Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501669
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les arrêtés préfectoraux refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité, notamment au regard de l'examen de sa situation médicale et de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : WALTHER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502262
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un certificat de résidence à un ressortissant algérien, parent d'un enfant français, et prononçant son obligation de quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur d'appréciation sur la menace à l'ordre public. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire dans le cadre de l'instance relative à une mesure ultérieure d'assignation à résidence.
Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502349
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l’interdiction de retour associée. Le juge a estimé que l’arrêté préfectoral était légal, notamment car la signataire était compétente et que la situation personnelle et familiale du requérant, ressortissant algérien, ne justifiait pas la délivrance d’un titre de séjour au titre de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et sur ledit accord bilatéral.
Avocat : CABINET NDIAYE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502657
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et prononçant son obligation de quitter le territoire. Le juge a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en constatant l'absence d'éléments médicaux suffisants pour justifier la délivrance d'un titre au titre de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les mesures d'éloignement, découlant légalement du refus de titre, n'ont pas été jugées contraires à la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MITATA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503372
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour "vie privée et familiale" et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé la décision du préfet de l'Orne, considérant que le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire portaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, au regard de ses liens stables et anciens en France. La solution s'appuie sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503422
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet du Calvados avait légalement apprécié, sur la base des relevés de notes, que les études du requérant n'étaient ni réelles ni sérieuses, ce qui justifiait le refus de renouvellement au regard des conditions cumulatives de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres décisions (obligation de quitter le territoire, délai de départ, pays de destination) ont été jugées légales en conséquence, et la demande d'injonction et de provision pour frais d'avocat a été rejetée.
Avocat : MITATA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503548
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour et ordonnant l'éloignement de Mme B..., une ressortissante géorgienne. La juridiction a estimé que le préfet du Calvados avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas suffisamment compte de l'ancienneté (près de vingt ans), de la stabilité et de l'insertion de l'intéressée en France. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer à Mme B... un titre de séjour mention "vie privée et familiale", considérant que le refus initial portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : AARPI CONCORDANCE AVOCATS
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503972
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour, ordonnant l'éloignement et prononçant une interdiction de retour. La juridiction a annulé l'arrêté du 23 octobre 2025 du préfet du Calvados, considérant que le refus de titre de séjour était insuffisamment motivé et méconnaissait l'examen complet de la situation personnelle et familiale de la requérante, au regard notamment des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres mesures (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour) ont été annulées en conséquence de cette illégalité.
Avocat : SCHLOSSER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504194
Le Tribunal Administratif de Caen rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement et une interdiction de retour d'un ressortissant bangladais. La juridiction estime que l'arrêté est légal, notamment car son signataire était compétent, sa motivation est suffisante, et il ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1.
Avocat : KWEMO
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600477
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire délivré par le maire de Ghisonaccia. Le préfet de la Haute-Corse soutenait que l'autorisation méconnaissait les règles d'urbanisme, notamment les dispositions du code de l'urbanisme et du PADDUC. Le tribunal a jugé que le recours du préfet, fondé sur l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, n'était pas recevable car il était tardif, l'article L. 600-12-2 du code de l'urbanisme ne prorogeant plus le délai de recours contentieux par un recours gracieux.
Avocat : MERIDJEN
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600478
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Corbara. Le préfet de la Haute-Corse soutenait que l'arrêté méconnaissait plusieurs règles d'urbanisme, notamment celles du code de l'urbanisme (articles L. 121-8, L. 121-13 et R. 111-2) et du plan local d'urbanisme, concernant la constructibilité en espace non urbanisé, la protection du littoral et les caractéristiques de la voirie. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte, justifiant sa suspension en application de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2302823
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé le compte-rendu de l'entretien professionnel 2022 d'une attachée d'administration de l'État. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que l'agent n'avait pas été convoquée à un entretien et qu'aucune tentative d'échange adaptée à son congé maladie n'avait été démontrée par l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code général de la fonction publique et 2 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010, qui imposent la tenue effective d'un entretien annuel.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601053
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le juge a estimé que l'OFII, en se fondant uniquement sur la tardiveté de la demande, avait méconnu l'obligation légale d'appréciation individualisée de la situation du requérant, notamment au regard de sa vulnérabilité, imposée par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été prononcée pour le requérant.
Avocat : JOLET INGRID
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600935
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision préfectorale refusant l'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que ce refus, motivé par l'incomplétude du dossier (absence d'ordonnance de protection), ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La condition d'urgence n'a donc pas à être examinée, et la requête est jugée irrecevable.
Avocat : BRUNA-ROSSO
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600996
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a examiné la requête d'un étranger demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un récépissé. Le juge constate que le préfet a délivré un titre de séjour provisoire avant l'ordonnance, privant la demande principale d'objet. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur cette injonction. La demande d'aide juridictionnelle est quant à elle rejetée, car elle excède l'office du juge des référés, limité aux mesures provisoires par l'article L. 511-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601141
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a examiné une requête visant à enjoindre au préfet du Gard de délivrer un récépissé autorisant le travail pendant l'instruction d'une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté que le préfet avait déjà délivré ce récépissé avant le jugement, privant ainsi la demande principale de son objet. En conséquence, le juge a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le fond mais a mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais exposés par le requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MISSLIN
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601175
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi par un requérant demandant l'injonction au préfet du Gard de lui délivrer un document provisoire de séjour. La juridiction constate que le préfet a délivré une attestation de prolongation d'instruction, privant ainsi la demande de son objet. En application des articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601253
Sujet principal : Demande d'injonction pour la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Nîmes (juge des référés). Solution retenue : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer, car le préfet a délivré le récépissé demandé avant le jugement, privant la requête de son objet. Textes appliqués : Articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601271
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur une demande d'injonction adressée au préfet de Vaucluse. Le litige, portant sur la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pour un titre de séjour, est devenu sans objet car l'administration a délivré une carte de séjour temporaire à la requérante avant le jugement. Le juge a également rejeté la demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant qu'il n'y avait pas lieu de la mettre à la charge de l'État dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : RIVIERE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601314
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond de la demande. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures utiles en cas d'urgence).