Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501622
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme Diawara visant à annuler l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2024. Le tribunal a jugé que le retrait de son attestation de demande d'asile et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) étaient légaux, notamment après le rejet définitif de sa demande par la CNDA. Les moyens soulevés, concernant la compétence de l'auteur de l'acte, le droit d'être entendu, l'examen de sa situation personnelle et le respect des conventions internationales, ont été écartés.
Avocat : ESTEVENY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503868
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé les décisions implicites de rejet de demande de titre de séjour opposées à un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que le refus du préfet de la Gironde portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et de la stabilité de ses attaches familiales en France. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer à l'intéressé un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Avocat : CESSO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504367
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de résident. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante et que la procédure, notamment la consultation préalable du procureur de la République conformément à l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, était régulière. Elle a également jugé que le préfet pouvait légalement statuer sur des demandes successives de titres de séjour et que le refus, fondé sur une menace pour l'ordre public, était justifié.
Avocat : LASSORT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505299
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent, que la décision était suffisamment motivée et que le refus était légal, l'intéressée n'ayant pas justifié de la réalité et du sérieux de ses études supérieures comme l'exige l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, y compris ceux invoquant les articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code, ont également été écartés.
Avocat : MEAUDE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602042
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, rejette la demande d'un aide-soignant visant à suspendre sa révocation prononcée par le CHU de Bordeaux. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision disciplinaire n'est soulevé, notamment quant aux irrégularités de procédure ou au caractère disproportionné de la sanction. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et des textes régissant la fonction publique hospitalière.
Avocat : MEILLON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602052
**Sujet principal** : Recours contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile albanaise. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation d'urgence "Eloignement 72 heures"). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de refus de l'OFII. Il juge que l'OFII a méconnu son obligation d'examiner la vulnérabilité de la requérante, notamment au regard de sa situation médicale, avant de prononcer ce refus. **Textes appliqués** : L'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui subordonne un tel refus à la prise en compte de la vulnérabilité du demandeur, et l'article L. 522-1 du même code relatif à l'évaluation de cette vulnérabilité.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602058
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'une carte de séjour "travailleur saisonnier". Le juge a considéré que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant à la compétence de l'auteur, la motivation ou le respect des articles L. 421-34 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En revanche, l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée au requérant.
Avocat : MARTIN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602158
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile en procédure de réexamen. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus était légal au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit cette exclusion pour les demandes de réexamen. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Avocat : DA ROS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600449
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge d'un patient pour une hernie hiatale, estimant cette mesure utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La juridiction a rejeté les demandes de soumission d'un pré-rapport aux parties et de prise en charge immédiate des frais d'expertise, relevant qu'aucune disposition ne l'impose et que cette charge sera déterminée ultérieurement. Elle a également rejeté la demande d'allocation d'une provision au titre de l'article L. 761-1 du même code, considérant que les défendeurs ne pouvaient être regardés comme parties perdantes à ce stade.
Avocat : BOUYRIE MICHAËL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602486
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, accompagné d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de compétence du signataire et l'insuffisance de motivation, n'étaient pas fondés, après avoir constaté l'existence d'une délégation de signature régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FORUM REFUGIES - CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE PERPIGNAN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600976
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une délibération communale approuvant la révision d'un PLU, notamment pour la création d'une OAP et d'un zonage spécifique. Juridiction : Tribunal Administratif de Rennes (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que les moyens soulevés par les requérants, concernant les irrégularités de procédure et les atteintes aux principes d'urbanisme et d'environnement, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la délibération attaquée. Textes appliqués : Code de justice administrative (articles L. 521-1, L. 554-12, L. 761-1), Code de l'urbanisme, Code de l'environnement, Code général des collectivités territoriales.
Avocat : SELARL ARES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601360
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté une demande de référé-suspension visant à rétablir le permis de visite d'une compagne et de ses enfants auprès d'un détenu. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, compte tenu de l'intérêt public lié à l'ordre et à la sécurité en milieu carcéral, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité du retrait du permis n'était établi. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LA SELVE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510137
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'expertise concernant des désordres affectant une propriété à Pont-en-Royans, suite à un éboulement. Le juge a ordonné la mesure d'instruction, considérant son utilité pour éclairer un futur litige sur la responsabilité des travaux de purge réalisés, et a mis hors de cause plusieurs parties (dont une communauté de communes et un courtier) non concernées. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : LCA & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511768
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expertise vise à déterminer les causes des désordres affectant un mur de propriété bordant une route départementale et à évaluer les responsabilités potentielles, notamment celle du Département de l'Isère. La commune de Jardin a été mise hors de cause, et la demande d'allocation de frais de procès des requérants a été rejetée.
Avocat : CABINET URBAN CONSEIL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512995
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse. La juridiction a considéré que l'expertise, sollicitée pour évaluer les préjudices liés à une maladie reconnue imputable au service, était prématurée et frustratoire, l'intéressée n'ayant formulé aucune demande indemnitaire préalable et n'apportant pas d'éléments probants sur l'existence de ses préjudices. La décision s'appuie sur les articles R. 621-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ALLALA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600579
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... visant à enjoindre à la préfète de la Haute-Savoie de lui communiquer un rendez-vous et de statuer sur sa demande de carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, l'intéressé étant en possession d'une attestation de prolongation d'instruction valable. Il a également jugé que le juge des référés, statuant par des mesures provisoires, ne pouvait pas enjoindre à l'administration de statuer sur le fond d'une demande de titre de séjour dans un délai déterminé.
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600765
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête d'un étranger demandant l'injonction à la préfecture de lui fixer un rendez-vous pour la prise d'empreintes. La juridiction a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'intéressé avait effectivement été convoqué à un rendez-vous en préfecture, rendant sa demande sans objet. Le juge a appliqué les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et a rejeté la demande de condamnation de l'État aux dépens.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600772
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, ayant un caractère définitif, ne pouvait être ordonnée dans le cadre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui ne permet que des mesures conservatoires ou provisoires. La condition d'urgence invoquée par la requérante, liée à la constitution d'un dossier de logement social, n'a donc pas été examinée au fond.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600880
**Sujet principal** : Demande d'injonction (référé) pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction concernant une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge prononce un non-lieu à statuer, estimant que la requête est devenue sans objet. En effet, l'administration avait déjà délivré au requérant, avant l'enregistrement de sa requête, une attestation de décision favorable et l'informait de la fabrication de sa carte de séjour. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures utiles en cas d'urgence).
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602055
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour pour un étranger malade. Le juge des référés estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant ayant sollicité le renouvellement hors délai et n'ayant fourni le contrat d'engagement républicain qu'après plusieurs relances. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 412-7, L. 412-8 et R. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCHURMANN