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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 012 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 012

Décisions totales

383 581

Ordonnances

323 005

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : REAEffacer tout
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501389

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur refusant son admission sur le territoire au titre de l'asile et ordonnant son réacheminement. Le tribunal a estimé que la procédure était régulière, notamment concernant la confidentialité des éléments de la demande d'asile et le déroulement de l'entretien avec l'OFPRA. Il a également jugé que la décision n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 351-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait pas le principe de non-refoulement issu de la convention de Genève. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée.

Avocat : SCP D'AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

12 février 2025• Reconduite à la frontière
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300583

Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 1803970 du 24 janvier 2022, a examiné si le préfet du Var avait satisfait aux injonctions de dresser des procès-verbaux d’infraction et de mettre en demeure les contrevenants. Le préfet a produit un procès-verbal de constat du 6 janvier 2022, transmis au procureur de la République le 3 février 2022, ce qui a été jugé suffisant pour exécuter l’article 2 du jugement. En revanche, l’article 3, qui imposait une mise en demeure dans un délai de deux mois, n’a pas été exécuté, car le préfet n’a pas démontré avoir pris cette mesure. Le tribunal a donc enjoint au préfet de procéder à cette mise en demeure dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, et des articles L. 171-7 et L. 214-3 du code de l’environnement.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ANDREANI - HUMBERT

7 février 2025• 4ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2209125

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision du 6 avril 2022 fixant à 640 euros le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) suite à son changement de poste au sein de la commune de Trappes. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de base légale, estimant que la décision attaquée n'était pas fondée sur la décision de changement d'affectation et que le réexamen de l'IFSE n'imposait pas un maintien du montant antérieur. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer une erreur manifeste d'appréciation au regard des critères prévus par le décret n° 2014-413 du 20 mai 2014. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SCP SAIDJI & MOREAU

6 février 2025• 8ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2203235

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de Mme A, agent de la chambre des métiers et de l'artisanat de Nouvelle-Aquitaine. La première requête contestait la décision de ne pas la confirmer comme directrice territoriale et de la réintégrer comme chargée de mission, tandis que la seconde contestait son licenciement pour suppression de poste. Le tribunal a jugé que la décision de non-confirmation était légale et que le licenciement, fondé sur une suppression de poste régulière, était valide. La solution s'appuie sur le statut du personnel des chambres des métiers et de l'artisanat.

Avocat : SAUTEREAU

6 février 2025• 3ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302770

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule les deux décisions du 21 avril 2023 par lesquelles le ministre de l'intérieur a refusé le détachement de M. B, brigadier de police, auprès de la Caisse des dépôts et consignations. Le tribunal retient que le ministre, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, établissant que le motif tiré des nécessités du service était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution est fondée sur l'article L. 511-3 du code général de la fonction publique et l'article R. 612-6 du code de justice administrative.

Avocat : DOREAN AVOCATS

4 février 2025• 1ère Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303497

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, professeure, qui demandait l'annulation de la décision du recteur de l'académie de Lyon refusant de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts maladie à compter du 6 août 2018 comme rechute de son accident de service du 17 février 2017. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une prétendue compétence liée du recteur, estimant que la décision ne révélait pas une telle erreur. Il a également jugé que les moyens fondés sur les articles 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et 34 de la loi du 11 janvier 1984 n'étaient pas fondés, confirmant ainsi le refus de l'administration.

Avocat : SAUTEREAU

4 février 2025• 7ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208385

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir visant à contester le refus du ministre de l’intérieur de le muter à la CAP DAX en 2021, ainsi que la mutation accordée à une autre agent. Par un mémoire enregistré le 19 décembre 2024, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 février 2025.

Avocat : DOREAN AVOCAT

3 février 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302777

Le Tribunal administratif de Rouen rejette la requête de la SAS Cap Fagnet, qui contestait le refus du préfet de la région Normandie de lui accorder une aide au titre du plan d'accompagnement individuel lié au Brexit. Le tribunal estime que l'avarie subie par le navire de la société en 2021, ayant entraîné son immobilisation, ne constitue pas un cas de force majeure au sens de l'article 14 de l'arrêté du 30 septembre 2022, car elle est imputable au navire et non imprévisible. Dès lors, la condition d'éligibilité de 90 jours d'activité de pêche par an, prévue à l'article 5 du même arrêté, n'étant pas remplie, la décision de rejet est légale.

Avocat : STREAM AVOCATS AND SOLLICITORS

31 janvier 2025• 4 ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302324

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation d’aide sociale, était saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de France travail (ex-Pôle emploi) du 19 janvier 2023 prononçant sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi pour six mois et la suppression définitive de ses allocations pour fausse déclaration. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours, au motif que le courriel de fin de médiation ne mentionnait pas le délai de recours. Sur le fond, le juge, exerçant un plein contentieux, a examiné la matérialité de la fausse déclaration au regard des articles L. 5412-2, L. 5426-2 et R. 5412-5 du code du travail. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre de la régularité procédurale et du contrôle des sanctions administratives.

Avocat : ANDREANI - HUMBERT

30 janvier 2025• Aide sociale
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203616

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant la mise en demeure de payer du 24 novembre 2021 relative à une participation au programme d'aménagement d'ensemble (PAE) de la commune de Crest. La juridiction a relevé que la contestation de cet acte de poursuite, qui ne remet pas en cause le bien-fondé de la créance mais porte sur son recouvrement, relève de la compétence du juge de l'exécution en application de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, le tribunal s'est déclaré incompétent pour en connaître.

Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

30 janvier 2025• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205042

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande indemnitaire de M. C, qui sollicitait la réparation des préjudices subis du fait de l’illégalité de la délibération du 30 mars 2007 approuvant un programme d’aménagement d’ensemble. Le tribunal estime que le titre exécutoire du 14 décembre 2016, devenu définitif faute de recours en annulation dans les délais, fait obstacle à toute demande indemnitaire visant à en contester le bien-fondé. Les frais d’avocat exposés ne constituent pas un préjudice indemnisable distinct, car ils peuvent être pris en charge au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue repose sur le principe de l’autorité de la chose jugée et l’irrecevabilité des conclusions indemnitaires tendant à remettre en cause une décision pécuniaire définitive.

Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

30 janvier 2025• 4ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400528

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci contestait la décision de France travail (ex-Pôle emploi) de la radier de la liste des demandeurs d'emploi et de supprimer son allocation pour un mois, pour insuffisance d'actes positifs de recherche d'emploi. Le tribunal a jugé que la requérante, inscrite depuis 2022, n'avait produit que sept justificatifs de candidatures sur trois mois, ce qui ne démontrait pas des démarches suffisantes, et que ses difficultés de transport n'étaient pas établies comme un obstacle absolu. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et de l'injonction de versement de l'allocation, sur le fondement des articles L. 5411-1, L. 5412-1 et R. 5411-11 du code du travail.

Avocat : ANDREANI - HUMBERT

30 janvier 2025• Aide sociale
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2401065

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de son allocation pour deux mois. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables en l'absence de demande préalable auprès de France travail, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a estimé que la sanction était fondée, car le refus de suivre l'action d'aide à la recherche d'activité "ACTIV'PROJET" constituait un manquement au sens des articles L. 5412-1 et R. 5412-5 du code du travail. La décision de France travail PACA a donc été confirmée.

Avocat : ANDREANI - HUMBERT

30 janvier 2025• Aide sociale
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2202866

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné deux requêtes de Mme A, aide-soignante, contestant des refus de reconnaissance d'imputabilité au service de sa maladie et d'un accident. La première requête (n°2202866) visait un arrêté du 7 octobre 2021 refusant la reconnaissance d'une pathologie de l'épaule droite comme maladie professionnelle, tandis que la seconde (n°2302793) concernait un refus du 16 août 2022 pour un accident survenu lors de la fermeture de son hôpital. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, les vices de procédure (absence de communication du dossier et de consultation du médecin de prévention), et l'erreur d'appréciation. Il a considéré que la pathologie relevait d'une maladie dégénérative sans lien avec le service et que l'accident n'était pas imputable au service, en application des lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°86-33 du 9 janvier 1986, ainsi que du décret n°88-386 du 19 avril 1988. Les deux requêtes ont donc été

Avocat : EVODROIT-SCP INTER BARREAUX D'AVOCATS

30 janvier 2025• 11ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2109512

Le Tribunal Administratif de Marseille annule le permis de construire délivré par le maire de Belcodène pour une maison individuelle. Le projet est situé en zone rouge du plan local d'urbanisme (PLU) en raison du risque de feu de forêt, ce qui interdit toute nouvelle construction. Le tribunal retient la violation de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, estimant que le risque d'incendie est avéré et justifie le refus du permis. La fin de non-recevoir soulevée par la commune, fondée sur la tardiveté du recours, est écartée.

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT

29 janvier 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317629

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 28 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours de Mme A, ressortissante béninoise, contre un refus de visa long séjour en qualité d'enfant de ressortissant français. L'annulation est prononcée pour vice de procédure, l'administration n'ayant pas démontré que la commission s'était réunie dans une composition régulière conformément à l'arrêté du 4 décembre 2009. Le tribunal enjoint à la commission de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais d'instance.

Avocat : SCP D'AVOCATS MADRID CABEZO - MADRID FOUSSEREAU - MADRID

28 janvier 2025• 11ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406544

Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé inopérant le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation concernant la demande de régularisation, celle-ci relevant du pouvoir discrétionnaire du préfet et non d'un droit. Enfin, la décision d'éloignement n'a pas été considérée comme une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et familiale.

Avocat : ANDREA ASSOR-DOUKHAN

28 janvier 2025• 2ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302141

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, brigadier-chef de police, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 30 septembre 2022 portant promotion au grade de major de police, au profit de Mme B. Le tribunal a jugé que le refus d'inscription au tableau d'avancement n'est pas une décision individuelle devant être motivée, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation. Sur le fond, après avoir examiné les mérites comparés des deux candidats, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en retenant la candidature de Mme B, dont la valeur professionnelle était supérieure, conformément à l'article 17 du décret du 9 mai 1995. La requête a donc été rejetée dans toutes ses conclusions.

Avocat : DOREAN AVOCATS

28 janvier 2025• 1 ère Chambre
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500530

Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Vaucluse l’obligeant à quitter le territoire français, a ordonné le 28 janvier 2025 la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nîmes. Cette décision fait suite à la fin de la rétention administrative de l’intéressé, intervenue par ordonnance du juge judiciaire le 27 janvier 2025. En application des articles R. 922-1, R. 922-2 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le juge a estimé que la compétence territoriale relevait désormais du tribunal dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité préfectorale auteure de l’acte attaqué, soit le tribunal de Nîmes.

Avocat : BREAN

28 janvier 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402051

Le Tribunal Administratif de Rouen a donné acte du désistement de Mme A de ses conclusions en annulation d’un titre exécutoire émis par un EHPAD pour un montant de 5 682,67 euros. Le juge a rejeté les demandes de frais de procès des deux parties, estimant qu’il n’y avait pas lieu à condamnation sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution a été rendue par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

28 janvier 2025