254 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
254
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 872
Avec résumé IA
Avocat : PAPINOT
Avocat : PAPINEAU CINDIE
Avocat : PAPINEAU
Le Tribunal administratif de Caen a constaté, par ordonnance du 28 août 2024, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Cette solution a été retenue car le préfet du Calvados a retiré l'arrêté attaqué le 2 août 2024, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. Le tribunal a toutefois fait droit à la demande de frais d'instance, condamnant l'État à verser 800 euros à l'avocat de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a notamment écarté le moyen tiré de l'erreur de droit concernant le refus de protection temporaire, estimant que M. B ne relevait pas du champ d'application de la directive 2001/55/CE. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant les arrêtés du préfet de la Manche du 2 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés, et que l'assignation à résidence n'était pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Manche du 25 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu, l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur la requête de M. A B, a rejeté les conclusions tendant à la suspension de l'obligation de quitter le territoire français, du refus de délai de départ volontaire et de l'interdiction de retour. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles L. 614-1 et L. 512-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient que le recours en annulation contre ces décisions a un caractère suspensif, rendant la procédure de référé sans objet. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité de ces conclusions spécifiques.
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par transmission du Tribunal Administratif de Rennes, constate que le requérant, M. B, a été placé en rétention administrative au centre de Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine) en cours d’instance. En application des articles R. 351-3 et R. 922-4 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Rennes, seul compétent pour connaître du recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en urgence, rejette la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne fixant la Tunisie comme pays de destination pour l'exécution de son interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il écarte les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.