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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 728 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 728

Décisions totales

383 581

Ordonnances

313 455

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : OUKEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2300439

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil après leur retrait pour non-respect des obligations liées à la procédure Dublin. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du préambule de la Constitution, estimant que la décision ne portait pas atteinte au droit à des moyens convenables d'existence. Il a également jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer la directive 2013/33/UE pour contester le motif du refus, fondé sur l'absence de présentation aux autorités. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A n'ayant pas respecté toutes ses obligations.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

11 février 2025• 8ème Chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303418

Le Tribunal Administratif d'Orléans annule l'arrêté du 17 juillet 2023 par lequel le préfet du Cher a refusé le regroupement familial demandé par M. F pour son épouse et sa fille. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant les ressources insuffisantes, car les fiches de paie produites par M. F démontrent que son revenu moyen sur la période de référence (juin 2021 à mai 2022) dépassait le seuil légal requis pour une famille de trois personnes. La décision s'appuie sur les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET RAKROUKI

11 février 2025• 5ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434369

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de Paris d'une demande d'expulsion de Mme C et de ses quatre enfants d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (CADA) qu'ils occupent indûment depuis le 1er février 2024. Le juge a accordé l'aide juridictionnelle provisoire à Mme C, mais a fait droit à la demande préfectorale en ordonnant l'expulsion, considérant que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies, l'occupation indue compromettant le fonctionnement normal du centre et l'accueil de nouveaux bénéficiaires. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

10 février 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2106088

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A. Barriento, éducateur territorial, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le président de la communauté de communes Sud Retz Atlantique. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation, des erreurs de fait et d’appréciation, ainsi qu’un détournement de procédure. Le tribunal a jugé que le licenciement était légalement justifié, en application des articles 93 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et 3 du décret n° 2011-605 du 30 mai 2011, considérant que l’administration avait démontré l’inaptitude de l’agent à exercer normalement ses fonctions sur une période suffisante. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. Barriento.

Avocat : BOUKHELOUA

10 février 2025• 12eme chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417738

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 4 000 euros à M. C, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 5 mai 2022, en raison de l'absence de relogement dans le délai de six mois. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le préjudice a été évalué en fonction des conditions de logement précaires (hébergement à l'hôtel avec son épouse et trois enfants) et de la durée de la carence (du 5 novembre 2022 au 7 février 2025). L'État a également été condamné à verser 800 euros au titre des frais d'instance.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

7 février 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500240

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d’une requête en suspension de l’exécution d’un permis de construire délivré par le maire de Saint-André-de-Sangonis à la SCI « Le Clos Saint-André » pour la réalisation de trois villas. Les requérantes, voisines immédiates, invoquent l’urgence des travaux en cours et plusieurs moyens sérieux, notamment l’insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance des règles d’urbanisme locales. En défense, la commune et le pétitionnaire contestent la recevabilité de la requête, arguant de sa tardiveté, et rejettent les moyens soulevés. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de l’urgence et du doute sérieux n’étaient pas réunies, et a mis à la charge des requérantes une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’urbanisme.

Avocat : MOUKOKO

7 février 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207522

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C, épouse A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Essonne de lui délivrer un certificat de résidence algérien mention "vie privée et familiale". La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a jugé que, compte tenu de la durée très récente de son séjour en France (moins de six mois) et de ses attaches persistantes en Algérie, le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : BOUKHELIFA

7 février 2025• 3ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207521

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Essonne de lui délivrer un certificat de résidence "vie privée et familiale". Le tribunal estime que le refus ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il retient que la présence récente de M. B en France (moins de six mois) et l'existence d'attaches familiales en Algérie ne justifient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Avocat : BOUKHELIFA

7 février 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301593

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 6 février 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne avait refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant congolais, et l'avait obligé à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet s'était fondé sur le seul motif de menace à l'ordre public (articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) sans établir que la présence de l'intéressé constituait une menace réelle et actuelle, notamment au vu de l'exécution de sa composition pénale. En conséquence, la décision de refus de renouvellement du titre de séjour a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour.

Avocat : MOUTSOUKA

7 février 2025• 4ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203576

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 18 janvier 2022 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci s'étant substituée par la décision ministérielle. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits de conduite sans permis, la détention d'un permis étranger n'exonérant pas de l'obligation de détenir un titre de conduite français. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : BOUKOULOU

6 février 2025• 7ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2405508

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du 12 avril 2024 de la préfète du Bas-Rhin lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : KHALLOUKI

4 février 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500720

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet de police d'enregistrer sa demande de carte de résident. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement délivré le récépissé sollicité, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. Il a en conséquence prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. En application de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. B, sous réserve de l'admission définitive de ce dernier à l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

4 février 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501823

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par M. D C sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour demander la modification d'une ordonnance du 22 juillet 2024, en raison de son inexécution par le préfet de police. Le juge a constaté que le préfet n'avait pas procédé au réexamen de la situation de l'intéressé dans le délai imparti, se bornant à lui adresser une convocation erronée. Considérant cette inexécution comme un élément nouveau, il a fait droit à la demande en modifiant l'ordonnance initiale et en enjoignant au préfet de prendre une décision expresse sur la demande de titre de séjour dans un délai de 21 jours.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

4 février 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434076

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 16 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Espagne ni de risques de traitements inhumains, et que son homosexualité ne justifiait pas un refus de transfert. La décision s’appuie notamment sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. M. B a été admis provisoirement à l’aide juridictionnelle.

Avocat : CHOUKI

31 janvier 2025• 8e Section - MESD
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC02569

Avocat : BOUKARA

30 janvier 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413878

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme A, ressortissante somalienne, contestant la décision de l'OFII du 23 avril 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La requérante soutenait notamment un défaut de motivation et une erreur de droit, arguant qu'après son retour en France et le dépôt d'une nouvelle demande d'asile, elle relevait d'une procédure normale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par Mme A des exigences des autorités chargées de l'asile, et que les moyens soulevés n'étaient pas établis.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

30 janvier 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2115360

Le Tribunal Administratif de Paris était saisi par M. B, brigadier-chef de police, contestant l'arrêté du 30 juillet 2021 établissant le tableau d'avancement au grade de major de police pour 2021, dont il était exclu, ainsi que les nominations individuelles subséquentes. Le tribunal a constaté que l'arrêté contesté avait déjà été annulé par un jugement définitif du Tribunal Administratif d'Orléans, rendant sans objet les conclusions dirigées contre ce tableau. Concernant les nominations individuelles, la requête a été rejetée comme irrecevable, faute pour le requérant d'avoir produit les décisions attaquées, en méconnaissance des exigences de l'article R. 412-1 du code de justice administrative.

Avocat : BOUKHELOUA

30 janvier 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2119188

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. D, brigadier-chef de police, contestant l'arrêté du 30 juillet 2021 établissant le tableau d'avancement au grade de major de police pour 2021, ainsi que les nominations individuelles subséquentes. Le tribunal a constaté que l'arrêté contesté avait déjà été annulé par un jugement définitif du tribunal administratif d'Orléans, rendant sans objet les conclusions dirigées contre ce tableau. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur cette partie de la requête.

Avocat : BOUKHELOUA

30 janvier 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2120868

Le Tribunal Administratif de Paris était saisi par M. N, brigadier-chef de police, contestant l'arrêté du 30 juillet 2021 du ministre de l'intérieur établissant le tableau d'avancement au grade de major de police pour 2021, ainsi que les nominations individuelles subséquentes. Le requérant invoquait notamment un défaut d'examen approfondi des candidatures, une erreur de droit concernant les conditions d'avancement de plusieurs agents, et une erreur manifeste d'appréciation de ses mérites. Le tribunal a constaté que le tableau d'avancement contesté avait déjà été annulé par un jugement définitif du tribunal administratif d'Orléans du 14 mai 2024, entraînant sa disparition rétroactive de l'ordre juridique. En conséquence, les conclusions de M. N dirigées contre cet arrêté sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer.

Avocat : BOUKHELOUA

30 janvier 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2119237

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. R, brigadier-chef de police, contestant l'arrêté du ministre de l'intérieur du 30 juillet 2021 établissant le tableau d'avancement au grade de major de police pour 2021, ainsi que les nominations individuelles subséquentes. Le tribunal a constaté que l'arrêté portant tableau d'avancement avait déjà été annulé par un jugement définitif du tribunal administratif d'Orléans, rendant sans objet les conclusions en annulation de cet arrêté. Concernant les arrêtés individuels de nomination, le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées, jugeant la requête suffisamment motivée. La solution retenue est que les conclusions dirigées contre le tableau d'avancement sont devenues sans objet, tandis que le sort des nominations individuelles est examiné sur le fond, sans que le résumé ne précise l'issue finale de ces dernières. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.

Avocat : BOUKHELOUA

30 janvier 2025• 5e Section - 1re Chambre