702 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
702
Décisions totales
383 581
Ordonnances
237 673
Avec résumé IA
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Avocat : SCP ROBIN- VERNET
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de M. et Mme B, ressortissants algériens, contre les arrêtés du préfet de la Loire refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté leurs demandes, considérant que les décisions préfectorales étaient suffisamment motivées et proportionnées, et qu'elles ne portaient pas une atteinte excessive à leur vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer des visas de retour à un enfant et à sa mère. Postérieurement à l’introduction de la requête, les visas sollicités ont été délivrés par l’autorité consulaire. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser une somme de 500 euros aux requérants au titre des frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension présentée par Mme B. Celle-ci contestait le refus de la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les arguments généraux de la requérante et la situation de santé de son enfant ne démontrent pas une atteinte grave et immédiate à ses intérêts.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète de la Loire d'autoriser le regroupement familial pour son épouse et leurs quatre enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur de fait en prenant en compte l'ensemble des enfants de M. B pour calculer la surface habitable minimale requise. Constatant que le logement de M. B ne répondait pas aux normes de superficie fixées par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers, le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de Mme A dans un centre d’hébergement d’urgence sous quinze jours. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 19 décembre 2023, n’avait reçu aucune offre d’hébergement dans le délai légal de six semaines prévu à l’article R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a fait application du II de l’article L. 441-2-3-1 du même code pour ordonner cette mesure, sans assortir l’injonction d’une astreinte et en rejetant la demande de frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la préfète du Rhône pour ordonner l'expulsion de Mme C D épouse B, de M. F et de Mme A B du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile d'Oullins. La requête a été rejetée. Le juge a estimé que, malgré la fin de leur droit au séjour et au maintien dans les lieux en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la situation de vulnérabilité particulière des occupants, liée à leur état de santé, constituait une contestation sérieuse faisant obstacle à la mesure d'expulsion sollicitée.