370 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 590
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à Mme A... en tant qu’enfant d’un ressortissant français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n’était pas illégale du seul fait de son absence de motivation, dès lors que les requérants n’avaient pas demandé la communication des motifs dans le délai prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Sur le fond, il a estimé que les pièces produites ne permettaient pas d’établir que Mme A... était effectivement à la charge de ses parents, condition requise par l’article L. 312-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) ni à l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3-1 de la CIDE). En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : MAZAS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 9 février 2024 par laquelle le préfet de l’Hérault avait refusé la demande de regroupement familial de Mme D... pour ses deux nièces et son fils. Le tribunal a considéré que le préfet avait commis une erreur d’appréciation en opposant un refus, notamment au regard de l’intérêt supérieur des enfants protégé par l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de la tutelle exercée sur les nièces, de leur scolarisation en France et des risques d’excision encourus en Guinée. S’agissant du fils, né aux États-Unis, le tribunal a jugé que sa nationalité américaine ne rendait pas la demande de regroupement familial sans objet, en raison des conséquences sur les droits sociaux. La décision a été annulée sur le fondement des articles L. 434-4 et L. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des stipulations de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS