178 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
178
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 518
Avec résumé IA
Avocat : NOUVIAN
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de Mme A aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La magistrate désignée a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, compte tenu de la situation personnelle et familiale de la requérante. Il a été relevé que Mme A, mère d'un enfant né en France le 2 juin 2024, vivait en concubinage avec le père de l'enfant, lequel résidait régulièrement sur le territoire français. Cette décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, privilégiant l'intérêt supérieur de l'enfant et le droit au respect de la vie familiale.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante arménienne, contestant l'arrêté préfectoral du 3 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, faute pour l'intéressée de justifier d'une résidence continue, d'une intégration stable ou de liens familiaux réguliers en France. La solution s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la CEDH et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B C, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une résidence continue, d'une intégration stable ou de liens familiaux suffisamment intenses en France. La décision fixant le pays de renvoi a également été validée, les moyens soulevés étant jugés infondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le juge a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de justifier d'une intégration ou d'attaches familiales suffisantes en France. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de Mme C, ressortissante congolaise, contre l'arrêté préfectoral du 31 janvier 2024 lui refusant l'admission au séjour au titre de l'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge estime que la décision ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale), faute d'attaches personnelles établies en France, ni l'article 3 (interdiction des traitements inhumains), les risques allégués en cas de retour au Congo n'étant pas démontrés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète de l'Oise de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a jugé que la préfète avait bien apprécié la menace à l'ordre public, fondée sur une condamnation pénale, conformément à l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le refus ne méconnaissait pas l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue confirme la légalité du refus de titre de séjour de longue durée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a d'abord admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, en droit et en fait, conformément aux articles L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.