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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 620 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 620

Décisions totales

383 581

Ordonnances

298 007

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : OMEffacer tout
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2400358

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une requête en contravention de grande voirie visant à condamner Mmes F B et A G E pour des travaux et constructions illégaux (mur de soutènement, remblai) réduisant la section hydraulique d’un cours d’eau et occupant le domaine public fluvial et la servitude de curage. La défense invoquait l’ancienneté des constructions (plus de 30 ans) et l’absence de fondement juridique applicable avant 2004. Le tribunal a jugé que l’infraction de contravention de grande voirie est continue et que les dispositions de la délibération n° 78-128 du 3 août 1978, antérieure aux faits, prévoyaient déjà une servitude de curage, permettant ainsi de substituer ce fondement à celui de la délibération de 2004. En conséquence, il a condamné les contrevenantes à une amende, à l’enlèvement des installations sous astreinte, et au paiement des frais de remise en état et du procès-verbal, sur le fondement des articles L. 2132-2 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques et de la délibération n° 78-128 du

Avocat : Froment - Meurice & Associés

15 avril 2025• JUGE UNIQUE
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2414452

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 11 février 2015, qui n'a jamais reçu de proposition de logement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à indemniser M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement depuis le 11 août 2015.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TOMAS

7 avril 2025• Pole Social (JU)
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300842

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société Pierre et Bois d’une demande de condamnation de la commune de Sainte-Marie au paiement d’intérêts moratoires et d’une indemnité forfaitaire pour retard de paiement de factures, ainsi que de 300 000 euros en réparation de préjudices liés à ce retard et à l’arrêt du chantier. La société requérante s’est désistée de l’instance par un mémoire enregistré le 6 mars 2025. Le tribunal a pris acte de ce désistement, qui est pur et simple, et a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.

Avocat : DOMITILE

3 avril 2025• 2ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2310049

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait son logement sous astreinte en application du droit au logement opposable (DALO). La requête a été jugée irrecevable car tardive : le délai de quatre mois pour saisir le tribunal, courant à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation de Paris (8 février 2018), était expiré lors de l'enregistrement de la requête le 23 juin 2023. Le tribunal a appliqué les articles R. 778-2 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La décision de la commission de médiation conserve néanmoins ses effets.

Avocat : LECOMTE

17 mars 2025• DALO Urgences
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401394

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D, qui impute une faute au CHU de La Réunion (site Nord) pour avoir réalisé un prélèvement endométrial le 13 octobre 2023 sans test de grossesse préalable, suivi d’une fausse couche. Le juge a estimé la mesure utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, en présence de l’accord du CHU et de la caisse de sécurité sociale. L’expert, un gynécologue-obstétricien, devra notamment évaluer la conformité des soins aux règles de l’art, le lien de causalité avec la fausse couche, et les préjudices subis. Les demandes de frais au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été réservées à un stade ultérieur.

Avocat : MOUTOUCOMORAPOULE

14 mars 2025
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300455

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de l'office d'équipement hydraulique de la Corse (OEHC) comme manifestement irrecevable. L'office demandait l'annulation ou la résiliation de la procédure de passation d'un contrat de concession de service public pour la gestion de l'eau potable. Le tribunal a jugé que ces conclusions, relevant d'un référé précontractuel, ne pouvaient être présentées dans le cadre d'un recours de pleine juridiction. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

3 mars 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300833

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la SARL Société Nouvelle Carnot Automobiles (SNCA) contestant un rehaussement d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2017, portant sur une somme de 500 000 euros. La société soutenait que cette somme constituait un dépôt de garantie non imposable ou, à titre subsidiaire, un droit d'entrée à étaler. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la somme en litige, qualifiée de "droit d'entrée" dans le contrat de sous-location, constituait un produit imposable immédiatement en application des articles 38 et 209 du code général des impôts, sans possibilité d'étalement. La solution retenue confirme le bien-fondé du rehaussement fiscal opéré par l'administration.

Avocat : SCP D'AVOCATS GÉRARD ROMAIN - VINCENT ZIMMER

27 février 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2201861

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de 2018, issues d'un contrôle sur pièces de ses bénéfices non commerciaux. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que le requérant ne démontrait pas que son résultat fiscal faisait apparaître un déficit, malgré la cessation de son activité d'infirmier libéral et sa liquidation judiciaire. Il a également refusé la décharge de la majoration pour manquement délibéré, estimant l'intention d'éluder l'impôt établie. La décision s'appuie sur les articles 12, 93 et 202 du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 641-9 du code de commerce.

Avocat : SCP POMMIER-COHEN & ASSOCIES

26 février 2025• 3ème Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2209425

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme B, qui a contracté une infection nosocomiale (endométrite compliquée de septicémie) après une césarienne aux Hospices civils de Lyon en mars 2019. La requérante sollicitait la condamnation de l'établissement pour fautes dans la prise en charge et l'absence de diagnostic précoce. Le tribunal a rejeté la requête, estimant qu'aucune faute médicale n'était établie et que l'infection nosocomiale, bien que constituant un préjudice, n'engageait pas la responsabilité de l'hôpital en l'absence de démonstration d'un lien de causalité direct avec un manquement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la responsabilité hospitalière et sur le rapport d'expertise médicale.

Avocat : GOMA MACKOUNDI

25 février 2025• 5ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500902

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur la demande du préfet du Nord, ordonne l'expulsion sans délai de Mme D et M. B du centre d’accueil pour demandeurs d’asile qu’ils occupent, après le rejet définitif de leurs demandes d’asile. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 et L. 551-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoient la fin de l’hébergement au terme du droit au maintien sur le territoire. Le juge écarte les moyens tirés de la vulnérabilité des intéressés et de la méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, estimant que l’urgence et l’intérêt général justifient la mesure. Il autorise également le préfet à faire procéder à l’enlèvement des biens mobiliers en cas de départ non volontaire.

Avocat : GOMMEAUX

25 février 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-1704538

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la société Axa France Iard, en tant que subrogée dans les droits de la commune d'Aix-en-Provence, afin d'obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs pour des désordres d'infiltrations affectant le Grand Théâtre de Provence. La requérante a ensuite réduit ses demandes, les limitant à sept désordres spécifiques et à la condamnation des sociétés Gregotti Associati International, Égis bâtiments Méditerranée, GTM Sud, Léon Grosse, Alquier et Bureau Véritas Construction. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la demande se fonde sur la garantie décennale des constructeurs, relevant ainsi des principes des articles 1792 et suivants du code civil, applicables aux marchés publics de travaux.

Avocat : GOMEZ (NON ACTIF) ! ! ! !

24 février 2025• 3ème Chambre
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500806

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise se présentant comme mineure isolée. Celle-ci demandait au département d'Indre-et-Loire d'assurer son hébergement et la prise en charge de ses besoins essentiels. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressée était hébergée par une association sans que cet hébergement ait vocation à cesser immédiatement. En conséquence, la demande d'injonction a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales.

Avocat : SCP OMNIA LEGIS

24 février 2025
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500807

Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne se présentant comme mineure isolée, qui demandait au département d’Indre-et-Loire de lui assurer un hébergement et une prise en charge. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’intéressée était hébergée par une association et que cet hébergement n’avait pas cessé. En conséquence, la demande d’injonction a été rejetée, seule l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle étant accordée.

Avocat : SCP OMNIA LEGIS

24 février 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406316

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C A, agent du CHU de Montpellier, victime d’un accident de service le 15 octobre 2019 reconnu comme maladie professionnelle. La mesure vise à évaluer l’étendue de ses préjudices extrapatrimoniaux (notamment déficit fonctionnel, souffrances endurées, préjudice esthétique et d’agrément). Le juge a fait droit à la requête sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la demande utile pour un éventuel litige indemnitaire. Un expert rhumatologue a été désigné avec une mission circonscrite à la pathologie de l’épaule gauche.

Avocat : BETROM

24 février 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205690

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme F J et M. C J, agissant en qualité d'ayants droit de D J, décédé, afin d'obtenir la condamnation du centre hospitalier de Lens pour une infection nosocomiale contractée en juin 2008. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'établissement sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, mais a limité cette responsabilité à 40 % en raison de fautes commises par des professionnels de santé libéraux. Il a ainsi condamné le centre hospitalier à verser aux consorts J une somme totale de 8 563,84 euros en réparation des préjudices subis par D J, et a rejeté leurs demandes au titre de leurs préjudices d'affection, l'infection n'étant pas la cause du décès. Les frais d'expertise ont été mis à la charge de l'établissement à hauteur de 40 %.

Avocat : SARL COMPRENDRE ET DEFENDRE

24 février 2025• 6ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405968

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de provision de 132.805,16 euros présentée par la société Axelec, qui réclamait le paiement du solde de travaux réalisés dans le cadre d’un marché de création d’une maison de santé pluriprofessionnelle pour la commune de Saint-Etienne de Tinée. Le juge des référés a estimé que la créance n’était pas sérieusement contestable, car la commune contestait le montant en raison de la défaillance de la société et de la résiliation des marchés. La société a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R.541-1 du code de justice administrative.

Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES

21 février 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2204927

Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi en plein contentieux par un ancien gendarme souffrant d’un syndrome de stress post-traumatique reconnu imputable au service, a ordonné une expertise médicale avant de statuer sur sa demande d’indemnisation complémentaire. Le requérant contestait le rapport d’expertise initial qui fixait la consolidation au 15 octobre 2018 et limitait ses préjudices, alors qu’il bénéficie d’une pension militaire d’invalidité à 75 % depuis 2021. Le tribunal a estimé que l’état du dossier ne permettait pas de déterminer les préjudices non patrimoniaux (souffrances, préjudice d’agrément, sexuel) et a donc ordonné une nouvelle expertise. La demande de provision de 4 635 euros et la requête en responsabilité pour faute de l’État ont été réservées dans l’attente des résultats de l’expertise.

Avocat : DOMINGUES

21 février 2025• 3ème chambre
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416450

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A C, qui demandait à l'État de lui proposer un logement au titre du droit au logement opposable (DALO). La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : le délai de recours de quatre mois, courant à compter du 26 novembre 2023, n’a pas été interrompu par la demande d’aide juridictionnelle déposée le 21 juin 2024, soit après l’expiration de ce délai. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article 43 du décret du 28 décembre 2020. Le tribunal a néanmoins précisé que cette irrecevabilité ne remet pas en cause le bénéfice de la décision de la commission de médiation du 26 mai 2023.

Avocat : TOMAS

18 février 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406566

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon fait droit à la demande de la commune d'Ambronay, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en désignant un expert chargé d'identifier les causes et conséquences des désordres affectant la charpente et la couverture du groupe scolaire, dont la réception sans réserve date de 2014. L'expert devra notamment décrire les désordres, déterminer leurs causes (conception, exécution, matériaux), évaluer le coût des travaux de remise en état et les préjudices subis. La mesure est ordonnée car elle présente un caractère utile, la commune ayant signalé un affaissement de toiture en août 2023. Les dépens sont réservés, conformément à l'article R. 621-13 du même code.

Avocat : SELARL TACOMA

17 février 2025
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403244

Le Tribunal administratif de Bordeaux a donné acte du désistement de M. et Mme B de leur requête en plein contentieux, par laquelle ils demandaient l’injonction de travaux sur une canalisation publique et la condamnation de la commune de Saint-Brice à leur verser 30 000 euros de dommages-intérêts. Les frais d’expertise, taxés à 1 530,86 euros, ont été mis à la charge définitive des requérants en application de l’article R. 761-2 du code de justice administrative. En outre, la demande des requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée, et ils ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune pour ses frais de justice.

Avocat : GOMEZ

17 février 2025