14 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
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Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 121
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande d'indemnisation de commerçants et propriétaires de locaux situés rue de la Joliette, dont l'occupation a été interdite du 19 juin 2019 au 17 août 2020 en raison du risque d'effondrement des immeubles voisins rue de la Butte. Les requérants invoquaient une faute de la commune pour n'avoir pas agi plus tôt contre le péril et pour avoir mis un délai déraisonnable à le résorber, ou à défaut, une rupture d'égalité devant les charges publiques. La commune a rejeté toute responsabilité, arguant que les nouvelles pathologies étaient sans lien avec une procédure antérieure et que les retards étaient dus à des recours et à la nécessité d'un désamiantage. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité et que les préjudices invoqués ne présentaient pas un caractère anormal et spécial justifiant une indemnisation sur le fondement de la rupture d'égalité devant les charges publiques.
Avocat : DUMONT-SCOGNAMIGLIO
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme B..., propriétaire d’un logement à Marseille, d’une demande d’annulation d’un avis de sommes à payer de 8 597 euros émis par la commune pour le recouvrement des frais d’hébergement provisoire de son locataire, suite à un arrêté de péril imminent. La requérante contestait notamment la signature de l’acte, l’incompétence de son auteur, et le bien-fondé de la créance, arguant que la commune ne prouvait pas que son locataire avait effectivement bénéficié de l’hébergement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, en se fondant sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation (articles R. 511-1 et suivants) et du code général des collectivités territoriales (article L. 1617-5), et a validé le titre exécutoire, considérant que la commune justifiait de la régularité de la procédure et du bien-fondé de la créance.
Avocat : DUMONT-SCOGNAMIGLIO