123 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
123
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 618
Avec résumé IA
Avocat : SHVEDA
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 11 juin 2025 obligeant M. C, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a considéré que la décision portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. C, eu égard à la présence de sa mère malade et de ses frères et sœurs en France, et à l'absence d'attaches en Algérie. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de supprimer le signalement de M. C aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de M. B, ressortissant angolais, contestant un arrêté préfectoral du 12 juin 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d’un an et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, en raison de ses attaches familiales en France (épouse, enfants nés et scolarisés en France). Le tribunal a statué sur la base du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La solution retenue par le jugement n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision finale est attendue après l’audience du 25 juin 2025.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) pour deux ans et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la CEDH), compte tenu de son retour en France malgré une précédente IRTF et de son comportement délictueux. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de M. C D contestant l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 15 février 2021 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de droit et de fait, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'absence de saisine de la commission du titre de séjour. La solution retenue est le rejet des conclusions dirigées contre la décision de refus de titre de séjour, le tribunal ayant déjà statué sur les autres décisions par un jugement antérieur. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme, et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de Mme A B, ressortissante arménienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour de trois ans et l'assignation à résidence pris par la préfète de l'Allier. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.