Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2508406

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2508406
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SCI MARQUET qui demandait la décharge de sa taxe foncière 2024. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la société n'avait pas régularisé, après mise en demeure, le défaut de signature par une personne justifiant de sa qualité pour agir au nom de la personne morale. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 612-1 et R. 431-4 du code de justice administrative relatifs à la régularisation des actes de procédure.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 mai 2025, la société civile immobilière (SCI) MARQUET demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière auxquelles elle a été assujettie au titre de l’année 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ». Aux termes de l’article R. 612-1 du code de justice administrative : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…) / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7. ».

Aux termes de l’article R. 431-4 du code de justice administrative : « Dans les affaires où ne s’appliquent pas les dispositions de l’article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d’une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. ».

Par un courrier recommandé avec accusé de réception adressé à la SCI MARQUET le 16 mai 2025, dont elle a accusé réception le 20 mai 2025, la requérante a été invitée par le greffe du tribunal à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en justifiant de la qualité du signataire de cette requête pour la représenter. En dépit de cette demande de régularisation, la SCI MARQUET ne justifie pas que la présente instance a été régulièrement engagée par l’instance ou la personne ayant qualité pour la représenter en vertu de ses statuts. Par suite, sa requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la SCI MARQUET est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI MARQUET.


Fait à Cergy, le 16 mars 2026.


Le Président,


Signé


F. Beaufa s


La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.