Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600451
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé avec autorisation de travail à une ressortissante algérienne ayant déposé une demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, fondant sa décision sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais exposés.
Avocat : DIASPARRA JUSTINE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600528
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un étudiant étranger. Le juge a estimé que l'administration, en ne délivrant pas ce document malgré un dossier complet, plaçait le requérant dans une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600913
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension du préfet des Alpes-Maritimes visant un arrêté municipal ordonnant des travaux d'urgence sur une route départementale. Le juge des référés a estimé que le moyen tiré de l'absence de base légale ne créait pas un doute sérieux sur la légalité de l'acte, le maire pouvant invoquer ses pouvoirs de police générale (article L. 2212-2 5° du CGCT) face à une carence du département dans l'exercice de sa police spéciale de la voirie. La décision applique les articles L. 2131-6 du CGCT et L. 554-1 du CJA.
Avocat : GRAVEREAUX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302693
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en plein contentieux concernant l'imposition sur le revenu et les contributions sociales de M. A... B... pour les années 2018 à 2020. Le tribunal a constaté qu'un dégrèvement partiel de l'impôt sur le revenu avait déjà été accordé par l'administration, rendant cette partie du litige sans objet. Il a ensuite rejeté les autres demandes du requérant, notamment concernant la motivation de la proposition de rectification et le dégrèvement des contributions sociales pour 2018, en s'appuyant sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales. La demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : BANCHETRI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305988
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de décharge d'impôts et de contributions sociales présentée par M. et Mme A... pour les années 2018, 2019 et 2021. La juridiction a jugé que la proposition de rectification pour 2018 était intervenue dans le délai légal de reprise (article 60 de la loi de finances pour 2017) et que les associés d'une SCI sont imposables sur leur quote-part de bénéfices, même non perçus, conformément aux articles 8 et 12 du code général des impôts. Les moyens tirés de la prétendue incompétence du signataire de la décision de rejet et de l'absence de perception effective des revenus ont été écartés.
Avocat : ROCHETTE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306021
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la décharge de rappels de TVA pour la période 2019-2021. La juridiction a jugé que la requérante, dont l'activité de "centre de bien-être" était soumise à taxation d'office en l'absence de déclaration, n'avait pas rapporté la preuve du caractère exagéré de l'imposition, comme l'exigent les articles L. 193 et R. 193-1 du Livre des Procédures Fiscales. Le tribunal a également considéré que les conditions pour bénéficier de la franchise en base de TVA (article 293 B du Code Général des Impôts) n'étaient pas établies en l'espèce.
Avocat : LEVY-DRUON
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302704
La SARL Burger Queen conteste devant le Tribunal Administratif de Nice des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA, amendes) suite à un contrôle. Le tribunal rejette sa requête, considérant notamment que la procédure de rectification contradictoire a été régulièrement suivie et que la demande de recours hiérarchique, formulée tardivement après la clôture de la procédure, n'était plus recevable. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales, en particulier l'article L.10 et la charte du contribuable vérifié.
Avocat : GUEUNIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303779
**Sujet principal** : Contestation par une SARL de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés suite à une vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société IMODIM. Il estime que l'administration fiscale a correctement imposé la SARL, et non la société civile de personnes (SCP) dont elle était membre, pour les bénéfices de location meublée réalisés. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision sur les articles du Code général des impôts (CGI) définissant le régime d'imposition des sociétés, notamment les articles 8, 206, 218 bis et 35 relatifs à l'imposition des bénéfices industriels et commerciaux, dont ceux de la location meublée.
Avocat : GARCIN-PEIFFERT
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304419
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SELARL Huertas, mandataire successoral, qui contestait des rehaussements d'impôt sur le revenu de 2018 notifiés à la suite d'une vérification de comptabilité de la SNC Dripass. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification, régie par les articles L.47, L.53 et L.57 du Livre des Procédures Fiscales, était régulière et ne constituait pas un détournement de procédure pour rectifier l'imposition personnelle de l'associé décédé. Les moyens soulevés, notamment sur le principe du contradictoire et le délai de reprise, ont été écartés comme infondés.
Avocat : SELAS STIFANI - FENOUD- BECHTOLD
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305105
**Sujet principal** : Contestation par une société suisse de redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, contribution sur les revenus locatifs, retenue à la source) suite à la requalification en acte anormal de gestion de la mise à disposition gratuite d’un bien à son associé unique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Phoenix Union Co. Il confirme son assujettissement à l’impôt sur les sociétés en France, en considérant qu’une société anonyme de droit étranger est assimilable à une société anonyme de droit français et est donc imposable sur sa forme sociale, indépendamment de son objet ou de son activité. La mise à disposition gratuite du bien constitue bien un acte anormal de gestion justifiant la réintégration de loyers fictifs. **Textes appliqués** : Article 206 du code général des impôts (assujettissement des sociétés anonymes à l’impôt sur les sociétés) et principes généraux du droit fiscal relatifs aux actes anormaux de gestion.
Avocat : SCP D'AVOCATS GÉRARD ROMAIN - VINCENT ZIMMER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400714
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur un recours en plein contentieux formé par une SCI contestant le calcul de la plus-value immobilière imposable suite à la cession d'un bien en 2021. Le tribunal a constaté qu'un dégrèvement partiel avait déjà été accordé par l'administration fiscale après l'introduction de la requête, rendant une partie des conclusions sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions, en application des articles 150 V et 150 VB du code général des impôts et de l'article L.193 du livre des procédures fiscales.
Avocat : POTHET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507003
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir une provision sur une créance d'allocation temporaire d'invalidité. Le juge a jugé la requête irrecevable car la requérante n'avait pas préalablement adressé de demande de paiement à l'administration, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Cette condition de recevabilité est applicable aux demandes de provision fondées sur l'article R. 541-1 du même code.
Avocat : SCP PATRICK DEUDON
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600229
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... qui contestait la régularité de plusieurs mises en demeure de payer des impôts locaux et sur le revenu, ainsi que les majorations afférentes. Le tribunal a jugé que les irrégularités de forme alléguées sur les actes de recouvrement (comme l'absence de mention d'un délai avant poursuites) ne relevaient pas de sa compétence en contentieux de pleine juridiction, qui se limite à l'examen de la dette elle-même. Il a également estimé que le moyen tiré de la prescription quadriennale de l'action en recouvrement (article L. 274 du Livre des Procédures Fiscales) n'était pas fondé. Les autres arguments relatifs à l'assiette de l'impôt ont été déclarés irrecevables dans ce cadre procédural.
Avocat : GERVAL
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600718
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé avec autorisation de travail à un ressortissant albanais, constatant l'urgence due à la carence de l'administration. Le juge a appliqué l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier sa compétence et les articles R. 431-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers pour fonder le droit au récépissé. Il a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant, mais a rejeté la demande d'astreinte et d'indemnité.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304613
**Sujet principal** : La SAS Majac conteste devant le Tribunal administratif de Marseille la régularité d'une procédure de vérification de comptabilité et la reconstitution de son chiffre d'affaires, qui ont conduit à des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et à des rappels de TVA pour les années 2016 et 2017. **Juridiction et solution** : Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Majac. Il a jugé que la procédure était régulière et que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration n'était pas entachée d'irrégularité. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les articles L. 76 B, L. 81 et L. 85 du livre des procédures fiscales, qui encadrent le droit de communication de l'administration et l'information du contribuable, ainsi que sur les dispositions du code général des impôts.
Avocat : BOFFARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306796
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de rappels de TVA pour les années 2016 et 2017, ainsi que celle d'une majoration pour manquement délibéré. La juridiction a estimé que les activités de l'intéressé, combinant monitorat de cyclisme et vente de vélos, étaient soumises à la TVA et que les rehaussements de bénéfices étaient justifiés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : CM-TAX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306925
**Sujet principal** : La SASU GTR conteste la régularité d'une procédure de vérification de comptabilité ayant conduit à des rectifications d'impôt sur les sociétés et de TVA, ainsi que les pénalités associées. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que le service des impôts a régulièrement procédé à une évaluation d'office des bases d'imposition, car la société, malgré plusieurs mises en garde et reports, n'a pas permis la tenue du contrôle fiscal en ne se faisant pas représenter par un mandataire. **Textes appliqués** : L'article L. 74 du livre des procédures fiscales, qui autorise l'évaluation d'office lorsque le contrôle fiscal ne peut avoir lieu du fait du contribuable.
Avocat : SELAS AVOCATS PICOVSCHI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307047
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de décharge d'impositions et de pénalités présentée par une contribuable, suite à un contrôle fiscal de la société dont elle était dirigeante. Le tribunal estime que les moyens soulevés, notamment concernant la régularité de la procédure de vérification de la société et la qualification de "maître de l'affaire", ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur le principe d'indépendance des procédures et les dispositions du livre des procédures fiscales.
Avocat : SELAS AVOCATS PICOVSCHI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307161
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'une infirmière libérale contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales pour les années 2019 et 2020. La juridiction a jugé que l'administration fiscale était fondée à procéder à une évaluation d'office des bénéfices en raison de l'absence de déclaration et d'une situation d'opposition au contrôle fiscal, conformément aux articles L. 74 et suivants du livre des procédures fiscales. Elle a également estimé que le recours aux données du système national inter régimes (SNIR) pour reconstituer le chiffre d'affaires était légal et que les pénalités étaient applicables.
Avocat : FOUDIL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307613
**Sujet principal** : Recours contre des rectifications fiscales et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2016 et 2017, suite à un contrôle d'une SCI. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens des requérants concernant l'irrégularité de la procédure de vérification. Il considère que la vérification n'est pas entachée d'irrégularité du fait qu'elle se soit déroulée chez l'expert-comptable, puisque cela résultait d'une demande de la gérante de la SCI, permettant toujours un débat contradictoire. **Textes appliqués** : Article L. 13 du livre des procédures fiscales (règles de vérification de comptabilité).
Avocat : MATHIEU