209 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
209
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 496
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 5 mai 2025 par lequel le préfet de la Guyane avait refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante brésilienne, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée, en raison de l'absence de caractère suspensif du recours en Guyane, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La solution retenue est la suspension de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Avocat : PIALOU
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme A, épouse D, contestant l'arrêté du 31 mai 2023 du préfet de la Guyane lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré un récépissé de demande de titre de séjour à l'intéressée, ce qui a implicitement abrogé les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, rendant ces conclusions sans objet. Sur le refus de séjour, le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a rejeté les autres moyens soulevés par la requérante, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination, et un rejet du surplus des conclusions de la requête.
Avocat : PIALOU