le centre hospitalier l'invite à solder ses jours, et que le seuil réglementaire d'indemnisation n'était pas atteint. Concernant les congés annuels, la demande a été rejetée car la période de maladie n'est pas une période d'activité génératrice de congés, et les demandes pour les années antérieures étaient prescrites ou non justifiées. La décision s'est fondée sur le décret n° 2002-788 du 3 mai 2002 et la directive 2003/88/CE.

Avocat : SCP BREUILLOT - VARO

6 février 2025• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301238

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D contestant un indu d'allocation de logement familiale de 1 561 euros pour la période de mars 2021 à juillet 2022. Les conclusions indemnitaires pour préjudice moral ont été jugées irrecevables, faute de réclamation préalable auprès de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie, conformément au principe de liaison du contentieux. Sur le fond, le tribunal a examiné le litige au regard des articles L. 821-1 et L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation, sans préciser dans l'extrait fourni la solution retenue sur le bien-fondé de l'indu.

Avocat : GILLOTOT

6 février 2025• Juge unique 8
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2001941

Le Tribunal Administratif de Caen a jugé que l'État, en tant qu'employeur de M. A..., ancien ouvrier d'État exposé à l'amiante au port militaire de Cherbourg, a commis une carence fautive en ne mettant pas en œuvre des mesures de protection efficaces, manquant ainsi à son obligation de sécurité. Cette faute engage la responsabilité de l'État, car la nocivité de l'amiante était connue et le décret du 17 août 1977 imposait des protections. Le tribunal a reconnu que M. A... subit un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence, résultant directement de cette carence, et lui a accordé une indemnisation. La décision s'appuie sur les décrets de 1977 et 2001, ainsi que sur l'arrêté de 2006, relatifs à la protection contre l'amiante et à la cessation anticipée d'activité.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

5 février 2025• 2ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2102425

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande indemnitaire de Mme A, professeur de solfège à l'école municipale de musique de Wattrelos, qui sollicitait 210 000 euros pour des préjudices liés à l'illégalité de sa situation administrative et à la gestion de sa carrière. Le tribunal a jugé que Mme A n'avait pas été recrutée comme titulaire, faute d'avoir satisfait aux épreuves d'un concours ou effectué un stage d'un an, et qu'elle ne pouvait donc prétendre à l'intégration dans la fonction publique territoriale prévue par la loi du 26 janvier 1984. Il a également estimé que la commune n'était pas tenue de lui offrir une préparation aux épreuves de titularisation organisées en application de la loi du 12 mars 2012. En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n'a été retenue.

Avocat : KAPPOPOULOS

5 février 2025• 1ère Chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2206301

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l’annulation de l’arrêté de péril imminent pris par le maire de Châteaufort le 27 juillet 2022. Les requérants contestaient la compétence de l’auteur de l’acte, la motivation de l’arrêté, l’absence de caractère contradictoire de l’expertise, la propriété du mur et un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé que l’arrêté était fondé sur un rapport d’expertise concluant à un danger grave et certain pour les usagers de la voie publique, et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-19 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : CABINET HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

4 février 2025• 9ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200573

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A veuve D, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser de ses préjudices économique et moral suite au décès de son époux, exposé aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires français en 1964-1965. La requérante ne pouvait se prévaloir de la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, celle-ci ne s'appliquant qu'aux victimes directes. Elle devait établir un lien de causalité direct entre l'exposition et la maladie de son époux, ce qu'elle n'a pas réussi à faire, l'expertise médicale n'ayant pas permis de conclure à un lien essentiel et direct. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

4 février 2025• 3ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203617

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la commune de Saint-Gervais, qui sollicitait la condamnation de la société Engie Energie Services pour des dommages causés à des œuvres d'art exposées dans le musée de Saint-Nicolas de Véroce. La commune invoquait un manquement contractuel à l'obligation de maintien d'une température de 19°C, prévue par le contrat d'entretien des installations de chauffage. Le tribunal a jugé que la régulation de l'hygrométrie et la maintenance de la centrale de traitement d'air ne faisaient pas partie des obligations contractuelles de la société Engie. En l'absence de lien de causalité établi entre les variations de température et les dégradations, la responsabilité contractuelle de la société n'a pas été retenue.

Avocat : SELARL BALLALOUD-ALADEL

4 février 2025• 3ème Chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401778

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé provision, a été saisi par la communauté d'agglomération Châteauroux-Métropole d'une demande de condamnation des sociétés Guignard SAS, Axima Concept SA, Renaudat Centre Construction SA et Slee à lui verser une provision de 26 662,47 euros. Cette demande faisait suite à la condamnation de la communauté d'agglomération à payer cette somme à un sous-traitant (société Boutillet) pour le solde d'un marché de construction d'un centre aquatique, somme qu'elle estimait devoir être supportée par le groupement d'entreprises titulaire du marché. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la créance invoquée par la communauté d'agglomération, fondée sur un protocole transactionnel, n'était pas suffisamment établie pour être regardée comme non sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP COULOMBIE GRAS CRETIN BECQUEVORT

3 février 2025
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402666

Avocat : LONCHAMP

31 janvier 2025
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500466

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

30 janvier 2025