1 711 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 711
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 325
Avec résumé IA
Avocat : CABINET DUPLANTIER
Avocat : SCP DELPLANCKE - POZZO DI BORGO - ROMETTI & ASSOCIES
Avocat : SELARL PLANTAVIN REINA ET ASSOCIES
Avocat : LEPLAT
Avocat : LAPLANTE
Avocat : DUPLANTIER
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme B d'une demande de provision en réparation des préjudices subis par Mme B à la suite d'une intervention chirurgicale réalisée le 7 décembre 2015 à l'hôpital de la Conception (AP-HM). Le tribunal a déclaré irrecevable la requête de Mme B en raison de sa tardiveté, la décision de refus de l'AP-HM du 25 juin 2020 ayant lié le contentieux et n'ayant pas été contestée dans les délais. En revanche, la requête de M. B a été jugée recevable, mais sa demande de provision de 40 000 euros au titre d'un préjudice sexuel a été rejetée, l'obligation de l'AP-HM n'étant pas considérée comme non sérieusement contestable en l'état de l'instruction. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative pour la recevabilité, et sur l'article R. 541-1 pour le rejet au fond.
Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT
Le Tribunal Administratif de Lyon a donné acte du désistement de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour cinq mois décidée par le sous-préfet de l'Isère le 18 décembre 2023. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après que le juge des référés a rejeté sa demande de suspension le 7 février 2024, faute de moyen sérieux. M. B n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, il est réputé s'être désisté.
Avocat : PLANES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, praticien hospitalier, qui contestait son reclassement statutaire opéré par un arrêté du 12 octobre 2020, pris en application du décret du 28 septembre 2020. Le requérant invoquait notamment une exception d'illégalité de ce décret, estimant qu'il méconnaissait le principe d'égalité entre praticiens nommés avant et après son entrée en vigueur. Le tribunal a écarté ce moyen, jugeant que la différence de traitement était inhérente à la succession des règles dans le temps et que les modalités de reclassement ne créaient pas d'inversion illégale d'ancienneté. Il a également rejeté le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de l'arrêté, sans autre précision sur ce point. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : LAPLANE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme C B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la préfète du Loiret d’accorder le regroupement familial pour sa fille. En cours d’instance, la préfète a fait droit à la demande le 26 décembre 2023, entraînant le désistement de Mme B de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 13 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour pour deux ans. Le juge a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de violation du droit d’être entendu concernant l’obligation de quitter le territoire français, estimant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation, le tribunal n’ayant pas retenu les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal constate que le requérant a été placé en rétention administrative au centre de rétention de Oissel (Seine-Maritime) le 11 août 2024. En application des articles R. 351-3 et R. 922-4 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Rouen, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal a estimé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, concluant à l'absence de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins, n'était pas contredit par les pièces du dossier. La décision de refus de titre de séjour a donc été jugée légale, entraînant le rejet des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par Mme C, contestant le maintien de son enfant en classe de CE2, décidé par le conseil des maîtres et confirmé par la commission départementale d'appel. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une composition irrégulière de la commission et une erreur manifeste d'appréciation. Le juge des référés a rejeté la demande, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'éducation.
Avocat : CHAUPLANNAZ
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 16 février 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait de renouveler le certificat de résidence "vie privée et familiale" de Mme C, ressortissante algérienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 6-7° de l'accord franco-algérien, compte tenu de l'état de santé grave de la requérante (néphropathie nécessitant une hémodialyse trois fois par semaine) et de l'absence de traitement approprié accessible en Algérie. Le tribunal a également jugé que la décision portant obligation de quitter le territoire était illégale en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour.
Avocat : PLANTIN
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension par plusieurs associations environnementales contre un arrêté interpréfectoral du 12 juillet 2024 fixant les volumes de prélèvements d'eau pour l'irrigation agricole sur le sous-bassin de l'Adour. Les requérantes invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard de la directive-cadre sur l'eau (2000/60/CE) et du code de l'environnement, en raison d'un déséquilibre quantitatif entre les prélèvements autorisés et les ressources disponibles. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de démonstration d'une atteinte suffisamment grave et immédiate aux intérêts environnementaux défendus par les associations.
Avocat : LAPLAGNE