Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302259

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Pizza 335, qui contestait des rehaussements d'impôts (TVA, TVS, impôt sur les sociétés) et des amendes fiscales pour la période 2017-2019. La juridiction a estimé que la procédure de vérification et de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration fiscale était régulière et que la société n'apportait pas la preuve de l'inexactitude des redressements. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET TARAN

17 mars 2026• 1ère chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302028

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de décharge d'impôts présentée par les ayants droit d'une contribuable. Le litige portait sur la déductibilité, au titre des revenus fonciers 2019, de travaux importants réalisés par une SCI sur des parcelles louées. Le tribunal a jugé que les travaux litigieux, bien que conséquents, ne constituaient pas des travaux d'urgence au sens de la force majeure fiscale, et que l'administration avait correctement appliqué les règles de plafonnement des charges déductibles prévues par l'article 60 de la loi de finances pour 2017.

Avocat : ORATIO AVOCATS

17 mars 2026• 1ère chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301859

**Sujet principal** : La société Macompta.fr conteste son imposition au titre de l'impôt sur les sociétés pour les exercices 2020 et 2021, en demandant le bénéfice du crédit d'impôt pour l'innovation (CII) et du régime fiscal réduit pour les logiciels. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Poitiers (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la suite logicielle développée par Macompta.fr ne présente pas le caractère d'originalité nécessaire pour bénéficier du régime fiscal spécifique prévu à l'article 238 du code général des impôts (CGI). Par conséquent, la société n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations d'impôt sur les sociétés contestées. **Textes appliqués** : Les dispositions de l'article 238 du CGI concernant le régime fiscal des logiciels, ainsi que les articles relatifs au crédit d'impôt pour l'innovation (article 244 quater B du CGI). Le tribunal se fonde également sur les principes du code de la propriété intellectuelle pour apprécier l'originalité du logiciel.

Avocat : SELARL MARTIN HATIER

17 mars 2026• 1ère chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301413

Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi par un contribuable contestant une taxe annuelle sur les engins maritimes, se déclare compétent pour juger l'affaire. Il rejette l'exception d'incompétence territoriale soulevée par l'État, en s'appuyant sur les articles R. 351-6 et R. 351-9 du code de justice administrative relatifs aux règles de transmission et de fixation de la compétence. Le litige principal porte sur la demande de décharge d'une taxe de 938 euros au titre de l'année 2022, pour un navire dont le contribuable soutient qu'il était inutilisable.

17 mars 2026• 1ère chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301023

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... visant à annuler plusieurs actes administratifs relatifs à la qualification de son plan d'eau et aux travaux envisagés. Le tribunal a jugé que la préfète des Deux-Sèvres était compétente pour constater les non-conformités et que les actes attaqués (décisions et rapport) étaient bien des décisions faisant grief, recevables en justice. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la qualification de l'écoulement alimentant l'étang et sur la violation du droit de propriété, n'étaient pas fondés, appliquant les dispositions du code de l'environnement relatives à la police de l'eau.

17 mars 2026• 1ère chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503577

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête d'un ressortissant sénégalais contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a retenu une fin de non-recevoir pour tardiveté du recours, celui-ci ayant été introduit après l'expiration du délai d'un mois prévu par les articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la notification de l'arrêté préfectoral était régulière et que le requérant n'avait pas informé l'administration de son changement d'adresse.

Avocat : LEBRETON

17 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402409

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'indemnisation de requérants pour préjudice lié à un retard de relogement. Bien que leur demande ait été reconnue prioritaire par une commission de médiation et que la carence de l'État dans l'exécution de cette décision engage sa responsabilité, les requérants n'ont pas apporté la preuve des troubles subis pendant la période de carence. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation pour établir le cadre de la responsabilité de l'État.

17 mars 2026• Magistrat Marmier
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306856

Le Tribunal Administratif de Versailles a jugé une demande d'indemnisation de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. Il a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de l'absence de proposition de logement adapté dans le délai légal de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 13 juillet 2018. La solution est fondée sur les articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, qui garantissent le droit au logement et engagent la responsabilité de l'État en cas de carence.

Avocat : MOMMESSIN

17 mars 2026• Magistrat Marmier
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607888

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le recouvrement d'une taxe sur les logements vacants. Le juge a estimé que la requérante, en se bornant à invoquer le caractère disproportionné de l'impôt sans fournir d'éléments sur sa situation financière, ne justifiait pas de la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée irrecevable et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

17 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506902

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 20 000 euros à un requérant pour réparer le préjudice causé par son absence de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive, celui-ci n'ayant pas exécuté une décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire au titre de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le montant alloué indemnise les troubles dans les conditions d'existence résultant du maintien dans un logement suroccupé pendant plusieurs années.

Avocat : JAMIL

17 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425445

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Finances & Territoires visant à annuler un titre de recettes émis par la communauté de communes Beaugeois Vallée. Le tribunal a jugé que la société, en vertu des conditions particulières de la convention, était tenue de rembourser l'acompte perçu, car elle n'a pas été en mesure de proposer des dispositifs de financement pour les projets de la collectivité. La décision s'appuie sur l'interprétation des clauses contractuelles, notamment une clause d'engagement financier dérogeant aux conditions générales.

Avocat : LAURENT

17 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411683

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de décharge de la taxe sur les logements vacants pour l'année 2023. Le propriétaire n'a pas rapporté la preuve que la vacance de son logement était indépendante de sa volonté, car les devis produits concernaient une rénovation complète et non les seuls travaux strictement nécessaires pour rendre le bien habitable. La juridiction s'est fondée sur les dispositions de l'article 232 du code général des impôts et sur la jurisprudence constitutionnelle qui encadrent cette taxation.

17 mars 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411294

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par l'OPH Paris Habitat, qui contestait le refus de l'administration fiscale d'accorder une réduction de taxe foncière au titre de l'article 1391 E du code général des impôts pour des travaux de pose de persiennes, stores et blocs-portes. Le tribunal a jugé que ces équipements, en contribuant à la performance thermique et à la régulation passive de la température, concouraient directement à la réalisation d'économies d'énergie. Par conséquent, il a fait droit à la demande de l'OPH et a prononcé la réduction de cotisations sollicitée.

Avocat : CABINET NOTIO AVOCAT

17 mars 2026• 1re Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404277

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de décharge de la majoration de taxe d’habitation sur une résidence secondaire. La juridiction a fait droit à la requête de la contribuable, considérant que la disposition du logement à Paris était rendue nécessaire par l'éloignement de son habitation principale située dans l'Oise et de son lieu de travail à Levallois-Perret. La décision s'appuie sur les dispositions du II de l'article 1407 ter du code général des impôts, qui prévoit un tel dégrèvement en cas de contrainte professionnelle.

17 mars 2026• 1re Section - 2e Chambre - R.222-13
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513487

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. C... avant le 1er avril 2026. Le juge a constaté que le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adapté après l'expiration du délai légal de six mois. L'injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

17 mars 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513125

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger Mme A... avant le 1er avril 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation DALO la reconnaissant prioritaire et urgente. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que le délai de six mois pour une offre de logement était expiré.

17 mars 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507320

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A... B..., qui renonçait à contester la décision confirmant la récupération d'un indu d'allocation de logement social. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond du litige.

17 mars 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504877

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant, M. A... B..., qui avait sollicité l'annulation du refus de remise de dette d'aide personnalisée au logement. La juridiction constate le désistement pur et simple formulé par le requérant et y met fin à la procédure, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal ne statue pas sur le fond de la demande d'annulation et de remise de dette.

17 mars 2026
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602410

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a été saisi d'une protestation électorale concernant les élections municipales de Vauchassis (Aube). Il a constaté son incompétence territoriale, car la commune relève du ressort du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. En application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.

17 mars 2026
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409817

**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion avec mention « stationnement pour personne handicapée ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (ordonnance de référé). **Solution retenue** : Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer (non-lieu à statuer) car la requête est devenue sans objet. En effet, la carte demandée a déjà été délivrée à la requérante suite à un jugement antérieur du même tribunal. **Textes appliqués** : L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.

Avocat : SELARL GENTIT & COLTAT

17 mars 2026