523 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
523
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 971
Avec résumé IA
Avocat : REGENT
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, rejetant la demande de visa de long séjour de Mme B A au titre de la réunification familiale avec sa mère, bénéficiaire de la protection subsidiaire. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a indiqué avoir donné instruction de délivrer le visa sollicité, ce qui a été effectué. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné l'État à verser 1 200 euros à l'avocat des requérantes au titre des frais d'instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 12 avril 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté la demande de visa de long séjour de l'enfant D A, fille alléguée d'un réfugié. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence d'autorisation de la mère et sur le fait que le réunifiant n'avait pas inclus l'enfant dans une précédente demande de réunification, sans tenir compte des éléments de possession d'état produits. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, en application des articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale opposée à Mme A et à sa fille D B A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas de manière suffisamment probante un risque imminent et grave d'excision pour l'enfant, ni que le décès de sa sœur aînée était lié à cette pratique. Par ailleurs, aucun doute sérieux n'a été retenu quant à la légalité de la décision, les documents d'état civil produits étant jugés insuffisants pour établir l'identité et le lien familial. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D A et Mme F E qui demandaient d'enjoindre à l'OFII de transmettre un accord de regroupement familial au consulat français à N'Djamena. Le juge a estimé que cette demande, ne visant pas les autorités consulaires, ne relevait pas de la compétence du tribunal de Nantes, contrairement aux litiges sur les visas d'entrée. En application des articles L. 521-3, R. 312-18 et L. 522-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, sans examen de l'urgence.