3 918 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 918
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 272
Avec résumé IA
Avocat : SARL GURY & MAITRE
Avocat : MAIRE
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à M. A... pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, considérant que l'absence de réponse depuis juin 2023 créait une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a retenu l'urgence au vu de la durée des démarches infructueuses et des circonstances particulières du requérant (vie familiale et insertion en France). Il a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : HMAIDA
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté les requêtes de deux ressortissants albanais demandant l'annulation des décisions rejetant leur demande de titre de séjour "vie privée et familiale" et l'injonction d'en délivrer un. Le tribunal a jugé que les conditions légales pour l'admission au séjour, prévues aux articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA, n'étaient pas remplies, notamment en raison de l'absence d'intégration républicaine suffisante et de ressources stables. Il a également considéré que les obligations de quitter le territoire français (OQTF) n'étaient pas disproportionnées au regard du droit au respect de la vie familiale.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de titre de séjour et l'émission d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant que l'administration avait apporté la preuve de la notification régulière des décisions attaquées. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur une demande d'indemnisation pour faute médicale. Le requérant, puis ses ayants droit après son décès, reprochaient au centre hospitalier du Mans de ne pas avoir détecté sur des radiographies le déchaussement d'une plaque d'ostéosynthèse, entraînant une perte de chance d'éviter des complications. La juridiction a retenu la responsabilité de l'établissement sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique et a ordonné l'indemnisation des préjudices après expertise.
Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un litige contractuel entre la société Astech et le SICTom de Pézenas-Agde, portant sur le paiement de factures dans le cadre de marchés publics. Le tribunal a rejeté la demande principale de la société Astech visant à faire condamner le SICTom au paiement d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire, considérant que le délai de paiement avait été suspendu par un courriel du SICTom. Il a également rejeté la demande reconventionnelle du SICTom tendant à la condamnation d'Astech, estimant que la faute alléguée de cette dernière n'était pas établie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives aux délais de paiement.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par une société viticole contestant le refus de FranceAgriMer de lui verser l'intégralité d'une aide à l'investissement. Le tribunal a annulé la décision de l'administration, retenant un vice de procédure. Il a jugé que la décision de refus partiel de versement, qui privait la société d'un avantage créateur de droit, était insuffisamment motivée au regard de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a condamné l'OFII à verser une provision à une ressortissante ukrainienne au titre de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA). Le juge a estimé que l'existence de l'obligation de l'OFII n'était pas sérieusement contestable, notamment au vu des faits non contredits par l'administration, qui n'avait pas produit d'observations malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R.541-1, R.612-3 et R.612-6 du code de justice administrative.
Avocat : ALMAIRAC
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus d'admission au séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours en excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de demandeurs d'asile. Le tribunal a annulé la décision attaquée du 17 février 2026, considérant qu'elle était insuffisamment motivée et entachée d'erreur manifeste d'appréciation, notamment en raison de l'hospitalisation de l'une des requérantes. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadre strictement la cessation de l'accueil.
Avocat : MAINGOT
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction d'un étranger visant à obtenir un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'administration ayant pris l'initiative de lui en fixer un en cours d'instance. Le juge a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés par le requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé, notamment l'article L. 521-3.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à réviser sa pension civile de retraite pour la porter à un taux de 82,63 %. Le tribunal a jugé que le calcul de sa pension devait se fonder uniquement sur les services publics admis en liquidation (135 trimestres), conformément aux articles L. 11 et L. 13 du code des pensions civiles et militaires de retraite, et non sur sa durée totale d'assurance incluant des périodes dans le secteur privé. Par conséquent, le taux de pension initial de 60,629 % a été maintenu comme légal.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la commune de Haguenau pour obtenir le paiement de travaux de réparation sur un parc de stationnement, en engageant principalement la garantie dommages-ouvrage de son assureur, Generali IARD, et subsidiairement la responsabilité décennale des entreprises de construction. Le tribunal a rejeté la requête principale contre l'assureur, considérant que les désordres allégués (corrosion et dysfonctionnements électriques) ne présentaient pas le caractère de vice décennal ouvrant droit à la garantie dommages-ouvrage, au sens des articles L. 242-1 du code des assurances et 1792 et suivants du code civil. En conséquence, les demandes subsidiaires à l'encontre des constructeurs et du contrôleur technique ont également été écartées.
Avocat : CABINET MONHEIT-ANDRE-MAI
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté une demande de suspension d'un permis de construire délivré par la mairie de Nice. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés par les requérants, fondés sur le règlement du PLUm et le code de l'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation. La demande était présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL MAITRE BARBARO ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 422-1 et L. 433-1, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions à fin d'aide juridictionnelle provisoire ont également été rejetées.
Avocat : MAINIER-SCHALL
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le préfet du Tarn avait légalement apprécié l'absence de conditions pour délivrer un titre au titre de la vie privée et familiale, et que l'OQTF était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).