Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2401243
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'un gardien de la paix stagiaire demandant l'annulation de son placement en congé sans traitement pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué, pris par la préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Est, était régulier, notamment en ce qui concerne la compétence de son auteur et le respect de la procédure, qui incluait l'avis obligatoire du conseil médical. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général de la fonction publique, en particulier celles issues du décret n° 94-874 du 7 octobre 1994, relatives au régime des congés pour raison de santé des fonctionnaires stagiaires.
Avocat : CARMIER
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402718
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2024 qui lui imposait une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et une assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet du Cantal était compétent pour prendre ces mesures et que la procédure, notamment l'examen de la situation personnelle de la requérante, était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a examiné les moyens tirés de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CARLET
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402813
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 qui avait abrogé son attestation de demande d'asile et prononcé une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet de la Haute-Loire était compétent pour prendre ces mesures, notamment l'abrogation de l'attestation, car le requérant n'avait pas formé de recours en temps utile devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) après le rejet de sa demande par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). La décision s'appuie sur les articles L. 532-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : AD'VOCARE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600826
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car il était signé par une personne dûment habilitée, suffisamment motivé, et ne méconnaissait pas l'examen de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : YESILBAS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400591
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la société SAS Lorraine Services, qui contestait le refus de Pôle emploi Services de lui accorder l'aide "emplois francs" pour l'embauche d'un salarié. La juridiction a jugé que le refus était légal, car la société ne satisfaisait pas à la condition d'être à jour de ses obligations déclaratives et de paiement envers les organismes sociaux, exigée par l'article 5 du décret n° 2019-1471 du 26 décembre 2019. Le tribunal a ainsi validé la décision administrative en s'appuyant sur les dispositions de ce décret.
Avocat : HENRY DE VILLENEUVE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504481
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme F..., une ressortissante géorgienne, visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et une interdiction de retour. Le juge a estimé que la délégation de signature était régulière et que l'éloignement, consécutif au rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA, ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602407
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral fixant le pays de destination pour la reconduite à la frontière d'un étranger condamné à une interdiction du territoire. Le tribunal estime que le préfet était en situation de compétence liée pour prendre cette décision, l'intéressé n'ayant pas obtenu le relèvement de sa peine et n'ayant pas démontré de risque de traitements contraires à l'article 3 de la CEDH dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : L'ILL LEGAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602484
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. E... visant à annuler une interdiction de retour de deux ans prononcée par le préfet du Haut-Rhin. La juridiction estime que la décision, fondée sur les articles L. 612-7, L. 612-10 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est légalement adoptée par l'autorité compétente et suffisamment motivée. Elle considère que le préfet a correctement justifié sa décision en tenant compte de l'absence d'exécution de l'obligation de quitter le territoire, du manque d'attaches familiales en France et d'une menace à l'ordre public.
Avocat : HEBRARD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512877
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné deux recours pour excès de pouvoir contre des décisions de clôture de demande de titre de séjour, valant refus, notifiées via la plateforme ANEF. Le sujet principal concerne la légalité de ces refus opposés à des parents d'enfants réfugiés, fondés sur l'absence de production d'un acte d'état civil émis par l'OFPRA. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, considérant qu'elles procédaient d'une erreur de droit en exigeant une pièce non requise par les dispositions applicables, notamment l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer les demandes de titre de séjour.
Avocat : LULÉ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603522
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné une requête concernant le refus implicite de renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes de suspension et d'injonction, la préfète ayant accordé la carte de séjour en cours d'instance. La requérante a été provisoirement admise à l'aide juridictionnelle, mais sa demande de condamnation de l'État aux frais a été rejetée.
Avocat : TRONQUET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604273
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), son éloignement et son interdiction de retour. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326912
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., une enseignante vacataire de musique, qui demandait réparation à la Ville de Paris pour son maintien prolongé sous ce statut. La juridiction a jugé que le recours répété à un vacataire pour un enseignement spécialisé à temps très partiel répondait à un besoin ponctuel et non permanent, ne constituant pas une faute de l'administration. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 15 février 1988 relatifs aux agents non titulaires.
Avocat : SILVESTRE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410134
Sujet principal : Recours d'un ressortissant malien contre le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour et d'un récépissé par le préfet de police de Paris. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 3e Chambre). Solution retenue : Le tribunal annule la décision implicite de refus de délivrer un récépissé, car elle méconnaît l'article R. 431-12 du CESEDA. Concernant le refus implicite du titre de séjour, le tribunal constate son existence (silence gardé pendant 4 mois) et devra statuer sur sa légalité, notamment au regard de l'obligation de motivation (article L. 211-2 du CRPA). Textes appliqués : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles R. 431-12, R. 432-1, R. 432-2) et Code des relations entre le public et l'administration (article L. 211-2).
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416668
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de Mme D... visant à annuler le refus d'autorisation d'instruction en famille pour ses deux filles. Le juge a estimé que l'administration avait correctement apprécié, au regard du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, que la situation des enfants ne justifiait pas un tel projet éducatif. La décision ne méconnaît pas non plus l'intérêt supérieur de l'enfant au sens de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Avocat : CABINET NAUSICA AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417513
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant togolais, en raison de l'absence de communication des motifs de ce refus par la préfecture de police. La juridiction a enjoint à l'administration de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans des délais précis. Cette solution s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CALVO-PARDO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419768
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Il a jugé que ce refus, opposé à une ressortissante gabonaise vivant en concubinage stable avec un Français et justifiant d'une insertion professionnelle, méconnaissait son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour avec droit de travail dans les quinze jours.
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419788
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant égyptien. Le juge a retenu l'illégalité de la décision administrative en raison de l'absence de communication des motifs de rejet, malgré une demande de l'intéressé, méconnaissant ainsi les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a enjoint au préfet de police de Paris de réexaminer la demande et de prendre une décision expresse, sans prononcer d'injonction spécifique quant au type de titre à délivrer.
Avocat : GIUDICELLI-JAHN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420538
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'affectation de sa fille au lycée Honoré de Balzac. Le tribunal a jugé que la décision du recteur, prise sur la base de l'arrêté académique du 29 mai 2024 et de l'application AFFELNET, respectait les règles légales, notamment les articles D. 211-11 et D. 331-38 du code de l'éducation. Il a estimé que le critère de proximité, invoqué par la requérante, était correctement apprécié par rapport au collège de secteur et non au domicile, et que l'affectation tenait également compte des résultats scolaires, sans erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : CABINET NAUSICA AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421436
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir de parents d'élèves contre la décision de la directrice académique de Paris supprimant un poste d'enseignant et fermant une classe à l'école élémentaire Compans Brunet pour la rentrée 2024/2025. La juridiction a jugé que la consultation du conseil départemental de l'éducation nationale, prévue par l'article R. 235-11 du code de l'éducation, avait été régulièrement effectuée et que les requérants n'établissaient pas d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des règles de la carte scolaire.
Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423748
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé une décision implicite de refus de titre de séjour opposée à un ressortissant péruvien. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La décision est donc illégale sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : PAPINOT