Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2508171

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2508171
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Sujet principal : Demande d'indemnisation contre une commune pour usage du droit de préemption. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité, la requérante n'ayant pas régularisé son recours en produisant la demande préalable obligatoire adressée à l'administration. Textes appliqués : Articles R. 222-1 (4°), R. 412-1, R. 421-1 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours et au pouvoir de rejet par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 30 avril 2025, Mme B... A... demande au tribunal de condamner la commune d’Asnières-sur-Seine à l’indemniser à hauteur de 795,84 euros en raison de l’usage par cette dernière de son droit de préemption.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…). ».

2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « (…) Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. (…). ». Aux termes de l’article R. 612-1 de ce code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser (…) ».

3. Par un courrier recommandé avec accusé de réception adressé à Mme A... le 14 mai 2025, dont elle a accusé réception le 22 mai 2025, le tribunal l’a invitée à régulariser son recours dans un délai de quinze jours en transmettant sa demande indemnitaire préalable adressée à la commune d’Asnières-sur-Seine. Le délai de quinze jours, imparti à la requérante pour régulariser sa requête est venu à expiration sans qu’une telle régularisation ne soit intervenue. Il s’ensuit que sa requête est irrecevable et doit, par suite, en application des dispositions précitées des articles R. 222-1- 4° du code de justice administrative, être rejetée.
O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Cergy, le 16 mars 2026.


Le Président,


Signé


F. Beaufa s




La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.