Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2300376
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur une demande d'un agent communal visant l'annulation du rejet de sa demande indemnitaire et la condamnation de la commune à des dommages-intérêts pour préjudice lié à une radiation illégale pour abandon de poste. La juridiction a rejeté la requête, considérant que la reconstitution de carrière effectuée par la commune était régulière et que les préjudices allégués (financier, moral, troubles dans les conditions d'existence) n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale.
Avocat : SELARL GRIMALDI MOLINA ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503390
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans la procédure d'exécution forcée d'une précédente décision de justice. Le sujet principal est donc la clôture de cette instance en raison d'un désistement. La juridiction applique les dispositions du code de justice administratif, notamment l'article R. 222-1 qui l'autorise à constater un désistement. La solution retenue met fin à la procédure sans examen du fond de la demande d'exécution.
Avocat : AD'VOCARE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602646
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de statuer sur sa demande de carte de résident. Le juge constate qu'un délai de quatre mois s'est écoulé depuis le dépôt de la demande, ce qui, selon les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, équivaut à une décision implicite de rejet. Par conséquent, la demande d'injonction de statuer est sans objet, et le requérant doit contester cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602381
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus de la CAF du Nord de recalculer sa prime d’activité. Le juge estime que le requérant n’apporte pas la preuve d’une situation d’urgence suffisamment grave et immédiate, condition exigée par l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée en application de la procédure simplifiée prévue à l’article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602025
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme B... C... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'article 8 de la CEDH et des articles L. 423-23 et L. 412-5 du CESEDA, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La condition d'urgence n'a pas été jugée caractérisée pour justifier la suspension.
Avocat : HOUINDO
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206713
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a été saisi d'une demande en responsabilité contre le centre hospitalier universitaire de Grenoble suite au décès d'une patiente. La juridiction a retenu un manquement dans la surveillance de la patiente lors de son admission aux urgences, engageant la responsabilité de l'établissement. Elle a fixé le taux de perte de chance d'éviter le décès à 50% et a ordonné l'indemnisation des préjudices des requérantes sur cette base, en application des principes généraux de la responsabilité hospitalière.
Avocat : SELARL GALLIZIA DUMOULIN ALVINERIE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601975
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une procédure de mise à la retraite pour invalidité et d'injonctions relatives à l'avancement, présentée dans le cadre d'un référé-liberté. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la requérante ne démontre pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour justifier une intervention dans un délai de 48 heures. Les risques évoqués (mise à la retraite, perte de traitement) sont futurs et ne créent pas une situation d'extrême urgence. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2, R. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601267
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a fait droit à la demande du CROUS de Rennes-Bretagne d'expulser un étudiant occupant sans droit un logement universitaire. Le juge a considéré que l'occupation sans titre depuis l'échéance du bail et le nombre important de demandes non satisfaites créaient une urgence justifiant la mesure, afin d'assurer le fonctionnement normal du service public du logement étudiant. La décision s'appuie sur les conditions d'urgence et d'utilité prévues à l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ARES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407470
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... contestant un refus de bénéfice de la protection universelle maladie (PUMA). La requête est jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. De plus, le tribunal relève que ce litige relève en réalité du contentieux de la sécurité sociale, relevant de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600671
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne d’héberger Mme A... dans une structure adaptée à ses besoins, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation, n’avait reçu aucune proposition d’hébergement dans le délai légal de six semaines, en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Il a également prononcé son admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
Avocat : ORIGNAC ARIANE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508880
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir l'attribution d'un logement adapté. La juridiction estime la demande irrecevable, car la requérante n'a pas préalablement obtenu une reconnaissance de priorité par la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO). Cette condition, prévue par les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative, est un préalable obligatoire à la saisine du juge administratif en la matière.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2408001
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision fait suite à une demande de la commune de Rouffiac-Tolosan et de la communauté de communes des coteaux de Bellevue concernant des désordres affectant un système de géothermie alimentant des bâtiments publics. Le juge a estimé que l'expertise, visant à établir les causes, l'étendue et le coût de réparation des dysfonctionnements, était utile dans la perspective d'un futur litige en indemnisation.
Avocat : SCP D'AVOCATS SALESSE ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302270
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale d'indemnisation de la société requérante, celle-ci ayant été réglée par la caisse primaire d'assurance maladie. Le tribunal rejette par ailleurs la demande d'injonction faite à l'ARS Occitanie concernant la coordination ambulancière. La demande de frais irrépétibles présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est également rejetée.
Avocat : BELAÏCHE
Conseil d'État — N° 510708
Avocat : SCP SPINOSI
Conseil d'État — N° 506542
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Conseil d'État — N° 494397
Avocat : SCP POUPET & KACENELENBOGEN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508406
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SCI MARQUET qui demandait la décharge de sa taxe foncière 2024. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la société n'avait pas régularisé, après mise en demeure, le défaut de signature par une personne justifiant de sa qualité pour agir au nom de la personne morale. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 612-1 et R. 431-4 du code de justice administrative relatifs à la régularisation des actes de procédure.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508171
Sujet principal : Demande d'indemnisation contre une commune pour usage du droit de préemption. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité, la requérante n'ayant pas régularisé son recours en produisant la demande préalable obligatoire adressée à l'administration. Textes appliqués : Articles R. 222-1 (4°), R. 412-1, R. 421-1 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours et au pouvoir de rejet par ordonnance.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604192
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant les opérations électorales municipales et communautaires du 15 mars 2026 à Créteil. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car, le scrutin n'ayant abouti à la proclamation d'aucun candidat, la protestation était sans objet. Cette décision a été prise en application de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601403
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension des saisies sur salaire et de restitution formulée par une contributaire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante n'a pas démontré l'existence d'une situation critique justifiant une intervention en urgence, malgré la procédure de surendettement en cours. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions du référé-suspension.