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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2601175

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2601175

mercredi 1 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2601175
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi par un requérant demandant l'injonction au préfet du Gard de lui délivrer un document provisoire de séjour. La juridiction constate que le préfet a délivré une attestation de prolongation d'instruction, privant ainsi la demande de son objet. En application des articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 mars 2026, M. A... B..., demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer un document provisoire permettant de régulariser son séjour dans l’attente de la décision définitive.

Il soutient que la mesure est urgente et utile.


Le préfet du Gard a produit des pièces enregistrées le 13 mars 2026 et communiquées.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 511-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. (…) ». Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Par ailleurs, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.

2. Il résulte de l’instruction que, suite à l’enregistrement du recours de M. B..., le préfet du Gard lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour valable du 13 mars 2026 au 12 juin 2026 permettant le maintien de ses droits ouverts en raison du titre de séjour précédemment obtenu. Par suite, les conclusions présentées par le requérant tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet du Gard de lui délivrer un document provisoire permettant de régulariser son séjour dans l’attente de la décision définitive se trouvent privées d’objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.


O R D O N N E


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentée par M. B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet du Gard.


Fait à Nîmes, le 1er avril 2026.


La juge des référés,




C. BOYER

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La Greffière.


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