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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 181 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 181

Décisions totales

383 581

Ordonnances

299 157

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : MOEffacer tout
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2503021

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'interdiction de retour d'un an prononcée par le préfet de Mayotte le 16 décembre 2025 à l'encontre de M. B..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec une compatriote et de ses trois enfants majeurs de nationalité française nés à Mayotte. L'urgence a été caractérisée, et la suspension a été ordonnée malgré l'éloignement de M. B... vers les Comores.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

20 décembre 2025
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402676

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation de 10 000 euros pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation DALO du 5 mai 2022 la déclarant prioritaire et un jugement du 17 novembre 2023 enjoignant au préfet du Var de la reloger avant le 1er février 2024. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée. Il a considéré que le préfet justifiait de diligences suffisantes, notamment en proposant la candidature de Mme B... pour un logement, sans que celle-ci soit retenue par la commission d'attribution, et en démontrant l'absence de logements disponibles dans les communes souhaitées. La solution a été fondée sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, en particulier les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MOEYAERT - LE GLAUNEC

19 décembre 2025• 1ère Chambre - Juge Unique
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2506000

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... pour suspendre l'exécution de l'arrêté du 15 décembre 2025 par lequel la maire de Gaillon a ordonné l'euthanasie de son chien « Minus ». Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie compte tenu du risque imminent d'exécution de la mesure. Toutefois, il a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 211-11 et L. 211-13-1 du code rural et de la pêche maritime, n'étaient pas de nature à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l'absence d'éléments suffisants démontrant une erreur d'appréciation de la dangerosité de l'animal. Par conséquent, la requête a été rejetée.

Avocat : MONANGE VICTOIRE

19 décembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2302841

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné deux requêtes de M. A..., agent de la métropole de Lyon. La première, en plein contentieux, visait à obtenir réparation pour des préjudices résultant de faits de harcèlement moral et de discrimination, tandis que la seconde contestait l'arrêté de révocation pris à son encontre. Le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes indemnitaires de M. A..., estimant que l'existence d'un harcèlement moral ou d'une discrimination n'était pas établie. Concernant la sanction de révocation, le tribunal a également rejeté la requête en annulation, jugeant que les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de la procédure disciplinaire et le caractère disproportionné de la sanction, n'étaient pas fondés. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.

Avocat : TROJMAN-MOTILA ASSOCIES

19 décembre 2025• 8ème chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302196

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B... d’une demande de condamnation du centre hospitalier de Remiremont pour un retard de diagnostic et de prise en charge d’un accident vasculaire cérébral survenu le 30 décembre 2016, ayant entraîné une perte de chance de 30 % d’éviter le dommage. Le tribunal a examiné les préjudices non couverts par un précédent accord transactionnel partiel, notamment la perte de gains professionnels actuels et futurs, ainsi que l’incidence professionnelle. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en matière hospitalière, conformément au code de la santé publique.

Avocat : ABELLAN-MONTAUT

19 décembre 2025• Chambre 2
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2300223

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours de la société Relyens (venant aux droits de la SHAM) contre un titre exécutoire émis par l’ONIAM pour le remboursement de 58 064 euros d’indemnisation versée à un patient victime d’une infection nosocomiale. La société contestait la régularité du titre et le taux de déficit fonctionnel permanent retenu, estimant que l’indemnisation devait relever de la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté les conclusions de la société Relyens, validant le titre exécutoire, et a également déclaré irrecevables les conclusions reconventionnelles de l’ONIAM et de la CPAM, conformément à la jurisprudence administrative. La solution retenue confirme la légalité de l’ordre de recouvrement émis par l’ONIAM, en application des articles L. 1142-1-1 et L. 1142-15 du code de la santé publique.

Avocat : SCP DUBOIS - MARRION- MOUROT

19 décembre 2025• Chambre 2
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503699

Cette requête en référé, présentée par la société Orange devant le Tribunal Administratif de Nancy sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à obtenir la communication de nombreux documents relatifs aux relations entre plusieurs communes et un SIVOM avec la société d’économie mixte locale Orne THD. La société requérante soutenait que l'absence de mise en concurrence pour les délégations de service public et les conditions de cession des réseaux constituaient des manquements aux obligations légales et potentiellement des aides d'État prohibées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et que les mesures sollicitées se heurtaient à une contestation sérieuse, les documents demandés n'étant pas nécessaires à l'exercice d'un recours juridictionnel. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI MC DERMOTT WILL & EMERY

19 décembre 2025
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503050

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La requérante avait transmis une mise en demeure et des documents, mais n'avait pas présenté de requête formelle critiquant la légalité d'une décision administrative, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Bien qu'elle ait ensuite communiqué un arrêté de licenciement, elle n'a formulé aucune conclusion ni moyen dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, rejette donc la demande sans examen au fond.

Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE

19 décembre 2025
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500718

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 87 570 euros présentée par la SAS GRATITUDE contre la région Guadeloupe. La société requérante sollicitait le paiement de factures émises entre septembre 2023 et mai 2024 pour des formations dispensées dans le cadre de conventions avec France Travail. Le juge a estimé que l'obligation de paiement invoquée était sérieusement contestable, la région démontrant que les dossiers de formation transmis étaient incomplets, notamment en l'absence de bilans qualitatifs, de feuilles d'émargement et de signatures requises par la convention. En conséquence, la condition de créance non sérieusement contestable n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.

Avocat : MORTON & ASSOCIES

19 décembre 2025
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500719

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 821 958,53 euros présentée par l'association La CLEF contre la région Guadeloupe. La requérante réclamait le paiement de formations dispensées à des demandeurs d'emploi via le dispositif du chèque qualification. Le juge a estimé que la créance était sérieusement contestable, la région démontrant que les dossiers de formation produits étaient incomplets, notamment en l'absence de bilans qualitatifs, de feuilles d'émargement et de conventions signées. En conséquence, l'obligation de payer n'étant pas établie avec un degré suffisant de certitude, la demande a été rejetée.

Avocat : SCP (SERVICES CONSEILS PLAIDOIRIES) MORTON & ASSOCIES

19 décembre 2025
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500720

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS O PRES DES AINES tendant au versement d’une provision de 503 941,38 euros par la région Guadeloupe. Le juge a estimé que la créance invoquée par la société, relative au paiement de formations dispensées dans le cadre du dispositif « chèque qualification », était sérieusement contestable en raison de l’absence de production de documents obligatoires (bilans qualitatifs, émargements, conventions signées ou datées). En conséquence, l’obligation de payer n’étant pas établie avec un degré suffisant de certitude, la demande de provision a été rejetée.

Avocat : MORTON & ASSOCIES

19 décembre 2025
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500721

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B... tendant au versement d'une provision de 294 479,12 euros par la région Guadeloupe. Le juge estime que la créance invoquée, relative au paiement de formations pour demandeurs d'emploi, est sérieusement contestable en raison de l'absence de production de documents contractuels essentiels (bilans qualitatifs, émargements, conventions datées et signées). En conséquence, la requête est rejetée, et la requérante est condamnée à verser 3 000 euros à la région au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MORTON & ASSOCIES

19 décembre 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500718

Le Tribunal administratif d'Orléans a liquidé l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État pour inexécution d'un précédent jugement enjoignant au préfet d'Eure-et-Loir de réexaminer la demande de titre de séjour de M. B.... Constatant un retard anormal de plusieurs mois dans l'exécution, le tribunal a modéré l'astreinte initiale de 50 euros par jour et fixé la somme due à 3 000 euros, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MOULOUADE

19 décembre 2025• 1ère chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301253

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours de la société Relyens (venant aux droits de la SHAM) contre un titre exécutoire émis par l’ONIAM pour le remboursement de 58 064 euros d’indemnisation versée à un patient victime d’une infection nosocomiale. La société contestait la compétence du signataire du titre et le taux de déficit fonctionnel permanent retenu, estimant que l’infection relevait de la solidarité nationale (article L. 1142-1-1 du code de la santé publique). Le tribunal a rejeté la requête, validant le titre exécutoire et les moyens de l’ONIAM. Il a également déclaré irrecevables les conclusions reconventionnelles de l’ONIAM et de la CPAM, conformément à la jurisprudence (avis CE, 9 mai 2019, SHAM).

Avocat : SCP DUBOIS - MARRION- MOUROT

19 décembre 2025• Chambre 2
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 492221

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE

18 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:492221.20251218• 5ème chambre jugeant seule
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406287

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. B..., ressortissant marocain, qui sollicitait 1 500 000 euros en réparation des préjudices causés par un arrêté d'expulsion pris à son encontre en 1976. Le tribunal a estimé que l'abrogation implicite de cet arrêté en 2012 ne caractérisait pas une faute de l'État, et que le requérant n'établissait pas l'illégalité de la mesure initiale. Il a également jugé que le préjudice invoqué n'était ni grave ni spécial au sens de la responsabilité sans faute fondée sur la rupture d'égalité devant les charges publiques. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, sans application des textes relatifs à l'indemnisation.

Avocat : ATANGANA KOUAMO

18 décembre 2025• 11ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310853

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne un recours en plein contentieux de M. A... demandant réparation pour l'inexécution d'un jugement du 14 octobre 2019 qui enjoignait au préfet du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation. Le tribunal reconnaît la faute de l'administration pour ne pas avoir statué sur le droit au séjour, engageant la responsabilité de l'État. Cependant, il rejette la demande d'indemnisation pour perte de chance d'obtenir un titre de séjour, estimant que M. A..., en situation irrégulière depuis plusieurs années et sans attaches familiales, n'a pas démontré de chance sérieuse. Le tribunal accorde néanmoins 1 500 euros au titre du préjudice moral, en application des principes de responsabilité pour faute et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOREL

18 décembre 2025• 3ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502191

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la société HM Sécurité contestant la résiliation du lot n°4 d'un marché de gardiennage par la métropole Aix-Marseille-Provence et demandant une indemnisation de 24 629 euros. Le tribunal a constaté que le terme du contrat était échu, ce qui rendait sans objet les conclusions tendant à la reprise des relations contractuelles. Il a également jugé irrecevables les conclusions indemnitaires, faute pour la société requérante d'avoir respecté les formes et délais de réclamation préalable prévus par le CCAG FCS. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : MAAMOURI

18 décembre 2025• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502193

Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi en plein contentieux par la société HM Sécurité, a examiné la légalité de la résiliation du lot n° 5 d’un marché de gardiennage par la métropole Aix-Marseille Provence. La société soutenait que la résiliation était illégale, car motivée par son incapacité à exécuter des prestations non prévues au contrat et par le refus de la métropole de revaloriser les prix. Le tribunal a constaté que le terme du contrat, initialement fixé à deux ans à compter de novembre 2022, était dépassé, rendant impossible la reprise des relations contractuelles. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à la reprise du contrat, sans se prononcer sur le fond de la légalité de la résiliation. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux du contentieux contractuel et les stipulations du cahier des clauses administratives particulières.

Avocat : MAAMOURI

18 décembre 2025• 3ème Chambre
TA102Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500126

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en plein contentieux, a été saisi par la société Roquigny d’une demande de condamnation de la commune de Saint-Pierre au paiement de 292 907,82 euros TTC, correspondant à deux situations de travaux impayées dans le cadre du lot n° 4 « couverture » du marché de rénovation de la cathédrale. La commune s’en est remise à la sagesse du tribunal. Le jugement a fait application des dispositions du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux marchés publics de travaux, issu de l’arrêté du 3 mars 2014, et a condamné la commune à verser les sommes dues, majorées des intérêts moratoires et des indemnités forfaitaires de recouvrement.

Avocat : DUMONT

18 décembre 2025• 1ère Chambre