401 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
401
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 621
Avec résumé IA
Avocat : NDIAYE
Avocat : CABINET NDIAYE
Avocat : CABINET SASU SOCIETE D'AVOCAT NDIAYE
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 7 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le requérant, entré irrégulièrement en France en 2023 et sans attaches familiales, ne justifiait pas d'une intégration suffisante pour caractériser une erreur manifeste d'appréciation. Enfin, le refus de délai de départ volontaire a été validé sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du risque de soustraction à la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B épouse D, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour pour rendre visite à sa famille en France. La décision du sous-directeur des visas du ministère de l'intérieur a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant qu'il existait un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, la requérante ne justifiant pas de l'objet et des conditions de son séjour ni d'attaches suffisantes au Cameroun. La décision se fonde sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et la convention d'application de l'accord de Schengen.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A B, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme du 17 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant l'Arménie comme pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la mesure était justifiée par la menace à l'ordre public et l'absence d'attaches familiales stables en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.