771 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
771
Décisions totales
383 581
Ordonnances
293 891
Avec résumé IA
Avocat : SELARL CABINET CHAMPAUZAC
Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a annulé la décision du 21 juin 2024 du président du conseil départemental de l'Indre refusant à Mme A la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que, malgré les critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, les circonstances très particulières de l'espèce (cardiomyopathie dilatée sévère en attente de greffe, dyspnée invalidante) justifiaient l'attribution de la carte. La solution retenue se fonde sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution des permis de construire et modificatif délivrés par le maire de Chatuzange-Le-Goubet à M. et Mme E pour un garage. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la construction étant déjà édifiée et les travaux restants très limités. La solution retenue écarte l’application de la présomption d’urgence prévue à l’article L. 600-3 du code de l’urbanisme, sans examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : RICARD PAULINE
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B C, ressortissant égyptien, qui contestait la décision de l'OFII du 4 février 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ayant présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile. Il a également estimé que la décision de l'OFII, prise après une évaluation de la vulnérabilité, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais d'instance ont été rejetées.
Avocat : GIRSCH PAULINE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre la décision préfectorale déclarant irrecevable sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision attaquée n'était pas entachée d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé inopérant le moyen tiré de l'absence de signalement d'un dossier incomplet, la décision de rejet n'étant pas fondée sur ce motif. Enfin, le tribunal a considéré que M. D ne pouvait se prévaloir de l'instruction ministérielle relative à la crise sanitaire, celle-ci étant dépourvue de valeur réglementaire. La requête a été rejetée sur le fondement des articles 21-24 du code civil et 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : SAINT PAUL
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B contestant le refus du maire de Maclas de lui délivrer un permis modificatif pour la réhabilitation d’un bâtiment avec création d’un cabinet d’orthophonie et d’un logement. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation de l’arrêté du 5 avril 2023, en considérant que les moyens soulevés, notamment ceux liés à l’illégalité par voie de conséquence d’un refus d’autorisation de travaux pour établissement recevant du public et à l’application des articles UB 7 et UB 12 du plan local d’urbanisme, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux conclusions à fin d’injonction ni aux demandes de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme et le code de la construction et de l’habitation.
Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 15 avril 2021 par laquelle le maire de Butry-sur-Oise a refusé à M. A une permission de voirie pour abaisser un trottoir afin d’accéder à sa propriété. Le tribunal rappelle que le droit d’accès des riverains à la voie publique est un accessoire du droit de propriété, et que le maire ne peut le refuser que pour des motifs de sécurité ou de conservation du domaine public. En l’espèce, le maire s’est fondé sur l’opposition à une déclaration préalable de travaux, sans établir que l’aménagement sollicité porterait atteinte à la sécurité ou au domaine public. La décision est donc entachée d’une erreur de droit au regard des articles L. 2122-1 et L. 2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques, et de l’article L. 113-2 du code de la voirie routière.
Avocat : SELARL PAUL BUISSON
Le Tribunal Administratif de Rennes (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. et Mme A. Ces derniers demandaient l'annulation des décisions de la communauté d'agglomération Saint-Brieuc Agglomération refusant de faire cesser des nuisances, ainsi que la condamnation de cette dernière et d'autres parties à leur verser 500 000 euros pour des préjudices liés à une pollution qu'ils attribuaient au réseau d'assainissement. Le tribunal a estimé que les requérants n'établissaient pas de lien de causalité direct et certain entre les dysfonctionnements allégués des installations d'assainissement et les dommages subis. La solution retenue est fondée sur l'absence de preuve suffisante pour engager la responsabilité sans faute des collectivités ou pour démontrer une carence dans l'exercice des pouvoirs de police, en application des principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PAUL-AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 17 août 2022 par laquelle le maire de Nieul s'était opposé au raccordement provisoire au réseau électrique de la parcelle de M. A, membre de la communauté des gens du voyage. Le tribunal a jugé que le maire ne pouvait légalement se fonder sur le classement de la parcelle en zone naturelle protégée (NP) par le PLU pour refuser ce raccordement, car l'installation de résidences mobiles constituant l'habitat permanent des gens du voyage est régie par des dispositions spécifiques (loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 et article R. 421-23 du code de l'urbanisme). Il a également estimé que l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme ne confère pas au maire le pouvoir de s'opposer à un branchement provisoire en l'absence de construction ou d'installation soumise à autorisation ou déclaration préalable. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 111-12 et R. 421-23 du code de l'urbanisme, ainsi que sur la loi n° 2000-614.
Avocat : PAUGAM
Avocat : CABINET D'AVOCATS PIERRE-PAUL MUSCATELLI
Avocat : CORDIN PAULINE