450 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
450
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 421
Avec résumé IA
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Avocat : ESNAULT-BENMOUSSA
Avocat : MOUSSA
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE2
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte, rendue par le juge des référés, concerne l’exécution d’une précédente ordonnance de référé-liberté du 29 novembre 2023. Cette dernière enjoignait à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) de Mayotte de faire cesser le harcèlement moral subi par Mme A et de régulariser sa situation salariale depuis le 1er mai 2023. Constatant que la CMA n’a exécuté ces injonctions que de manière très incomplète, le tribunal réitère les mesures d’exécution sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 911-4 du code de justice administrative. Il ordonne notamment un réajustement des tâches de Mme A et une régularisation complète de ses salaires et bulletins de paie.
Avocat : MOUSSALEM
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Maoré Jet. Celle-ci contestait un arrêté préfectoral du 16 août 2024 prononçant la fermeture administrative de son établissement pour trois mois après un accident de jet-ski. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire n'était pas fondé et que la mesure, justifiée par des manquements graves aux règles de sécurité prévues par le code du sport et l'arrêté du 1er avril 2008, ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprise.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL Maoré Jet. Celle-ci contestait l'arrêté préfectoral du 16 août 2024 ordonnant la fermeture de son établissement pour trois mois en raison d'un défaut d'agrément et d'un manquement aux règles de sécurité lors d'un accident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas démontrée, la simple perte de revenus liée à la fermeture étant insuffisante en l'absence d'éléments comptables précis. Il a également relevé que la décision préfectorale, fondée sur les articles L. 322-2 et L. 322-5 du code du sport et l'arrêté du 1er avril 2008, n'apparaissait pas entachée d'une illégalité grave et manifeste.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un blâme prononcé par l’ARS de Mayotte le 1er décembre 2021. La requête a été jugée manifestement irrecevable en raison de la tardiveté du recours, le délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative étant expiré. La notification de l’arrêté, effectuée le 1er décembre 2021, mentionnait les voies et délais de recours, et le recours gracieux allégué n’a pas été démontré comme ayant été reçu par l’administration. En application de l’article R. 222-1 du même code, l’ordonnance rejette l’ensemble des demandes, y compris les frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 septembre 2022 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure d'avis médical du collège de l'OFII était régulière. Sur le fond, il a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'avis médical concluant que M. A pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, conformément à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme C, de nationalité albanaise, contre les arrêtés du préfet d'Indre-et-Loire du 30 mai 2023 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant leur situation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que les requérants ne justifiaient pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels pour une admission exceptionnelle au séjour, et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A C, qui contestait le refus de naturalisation du ministre de l'intérieur. Le tribunal a d'abord précisé que la décision ministérielle expresse du 5 mai 2021 s'était substituée à la décision implicite et à la décision préfectorale, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre ces dernières. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision ministérielle, en raison d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.