Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503010
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a examiné la demande de Mme B... visant à contester l’annulation de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. La requérante s’est désistée de ses conclusions concernant les infractions des 23 juin 2023, 24 juillet 2023 et 20 avril 2023, ainsi que de la décision 48SI du 27 février 2024, désistement dont il a été donné acte. Sur le fond, le tribunal a rejeté le surplus de la requête, considérant que la réalité de l’infraction du 25 juillet 2024 était établie par le relevé d’information intégral, conformément à l’article L. 223-1 du code de la route, et que l’obligation d’information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code avait été satisfaite lors d’une infraction antérieure. La solution retenue est donc le rejet des conclusions restantes de Mme B....
Avocat : SELARL SAMSON & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503696
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 14 novembre 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a relevé que la décision avait été notifiée le 22 novembre 2024 et que la requête, enregistrée le 7 mai 2025, était tardive au regard du délai de recours contentieux de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504366
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... pour contester une décision de la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin du 8 juillet 2025, qui lui accordait une remise gracieuse partielle d’une dette de prime d’activité (laissant 681,26 euros à sa charge) et refusait l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a rejeté la contestation relative au refus d’AAH, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Concernant la demande de remise gracieuse supplémentaire de la dette, le tribunal l’a jugée irrecevable, car Mme A... avait déjà vu sa demande rejetée par un jugement du 27 décembre 2024, devenu définitif. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505178
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une remise gracieuse totale de sa dette de revenu de solidarité active (RSA), après que la caisse d’allocations familiales du Bas-Rhin lui avait déjà accordé une remise partielle, laissant à sa charge 570,49 euros. Le juge unique a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, elle n’a apporté aucun document prouvant sa situation de précarité, condition nécessaire pour obtenir une remise supplémentaire. La décision s’appuie sur les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, qui encadrent la récupération des indus et les conditions de remise gracieuse.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505987
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin de lui accorder une remise gracieuse d'une dette de 826,62 euros de prime d'activité. Le juge a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, celle-ci n'a pas apporté de justificatifs démontrant sa situation de précarité financière. En application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, la remise gracieuse est subordonnée à la réunion des conditions de bonne foi et de précarité, cette dernière n'étant pas établie en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de la CAF.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506408
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a examiné le recours de Mme A... contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de la Moselle de lui accorder une remise gracieuse sur deux dettes : un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 843,23 euros et un trop-perçu de prime d'activité de 171,96 euros. Le tribunal a annulé la décision du 10 juillet 2025 concernant la dette de RSA, estimant que la bonne foi de la requérante n'était pas contestée et que sa situation de précarité justifiait une remise partielle. En application des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, une remise gracieuse de 800 euros a été accordée sur la dette de RSA.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508815
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition de M. B... à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin pour le recouvrement d'un indu d'aide au logement de 1 826 euros. Le tribunal a considéré que l'indu était fondé, M. B... ayant perçu l'aide pour un logement qu'il avait quitté en novembre 2022, sans justifier d'une demande valable pour son nouveau logement. La contrainte a été jugée régulière, la dette n'étant pas prescrite, la notification de l'indu datant du 29 août 2023 et une mise en demeure ayant été réceptionnée le 15 janvier 2025. La décision s'appuie sur les articles L.821-1 et L.823-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L.553-1 du code de la sécurité sociale.
Avocat : SELARL SCHRECKENBERG & PARNIÈRE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602511
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de La Ricamarie en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire examiner un bâtiment privé présentant un danger pour la sécurité publique. La mission de l'expert, dont les modalités et le délai sont strictement fixés par l'ordonnance, est de constater l'état des lieux et de proposer les mesures nécessaires pour mettre fin au danger.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317010
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour les années 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification, bien que lacunaire en omettant une annexe détaillée, était suffisamment motivée pour permettre au contribuable de formuler des observations, conformément aux articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que le droit de reprise de l'administration n'était pas prescrit et que les revenus litigieux, distribués par la société de son ex-épouse, étaient bien imposables au titre du foyer fiscal existant pendant les périodes concernées.
Avocat : GARITEY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300673
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours en plein contentieux concernant la non-conformité de places de stationnement pour personnes handicapées à Meaux. Le requérant, titulaire d'une carte mobilité inclusion, demandait réparation et une injonction de mise en conformité. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant notamment que la demande préalable était trop imprécise pour lier le contentieux et que la commune n'était pas tenue aux prescriptions techniques en l'absence de travaux d'ampleur. La décision s'appuie sur la loi du 11 février 2005 et ses textes d'application relatifs à l'accessibilité.
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY - BF2A
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310894
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un titre de recette émis par le département de Seine-et-Marne pour redevance d'occupation du domaine public routier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Lumen Technologies France. Il estime que le titre de recette contesté, qui découle d'une permission de voirie, n'est pas une décision individuelle défavorable soumise à l'obligation de procédure contradictoire préalable (articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration). **Textes appliqués** : Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 121-1 et L. 211-2) et Code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : BENESTY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602813
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une fonctionnaire hospitalière. Le juge a estimé que la mesure, sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ne présentait pas le caractère d'utilité requis, la requérante n'ayant pas justifié que cette expertise avait une utilité différente de celle que pourrait ordonner le juge du fond déjà saisi de l'affaire. La décision porte sur le refus de reconnaissance en maladie professionnelle opposé à l'agent par l'Assistance publique-hôpitaux de Paris.
Avocat : F&B ASSOCIES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302021
**Sujet principal** : La société Aktas conteste des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, en demandant la déduction de créances qu'elle estime devenues irrécouvrables à la clôture de l'exercice 2019. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Poitiers (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il considère que celle-ci n'a pas rapporté la preuve du caractère certain et définitif de l'irrécouvrabilité des créances à la date de clôture de l'exercice concerné, notamment en démontrant l'insolvabilité des débiteurs et l'échec de diligences de recouvrement. **Textes appliqués** : Les articles 38 et 39 du code général des impôts (CGI), applicables à l'impôt sur les sociétés en vertu de l'article 209 du CGI, qui régissent la détermination du bénéfice net et la déductibilité des charges.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302261
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la décharge d'intérêts de retard et d'une majoration de 40% appliqués à un redressement fiscal pour omission de déclarer une plus-value en 2020. La juridiction a jugé que l'omission, portant sur un montant très important et concernant un contribuable averti, caractérisait un manquement délibéré justifiant la pénalité prévue à l'article 1729 du code général des impôts. Elle a également estimé que les intérêts de retard étaient légalement dus et a rejeté la demande d'allocation pour frais de procédure.
Avocat : CABINET TARAN
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301279
**Sujet principal** : Recours contre une amende administrative pour défaut de repérage d'amiante avant travaux de rénovation d'un établissement hôtelier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Poitiers (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCI et confirme l'amende de 4 000 euros, estimant que l'obligation légale de repérage préalable incombait bien au maître d'ouvrage (la SCI) et que les documents fournis n'étaient pas conformes. **Textes appliqués** : L'article L. 4412-2 du code du travail et l'arrêté du 16 juillet 2019 relatifs au repérage obligatoire de l'amiante, ainsi que l'article L. 4754-1 du même code concernant les sanctions administratives.
Avocat : GUILLOTIN LE BASTARD
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2310586
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête d'une adjointe technique territoriale visant à annuler le refus implicite de protection fonctionnelle et à obtenir une indemnisation pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions indemnitaires, car elles n'étaient pas précédées d'une demande d'indemnisation préalable obligatoire, et a estimé que les faits allégués ne caractérisaient pas, en l'espèce, le harcèlement moral tel que défini par les articles L.133-2 et L.133-3 du code général de la fonction publique. La décision s'appuie sur ces articles ainsi que sur les dispositions relatives à la protection fonctionnelle (articles L.134-1 et L.134-5 du même code).
Avocat : SAUTEREAU
Conseil d'État — N° 512781
Avocat : SCP GADIOU, CHEVALLIER
Conseil d'État — N° 512758
Avocat : MORA
Conseil d'État — N° 509751
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Conseil d'État — N° 507526
Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES