Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

CAA44Ordonnanceplein contentieux

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-26NT00351

2 avril 2026Juge des référés
CAA44Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-26NT00492

2 avril 2026Juge des référés
TA21DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502862

Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du président du conseil départemental de la Côte-d'Or refusant la délivrance d'une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que l'état de santé de la requérante, caractérisé notamment par une gonarthrose majeure et le port de prothèses aux deux genoux, répondait aux critères légaux d'une mobilité pédestre réduite. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de cette perte d'autonomie.

2 avril 2026CH 1 JU
TA25Décision

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600636

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. E... B... et de Mme F... B... visant à annuler des arrêtés préfectoraux de remise aux autorités autrichiennes (procédure Dublin) et d'assignation à résidence. Le juge a estimé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne déclarant pas la France compétente pour examiner les demandes d'asile via la clause discrétionnaire. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement Dublin III (n°604/2013) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

2 avril 2026Reconduite à la frontière
TA34OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508693

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... concernant le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et de la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Il a jugé que le litige relatif à l'AAH relevait manifestement de la compétence du tribunal judiciaire (pôle social), conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 821-1 du code de la sécurité sociale. Concernant la carte mobilité inclusion, le tribunal a estimé que la requête, qui se fondait uniquement sur la nécessité d'être accompagnée pour les courses, ne démontrait pas une mobilité pédestre réduite au sens des critères stricts définis par l'arrêté du 3 janvier 2017, et était donc manifestement infondée.

2 avril 2026
TA34OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602648

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion. Le tribunal s'est déclaré incompétent, considérant que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social). Cette solution s'appuie sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, qui attribuent ce contentieux à l'ordre judiciaire.

2 avril 2026
TA38DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602420

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de la commune de Montalieu-Vercieu visant à expulser la SARL Lacave Quentin d'une dépendance du domaine public fluvial. Le juge a considéré que la commune, à qui la gestion du domaine avait été transférée par la Compagnie nationale du Rhône (CNR), avait bien la qualité pour agir. Cependant, il a estimé que l'urgence, condition nécessaire au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, notamment en l'absence de projet de travaux réel et imminent.

Avocat : MARIE

2 avril 2026
TA38DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602798

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la mise en péril de la poursuite de ses études et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, notamment au regard de l'article 8 de la CEDH. Il a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais d'instance.

Avocat : SELARL ABOUDAHAB

2 avril 2026
TA38OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406331

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante, Mme C..., dans son recours visant l'annulation du refus implicite d'un titre de séjour. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ne l'a pas fait dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée, ce qui entraîne un non-lieu à statuer sur le fond de sa demande.

Avocat : HUARD

2 avril 2026
TA38OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602545

Sujet principal : Désistement d'instance dans un litige concernant la passation d'un marché public (lot de travaux). Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la société requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir de donner acte des désistements par ordonnance).

Avocat : CABINET COMBAZ ET ASSOCIES

2 avril 2026
TA38OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602716

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel, a été saisi par des candidats évincés contestant la procédure de passation d'un marché public. Le juge constate que le pouvoir adjudicateur a déclaré sans suite la procédure avant l'audience, ce qui prive la requête de son objet. Par conséquent, il prononce un non-lieu à statuer sur les demandes fondées sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative et rejette la demande de condamnation aux dépens.

Avocat : SENEGAS

2 avril 2026
TA45DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401901

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... B... comme irrecevable pour tardiveté. L'agent contestait le montant des précomptes opérés sur son salaire de juin à octobre 2022, suite à un trop-perçu lié à son congé de maladie. Le tribunal a jugé, en application du principe de sécurité juridique, que son recours, formé en mai 2024, n'avait pas été introduit dans le délai raisonnable d'un an à compter de sa connaissance des décisions litigieuses.

2 avril 20261ère chambre
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602483

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le rejet de sa demande de carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la requérante ne bénéficiait pas de la présomption d'urgence (sa demande n'étant pas un simple renouvellement) et disposait encore d'un document provisoire de séjour valable. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a toutefois été accordée.

Avocat : DORE

2 avril 2026
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602616

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé précontractuel formée par la société Verschooris contre la commune de Quesnoy-sur-Deûle. La société contestait son éviction d'un marché public de travaux, invoquant des irrégularités dans la procédure et l'analyse des offres. Le juge, statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a estimé que la requérante n'établissait pas l'existence d'un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence susceptible de l'avoir lésée.

Avocat : DEVEYER

2 avril 2026
TA93OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606656

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante étrangère visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante a sollicité un rendez-vous pour son titre de séjour bien après l'expiration de son précédent document, s'étant ainsi placée elle-même dans la situation qu'elle invoque. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SAWADOGO

2 avril 2026
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603511

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une ancienne étudiante occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public d'un logement nécessaire pour répondre à la demande étudiante. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant une injonction de libérer les lieux sans astreinte.

Avocat : SELARL SKOV

2 avril 2026
TA34DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403399

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande en indemnité de l'association Carcassonne Olympique suite à la résiliation anticipée par la commune de Carcassonne d'une convention d'occupation de locaux. La juridiction a estimé que l'association ne justifiait pas de l'existence d'un préjudice certain et direct résultant de cette résiliation, notamment concernant les promesses d'embauche et le manque à gagner allégués. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la responsabilité administrative et les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : RICHER ET ASSOCIES

2 avril 20264ème chambre
TA34DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404649

Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête en excès de pouvoir et la demande indemnitaire de riverains contestant l'emplacement d'un point de collecte de déchets. La juridiction estime que les nuisances alléguées ne constituent pas un trouble anormal de voisinage et que les requérants ont accepté ce risque en transformant un garage en habitation à proximité d'une installation préexistante. Le tribunal applique les principes généraux de la responsabilité administrative pour trouble anormal de voisinage.

Avocat : TERRITOIRES AVOCATS

2 avril 20264ème chambre
TA34DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406960

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision préfectorale de clôture d'une demande de titre de séjour pour motif de dossier incomplet. Le tribunal constate que la délivrance ultérieure d'une carte de séjour à l'intéressé a rendu le recours sans objet. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur l'annulation, mais l'État est condamné à verser 850 euros au requérant au titre des frais exposés.

Avocat : BLAZY

2 avril 20264ème chambre
TA34DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505239

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour, concernant un couple de ressortissants algériens. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le préfet avait méconnu l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 en ne procédant pas à un examen complet et individualisé de la situation des requérants, notamment au regard de leur ancienneté de séjour et de leur intégration familiale. En conséquence, il a enjoint à l'administration de réexaminer leurs demandes de titre de séjour.

Avocat : MISSLIN

2 avril 20264ème chambre