Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507082
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que l'état de santé de la requérante, caractérisé par des troubles locomoteurs et un périmètre de marche réduit, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction *importante et durable* de l'autonomie de déplacement à pied. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles L. 241-3 et suivants) et sur les critères d'appréciation définis par l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210622
La SASU Otico conteste devant le **Tribunal Administratif de Melun** le rejet partiel de sa demande de crédit d'impôt recherche (CIR) et de crédit d'impôt innovation (CII) pour l'année 2020. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a rejeté sa requête visant le remboursement intégral des crédits. Il a jugé, en application des articles **244 quater du CGI** et **49 septies G de l'annexe III au CGI**, que les dépenses de personnel non qualifié et certaines prestations externalisées ne remplissaient pas les conditions légales d'éligibilité, notamment le critère d'affectation directe et exclusive aux opérations de recherche.
Avocat : SELARL BAYET & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600874
**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement après une décision de la commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal accorde une provision réduite de 400 euros (au lieu des 10 000 euros demandés) pour la période non encore indemnisée, et condamne l'État à payer 1 300 euros au titre des frais irrépétibles. Il rejette le surplus de la demande. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions de la provision), et les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (obligation de relogement et délai imparti au préfet).
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401703
Le Tribunal administratif de Rennes a annulé un avis de sommes à payer émis par le département du Finistère pour le recouvrement d'un trop-perçu de RSA. La juridiction a retenu que le titre exécutoire, ainsi que les décisions antérieures, ne comportaient pas les éléments de calcul de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. En revanche, la demande de remboursement des sommes déjà recouvrées a été rejetée, le bien-fondé de la dette ayant été antérieurement établi.
Avocat : DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401787
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi d'un recours en plein contentieux contre une décision implicite et un refus de remise gracieuse concernant une dette d'allocation de logement familial. Le tribunal constate que la caisse d'allocations familiales a, avant le jugement, annulé la créance contestée et restitué les sommes retenues. Par conséquent, il estime que la requête est devenue sans objet et qu'il n'y a pas lieu de statuer.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504906
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a jugé que l'état de santé de la requérante, atteinte d'un Covid Long, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la mobilité pédestre réduite.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601589
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par une société sous-traitante (CDI) demandant le paiement direct d'une provision par la commune d'Annemasse. Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale, la commune ayant procédé au paiement de la somme litigieuse avant l'ordonnance. Les conclusions de la société demandant la condamnation de la commune aux frais non compris dans les dépens (article L. 761-1 du CJA) sont rejetées, celle-ci n'étant pas la partie perdante.
Avocat : SOCIETE UGGC AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501405
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu de Revenu de Solidarité Active (RSA). Le juge a estimé que le requérant, bien que décrivant une situation personnelle difficile, n'apportait pas la preuve d'une précarité financière actuelle justifiant une remise, et que l'omission répétée de déclarer ses indemnités journalières ne pouvait être considérée comme une erreur de bonne foi. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et les règles applicables au RSA issues du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501407
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, a été saisi d'un recours en plein contentieux contre le rejet par la commission de recours amiable d'un indu de prime d'activité. Le tribunal constate que la production de nouveaux bulletins de salaire en cours d'instance a réduit l'indu contesté de 1 082,43 € à 406,14 €. Par conséquent, il déclare sans objet la requête pour la différence de 676,29 € et rejette le surplus des conclusions, la requérante ne contestant pas le nouveau calcul, sur le fondement du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501448
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, rejette la demande d'annulation du rejet de la remise gracieuse d'un indu de prime d'activité. Le juge, substituant son appréciation à celle de l'administration, estime que la requérante n'établit pas sa bonne foi, car elle ne démontre pas avoir reçu des informations erronées de la caisse et ne pouvait ignorer l'obligation de déclarer les revenus agricoles de son concubin. La situation de précarité financière n'est pas non plus caractérisée au regard des bénéfices agricoles importants perçus. La décision s'appuie sur les principes jurisprudentiels régissant la remise gracieuse des indus.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600244
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) d'une ressortissante russe demandant l'injonction au préfet de délivrer un duplicata de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressée détenait une attestation de prolongation d'instruction valide lui permettant de justifier de son séjour, de travailler et de voyager, et que le titre était en cours de fabrication. Aucun élément ne démontrait l'existence de difficultés concrètes justifiant une mesure d'urgence.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602800
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Darbres en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire examiner un bâtiment présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, consiste à constater l'état des lieux, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures conservatoires nécessaires.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601027
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une procédure de marché public suite au rejet d'une offre jugée anormalement basse. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de référé). **Solution retenue** : La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la société requérante (EGELEC), mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond. **Textes appliqués** : La procédure était engagée sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative (référé précontractuel).
Avocat : MOATTI LIONEL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509209
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'expertise médicale visant à établir un lien entre la vaccination contre le SARS-CoV-2 de la requérante et les troubles de santé qu'elle présente, ainsi que le préjudice en résultant. La juridiction a ordonné cette mesure d'instruction sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, considérant son utilité pour la suite de la procédure. La demande d'indemnisation de la requérante s'appuie sur le régime de solidarité nationale prévu à l'article L. 3131-4 du code de la santé publique pour les préjudices liés aux activités de prévention réalisées en application de mesures d'urgence sanitaires.
Avocat : COUBRIS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515730
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d'un usager visant à obtenir une provision de 4 570 euros de la communauté de communes pour un préjudice lié aux conditions de ramassage des déchets. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une créance non sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, notamment en ne produisant pas de pièces étayant ses allégations de discrimination liée au handicap. La demande de la collectivité de condamner le requérant aux dépens sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code est également rejetée.
Avocat : FORCINAL
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501288
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge, exerçant son plein contrôle contentieux, a estimé que la situation financière de la requérante (disposant d'environ 1500 euros par mois) ne caractérisait pas un état de précarité justifiant une telle remise. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et les règles applicables à la remise des indus des prestations sociales.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501322
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler une contrainte pour recouvrement d'un indu de prime d'activité. Le tribunal a estimé que la Caisse d'Allocations Familiales de Touraine avait à bon droit constaté un trop-perçu de 740,85 euros, fondé sur un contrôle de ressources révélant une sous-déclaration des revenus de la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives au contrôle et au recouvrement des prestations.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501454
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'annulation du rejet de la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». La requérante, souffrant de troubles psychiques, ne démontrait pas que son état imposait systématiquement un accompagnement pour tous ses déplacements extérieurs, critère exigé par l'arrêté du 3 janvier 2017. La juridiction a appliqué les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté précité, pour constater l'absence de droit à l'obtention de la carte.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501505
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à annuler le rejet de son aide du Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) pour une facture d'eau. Le juge a constaté que la dette du requérant était inscrite dans un dossier de surendettement déclaré recevable, ce qui constitue, en application de l'article 2-1 du règlement intérieur du FSL d'Eure-et-Loir, un motif légal de refus d'aide. La décision administrative est donc conforme aux dispositions de la loi du 31 mai 1990 et du décret du 2 mars 2005 régissant ce fonds.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501512
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, rejette la requête de Mme B... visant à annuler une contrainte pour recouvrement d'une allocation de logement sociale indûment perçue. Le tribunal déclare la contestation irrecevable, car la requérante n'a pas exercé, dans le délai légal de deux mois, le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales. Cette solution est fondée sur les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation, qui subordonnent toute action contentieuse à l'épuisement de cette voie de recours gracieux.