Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312957
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'un demandeur visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, dans l'exercice de son large pouvoir d'appréciation, n'a pas commis d'erreur manifeste en prenant en compte une condamnation pour conduite sous stupéfiants, même ancienne et effacée du bulletin n°2. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : CETINKAYA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313584
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que l'administration, en consultant le Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ) avant qu'une mention n'y soit inscrite, n'a pas méconnu l'interdiction de consultation prévue à l'article 230-8 du code de procédure pénale. La décision d'ajournement, fondée sur des faits de vol révélés par cette consultation régulière, n'est donc pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314349
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 28 mars 2023 ordonnant la saisie définitive de ses armes. La juridiction estime que la décision est suffisamment motivée et que le dépassement du délai d'un an prévu à l'article L. 312-9 du code de la sécurité intérieure pour statuer ne la rend pas illégale, mais peut seulement engager la responsabilité de l'État. Elle écarte également les autres moyens, notamment l'illégalité de l'arrêté initial de remise des armes, considérant que la décision attaquée est une mesure distincte.
Avocat : GAUDRE COEUR-UNI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412092
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. Eng’s A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français et fixant son pays de renvoi. Le juge estime que le préfet a correctement appliqué l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en vérifiant l'absence de risque personnel de traitements inhumains ou dégradants. Le requérant n'a pas apporté d'éléments suffisants pour établir qu'il serait exposé à un tel risque en cas de retour en République démocratique du Congo.
Avocat : ROULLEAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2414134
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de deux ressortissants mongols visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux leur retirant leur attestation de demandeur d'asile et leur notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'OQTF était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les décisions attaquées sont donc légalement fondées sur le rejet préalable de leur demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA).
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2414281
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 2 août 2024 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet de Maine-et-Loire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que sa situation personnelle et familiale, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision attaquée a donc été déclarée légale.
Avocat : KADDOURI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2417733
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté du 12 juillet 2024, considérant que le refus de titre de séjour était insuffisamment motivé, notamment au regard de l'état de santé du requérant et de sa vie privée et familiale (articles L. 425-9 et L. 435-1 du CESEDA, article 8 de la CEDH). Les mesures d'éloignement, découlant de ce refus illégal, ont été annulées par voie de conséquence.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419530
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... E... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 19 janvier 2024 lui retirant sa carte de résident et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était légalement signée par un adjoint délégataire, suffisamment motivée, et que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour avant un retrait pour mariage de complaisance, conformément à l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, y compris la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : SELARL 333
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603153
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme C... visant à annuler son arrêté de transfert vers l’Espagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l’auteur de l’arrêté, à son information dans une langue qu’elle comprend et à la motivation, ne sont pas fondés. La décision s’appuie principalement sur les dispositions du règlement (UE) n°604/2013 et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : CHAMKHI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603703
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D... F..., qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers le Portugal au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que la signature de l'arrêté était régulière et que l'entretien individuel, prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, avait été conduit dans des conditions conformes, notamment en termes de confidentialité et de qualification de l'agent. Le tribunal a ainsi jugé que les moyens soulevés, y compris ceux fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas établis.
Avocat : TSANGA NDOMO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603705
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant qu'elle était entachée d'erreur de droit et d'un défaut d'examen de la situation de vulnérabilité du requérant, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement ces conditions d'accueil.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604022
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'urgence du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, conformément à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : THOUMINE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604049
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Pajarola visant à annuler la procédure de passation d'un marché public de transport de produits de la pêche par la CCI de la Vendée. Le juge estime que les griefs tirés d'une prétendue dénaturation de l'offre de la requérante lors de l'examen des sous-critères techniques et d'une irrégularité dans la méthode de notation ne sont pas fondés. La décision est rendue en application des articles L. 551-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de la commande publique.
Avocat : BOISSET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604124
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le non-respect du délai de 90 jours pour solliciter l'asile (article L. 551-15 du CESEDA), était entaché d'un défaut d'examen de la situation de vulnérabilité du requérant, pourtant exigé par les articles L. 522-1 à L. 522-3 du même code. L'OFII est enjoint de réexaminer la situation du demandeur dans un délai de cinq jours.
Avocat : SARL ALTG19
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604131
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Roumanie pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté contesté était suffisamment motivé, car il mentionnait expressément le règlement (UE) n°604/2013 et exposait les faits justifiant la responsabilité de la Roumanie, notamment la détention d'un visa roumain valide. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604232
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F... B... visant à annuler une interdiction de retour sur le territoire français (IRT) de quatre ans prononcée par le préfet de la Sarthe. Le tribunal a jugé irrecevable sa première requête pour défaut d'exposé des moyens, et a rejeté le fond de sa seconde requête, considérant que l'arrêté était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BENGONO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604967
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus de visa de long séjour de retour en France pour un enfant. Le juge constate que la décision attaquée est devenue sans objet, l'administration ayant donné instruction de délivrer le visa sollicité. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de suspension et d'injonction, mais il met à la charge de l'État une somme de 550 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL ALTG19
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404219
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique, a rejeté la requête d'un détenu demandant réparation pour trois fouilles intégrales subies en détention. La juridiction a estimé que ces mesures, ordonnées par le chef d'établissement, étaient justifiées par le profil pénal et pénitentiaire du requérant ainsi que par le contexte sécuritaire, et ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 et suivants et R. 225-1 et suivants) relatives aux fouilles.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502056
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête de M. D... E... visant à annuler la décision de récupération d'un RSA indûment perçu et la demande de remise gracieuse. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 412-3 du code des relations entre le public et l'administration et L. 114-10 du code de la sécurité sociale, ne sont pas fondés. Elle considère que la procédure de recouvrement de l'indu de 8 052 euros et des frais de gestion associés est régulière.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600839
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du préfet du Cher suspendant le permis de conduire du requérant pour douze mois. Le juge a constaté que l'autorité administrative n'avait pas produit de mémoire en défense et n'avait ainsi pas justifié la durée de la suspension, qui doit être proportionnée. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 224-2 et L. 235-1 du code de la route, relatifs à la suspension du permis pour usage de stupéfiants.
Avocat : GUYON