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Jurisprudence administrative

370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

370 044

Décisions totales

384 929

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601922

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de Mme C... visant à annuler son assignation à résidence. Il juge que l'arrêté a été signé par une autorité compétente et que le préfet a procédé à un examen suffisant de sa situation. Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention relative aux droits de l'enfant sont écartés, l'assignation à résidence n'ayant pas pour objet un éloignement.

Avocat : CLAIRAY

31 mars 2026• Eloignement urgent
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204389

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral du 17 juin 2022 ordonnant la saisie définitive des armes du requérant. Le juge a estimé que le préfet de l'Isère avait commis une erreur d'appréciation en se fondant principalement sur des procédures pénales classées sans suite pour justifier du danger grave requis par les articles L. 312-7 et L. 312-9 du code de la sécurité intérieure. La juridiction a en conséquence ordonné la restitution des armes initialement saisies.

Avocat : LADOUX

31 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205010

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour un immeuble de logements et un commerce à Evian-les-Bains. Le juge a estimé que le maire avait commis une erreur de droit en appliquant l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, car le site d'implantation du projet, situé dans une zone urbaine dense sans protection patrimoniale spécifique, ne présentait pas une qualité paysagère ou architecturale justifiant un refus au titre de la protection du caractère des lieux. La décision implicite de rejet du recours gracieux est également annulée.

Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

31 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406576

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral contesté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les dispositions légales invoquées, notamment l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la CEDH et l'intérêt supérieur de l'enfant. Le juge a considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour sollicité.

Avocat : MALIK

31 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513720

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer une ressortissante algérienne pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a retenu l'urgence au regard du risque de suspension de son contrat de travail et de sa situation de mère isolée de deux enfants mineurs, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à lui verser 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour ses frais.

Avocat : DEME

31 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600205

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal estime que la décision, prise après le rejet d'une demande d'asile, est régulière, notamment car elle est suffisamment motivée et ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il accorde cependant l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : CORTÉS

31 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600625

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction à la préfète de l'Isère de statuer sur son renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation. Le juge a estimé que l'injonction de statuer, qui aurait un caractère définitif, ne relevait pas de sa compétence en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, réservée aux mesures conservatoires ou provisoires. Il a également constaté que la requérante disposait déjà d'une attestation de prolongation d'instruction valide, rendant sa demande sans objet.

31 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600629

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre à la préfète de la Haute-Savoie de convoquer la requérante pour la prise d'empreintes dans le cadre de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juridiction indique que la requérante doit, pour contester ce rejet implicite, utiliser la voie du référé-suspension prévue à l'article L. 521-1 du même code, accompagnée d'un recours en annulation.

31 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206076

**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté municipal n'ayant pas fait opposition à l'installation d'un relais de téléphonie mobile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal examine la recevabilité de l'intervention volontaire de Bouygues Télécom, qu'il estime justifiée par un intérêt suffisant lié au déploiement de son réseau et à un mandat contractuel avec le promoteur. **Textes appliqués** : L'article R. 632-1 du code de justice administrative (conditions de l'intervention volontaire).

Avocat : HAMRI

31 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206631

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SCCV Villas Mimosas visant à annuler le refus de permis de construire pour sept maisons. Le juge a estimé que le motif tiré de la méconnaissance de l'article UC6 du plan local d'urbanisme (PLU), concernant l'impact paysager du projet, était légal et suffisant à lui seul à justifier le refus. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article L. 600-4-1.

Avocat : PERSIGNY CONSEIL

31 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207668

Sujet principal : Recours en annulation contre la décision du maire de ne pas s'opposer à l'implantation d'un relais de radiotéléphonie. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation de 1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de M. A... et annule l'arrêté du maire uniquement pour vice de procédure (incomplétude du dossier de déclaration préalable concernant la mention d'une parcelle cadastrale). Les autres moyens soulevés par le requérant (incompétence, autres vices de procédure, méconnaissance du code de l'urbanisme et du PLU) sont écartés. Textes appliqués : Code des postes et des communications électroniques (articles L. 34-9-1 et R. 20-29), Code de l'urbanisme (notamment articles R. 423-10, R. 423-53, R. 111-26, R. 111-27, R. 431-36 et dispositions du PLU local), et Code de justice administrative (articles L. 761-1 et R. 632-1).

Avocat : HAMRI

31 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605312

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'une demande de référé-suspension et d'injonction contre le refus de visas "talent" pour une famille. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur le fond, car l'administration avait délivré les visas après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. Il a néanmoins condamné l'État à verser 550 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.

Avocat : DE LESPINAY

31 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605422

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension et d'injonction. En effet, la demande de visa ayant été accordée par l'administration après l'introduction du recours, celle-ci est devenue sans objet. Le juge condamne néanmoins l'État à verser 550 euros à la requérante au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DESGREE

31 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410131

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le retrait d'une prime « MaPrimeRénov ». La juridiction constate que l'Agence nationale de l'habitat (Anah) a, postérieurement à l'introduction du recours, octroyé une nouvelle prime au requérant. Considérant que le litige est ainsi devenu sans objet, le tribunal décide qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête.

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410685

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de refus de séjour et d’obligation de quitter le territoire français prise à l’encontre d’un ressortissant tunisien. La juridiction a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de l’ancienneté et de la stabilité de ses liens familiaux en France (mariage et deux enfants). La décision est fondée sur une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : SCP COUDERC ZOUINE

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411385

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la Société foncière du Torey visant à annuler une délibération de préemption urbaine. La juridiction a jugé que la communauté d'agglomération avait suffisamment justifié de l'existence d'un projet d'intérêt général, en l'occurrence le développement économique et la régénération foncière, conformément aux articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. Elle a également estimé que les autres moyens, notamment ceux relatifs au délai de préemption et à la régularité de la procédure, n'étaient pas fondés.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS

31 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412052

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de son recours contre le retrait de sa prime MaPrimeRénov'. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance du délai de traitement prévu à l'article L. 231-2 du code de l'énergie, estimant que ce texte ne s'appliquait pas au dispositif de la prime. La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation ainsi que sur la réglementation spécifique à MaPrimeRénov'.

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501489

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la préfète n'était pas tenue d'examiner d'office un éventuel droit au séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dès lors que la requérante n'avait pas formulé de demande sur cette base. Le tribunal a également jugé que le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement connexes ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : FRERY

31 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501573

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre un arrêté préfectoral ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de six mois à l'encontre d'un ressortissant afghan. La juridiction a estimé que la décision, fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile (article L. 611-1 4° du CESEDA), était régulière en droit, suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la CEDH. Elle a également jugé que les conditions légales pour prononcer l'interdiction de retour (article L. 612-8 du CESEDA) étaient remplies.

Avocat : FRERY

31 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502201

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant colombien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le refus était légal, car le requérant ne démontrait pas être entré régulièrement en France, condition exigée par l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que le respect de la vie familiale au sens de l'article 8 de la CEDH n'était pas méconnu en l'espèce.

Avocat : GILLIOEN

31 mars 2026• 1ère chambre