Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606010
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté de transfert vers la Croatie pris à l'encontre d'un demandeur d'asile népalais. Le tribunal a jugé que la décision du préfet de police était régulière, notamment en ce qu'elle était fondée sur l'accord de reprise en charge par les autorités croates, conformément au règlement Dublin (UE n° 604/2013) et au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a toutefois accordé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle au requérant.
Avocat : PIERRE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606192
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son transfert vers la Lettonie au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Lettonie entraînant un risque de traitement inhumain ou dégradant, et que la faculté pour la France d'examiner sa demande d'asile (article 17 du règlement Dublin III) était discrétionnaire. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BERTRO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608733
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction d'un étranger sollicitant un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a relevé que l'administration avait, avant l'ordonnance, convoqué le requérant, rendant sa demande sans objet. Appliquant l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a néanmoins condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour la défense de ses intérêts.
Avocat : CHIKAOUI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608832
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a constaté l'absence d'objet de la requête de M. B..., qui demandait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture. Le juge a relevé qu'une convocation pour le 31 mars 2026 avait déjà été délivrée par le préfet de police avant l'audience, rendant la demande sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives au référé.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609198
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant étranger visant à enjoindre au préfet de police de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer concernant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, celle-ci ayant été fournie après l'introduction de la requête. Concernant l'injonction de statuer, le tribunal a jugé qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Conseil d'État — N° 511849
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Conseil d'État — N° 513558
Conseil d'État — N° 511922
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Conseil d'État — N° 494252
Avocat : SCP ZRIBI, TEXIER;VALLAR
Conseil d'État — N° 514174
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604282
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour autorisant le travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, le requérant n'ayant pas caractérisé l'urgence requise. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé-liberté).
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511531
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 27 mai 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien. Le juge a retenu que l'administration avait méconnu son obligation d'examiner la situation personnelle et familiale du requérant au regard de son droit au respect de la vie privée, notamment en vertu de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le préfet est enjoint de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : CJ AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603374
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet du renouvellement d'un titre de séjour et d'une demande de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la présomption applicable au renouvellement d'un titre, et qu'un doute sérieux pesait sur la légalité de la décision préfectorale. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision attaquée, fondant sa décision sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604885
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante congolaise demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge constate que l'administration a délivré cette attestation après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur l'injonction et rejette les autres conclusions, notamment sur les frais, non justifiés.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601620
Sujet principal : Demande de référé-liberté pour examen d'une demande de titre de séjour, suivie d'un désistement de la requérante. Juridiction : Tribunal administratif de Melun, statuant en référé. Solution retenue : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article L. 511-2 du code de justice administrative (désignation du juge) ; procédure relevant du livre V du même code (référés).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600973
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour et injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant ainsi fin à la procédure sans examen du fond de la demande. Aucune mesure de suspension ou d'injonction n'est ordonnée. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions pour une suspension en référé), et article L. 511-2 du même code (désignation du juge).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403215
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le requérant, n'était pas applicable aux ressortissants algériens, dont la situation est régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Elle a considéré que le préfet disposait d'un pouvoir discrétionnaire de régularisation et que le rejet de la demande, apprécié au regard de ce pouvoir, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : WAK-HANNA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403053
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 2 janvier 2024 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait ni défaut d'examen de sa situation personnelle ni erreur manifeste d'appréciation. Elle a jugé que le préfet avait correctement appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602171
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous et un récépissé de demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge estime qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet après la convocation du requérant à un rendez-vous pour déposer son dossier. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et article L. 761-1 du même code (frais exposés). L'État est condamné à verser 900 euros au requérant au titre de ces frais.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602024
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a examiné une requête visant à obtenir l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et une injonction au préfet pour l'obtention d'un rendez-vous en préfecture. Le juge a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle (article 20 de la loi du 10 juillet 1991) et a donné acte du désistement du requérant concernant l'injonction, rendant celle-ci sans objet. Les autres conclusions, notamment la demande de condamnation de l'État à des frais, ont été rejetées.
Avocat : MOLOTOALA