1 771 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 771
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 068
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal autorisant des travaux d'aménagement. Le juge a estimé que l'association requérante, Vaux les Huguenots, n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des règles d'urbanisme invoquées (Code de l'urbanisme, article R. 421-19 et règlement du PLU). La condition d'urgence, bien que présumée, n'a pas été jugée suffisante pour justifier la suspension en l'absence de moyen sérieux.
Avocat : CUNIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les décisions refusant son engagement comme sous-officier de gendarmerie. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, relevant que le recours gracieux ne permettait pas de contester ce vice et que le signataire agissait en sa qualité régulière de sous-directeur. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du décret n°2005-850 relatif aux délégations de signature.
Avocat : ZANIN BRICE
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de référé-liberté formée par un ressortissant serbe titulaire d'une carte de résident de longue durée-UE, qui contestait la clôture de sa demande de titre de séjour et son orientation vers une procédure d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction estime que le requérant a lui-même contribué à créer la situation d'urgence invoquée en déposant initialement une demande inadaptée à son statut, et que les circonstances médicales alléguées ne justifient pas une urgence particulière. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions de l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DOLICANIN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a liquidé une astreinte provisoire prononcée contre la commune de Deuil-La-Barre pour non-exécution d'une injonction d'enlever des plots en béton. Le juge a constaté l'inexécution tardive et partielle de l'injonction, mais a modéré le montant de l'astreinte à 1 000 euros, en tenant compte des mesures de sécurité mises en place par la commune. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6, L. 911-7 et L. 911-8 du code de justice administrative.
Avocat : CUNIN MICHAËL
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'une demande d'indemnisation suite à un accident corporel causé par une phénomobile appartenant à l'INRAE. Le tribunal a d'abord déclaré son jugement commun à la caisse primaire d'assurance maladie du Rhône, conformément à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale. Ensuite, s'appuyant sur l'article 1er de la loi du 31 décembre 1957, il s'est déclaré incompétent pour statuer sur le fond, considérant que l'action en responsabilité pour un dommage causé par un véhicule relève exclusivement de la compétence des tribunaux judiciaires.
Avocat : PENIN
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., un demandeur d'asile congolais, visant à annuler son transfert vers la Roumanie (État responsable) et son assignation à résidence. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Roumanie susceptibles d'exposer à un traitement inhumain ou dégradant, au sens de l'article 3 du règlement Dublin III (UE n°604/2013). La décision s'appuie également sur la présomption de conformité des États membres de l'UE avec la Convention de Genève et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. B..., qui contestait le refus de l'Office français de l’immigration et de l’intégration de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que le demandeur, ayant sollicité l'asile au-delà du délai légal de 90 jours après son entrée en France, n'apportait pas la preuve d'un motif légitime justifiant ce retard, malgré ses allégations de problèmes de santé. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa long séjour pour regroupement familial. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire contestée. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais les conditions d'urgence et de doute sérieux n'ont pas été jugées remplies.
Avocat : MBOGNING
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision de préemption municipale d'un terrain. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de l'arrêté, notamment quant au respect des formalités d'institution du droit de préemption et à la définition du projet d'intérêt général. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-4-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé une requête en excès de pouvoir concernant l'autorisation administrative d'un licenciement pour faute grave. Le sujet principal est la contestation de la décision de l'inspecteur du travail autorisant ce licenciement et du rejet implicite du recours hiérarchique. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions d'annulation, considérant que la décision initiale de l'inspecteur du travail du 18 juillet 2024 et la décision implicite de rejet avaient été expressément annulées et retirées par le ministre par une décision du 19 mars 2025, devenue définitive. Les textes appliqués relèvent principalement du code du travail et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre le retrait d'une habilitation aéroportuaire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'erreur de base légale (visa de l'article R. 6342-18 au lieu de l'article R. 6342-20 du code des transports) ne constituait pas un vice entachant la légalité de la décision préfectorale, le juge pouvant procéder à la substitution du fondement juridique correct. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, estimant que le retrait, fondé sur des soupçons de vol, était justifié au regard des exigences de sûreté.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu le refus implicite de renouvellement du titre de séjour « salarié » opposé à Mme B... par le préfet de police de Paris. La condition d’urgence a été présumée, s’agissant d’un refus de renouvellement, et le préfet n’a pas apporté d’éléments contraires. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard des moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte et de la méconnaissance des articles L. 421-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : DECARNIN