965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 668
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre la décision du maire de ne pas s'opposer à une déclaration préalable de détachement de terrains. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, relatifs au bornage et à une ancienne délibération municipale sur l'usage des sols, sont inopérants car ils ne démontrent pas la méconnaissance d'une règle d'urbanisme applicable. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne contenant que des moyens manifestement infondés ou inopérants.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. En effet, la décision implicite de rejet initialement attaquée a été remplacée par un arrêté préfectoral exprès de refus, qui fait l'objet d'un nouveau recours. La demande d'allocation de frais de l'instance est rejetée. La juridiction s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 222-1.
Avocat : BARA CARRE
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un agent communal visant à obtenir l'injonction de requalifier un jour de congé annuel en autorisation spéciale d'absence pour fête religieuse. Le juge a estimé que l'urgence, condition nécessaire de la procédure de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, l'agent n'étant pas empêché de pratiquer son culte puisqu'il disposait déjà d'une autorisation d'absence. La requête a donc été jugée irrecevable au titre du référé-liberté et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un titre de perception. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car le requérant, M. B..., n'a pas introduit de recours principal en annulation contre la décision contestée, comme l'exige l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, permettant un rejet sans débat contradictoire en cas d'irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension d'un permis de construire délivré par le maire d'Istres. Le juge des référés estime que les moyens soulevés par l'association requérante, fondés sur le code de l'urbanisme et le code de justice administrative, ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La requête est donc jugée manifestement mal fondée au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL SINDRES
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler les résultats d'un concours de technicien supérieur hospitalier. Le juge estime que la requérante, en contestant uniquement l'appréciation des mérites des candidats par le jury, ne présente que des moyens inopérants. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant un rejet par ordonnance dans ce cas.
Avocat : BRUSCHI
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté une requête en référé visant à enjoindre au préfet de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail. Le juge a d'abord déclaré la requête irrecevable car présentée par le conjoint de l'intéressée et non par un avocat, en violation des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. Sur le fond, il a rappelé que le silence de l'administration sur une demande de titre de séjour vaut décision implicite de rejet au terme de quatre mois (articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA), et que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne fait pas obstacle à cette règle.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant un indu d'allocation de base (PAJE). Le tribunal a décliné sa compétence, estimant que ce litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires en vertu du code de la sécurité sociale et du code de l'organisation judiciaire. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le juge estime que l'arrêté, pris en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est suffisamment motivé et procède d'un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. La juridiction considère que le préfet a légalement exercé son pouvoir d'appréciation en prononçant cette mesure, l'intéressé s'étant maintenu irrégulièrement sur le territoire après l'expiration de son délai de départ volontaire.
Avocat : HMAD
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction du territoire français. Le tribunal a estimé que le requérant, qui ne justifiait pas de circonstances humanitaires particulières et s'était soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire, ne démontrait pas d'erreur de droit ou de fait dans la décision attaquée. La décision s'appuie sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEBRETON
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette par ordonnance le recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été introduite hors du délai légal de deux mois suivant la notification de la décision contestée. Elle relève également que le requérant ne conteste pas utilement le motif d'incomplétude de son dossier et ne soulève aucun moyen opérant. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'expulsion. Le requérant, un ressortissant marocain, contestait la légalité de la mesure au regard de sa vie familiale et de l'ordre public. Le juge a estimé que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence, et a appliqué l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : HMAIDA
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile en procédure de réexamen. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant qu'elle était insuffisamment motivée au regard de l'obligation de prise en compte de la vulnérabilité du demandeur. La solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SMATI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., un demandeur d'asile nigérian, qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que le préfet de Maine-et-Loire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'utiliser la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 pour examiner la demande sur le territoire français. La décision s'appuie principalement sur le règlement Dublin III et considère que les arguments relatifs à une vulnérabilité particulière ou à des risques systémiques en Italie ne sont pas établis.
Avocat : NERAUDAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus d'un titre de séjour et des mesures d'éloignement. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du refus de titre de séjour, celle-ci étant tardive, car introduite après l'expiration du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En revanche, concernant les arrêtés d'obligation de quitter le territoire et d'assignation à résidence, le tribunal a examiné leur légalité au fond, en application des articles L. 614-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET TRAINEAU & ABDALLAH
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour provisoire à un ressortissant étranger. Constatant le défaut d'exécution de l'injonction initiale, le juge a modifié sa décision en assortissant l'obligation de délivrance du titre d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, et a ordonné le renouvellement de l'attestation de prolongation d'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TERRASSON
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. A..., membre de famille d'un citoyen de l'UE. Le juge a retenu l'urgence, notamment du fait de la présomption attachée au refus de renouvellement et de la durée anormalement longue de l'instruction, et a estimé que les moyens soulevés créaient un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est ordonnée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative jusqu'au jugement au fond.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de carte de résident. La requérante s'est désistée de sa demande principale de suspension. Le juge a admis Mme B... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à cette aide.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de sa demande principale lors de l'audience, le juge a simplement pris acte de ce désistement. Il a néanmoins condamné l'État à lui verser la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans la procédure.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête d’un détenu demandant la communication de documents relatifs à son placement en quartier contrôlé et au rejet de virements familiaux. Le juge a estimé, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, que les mesures sollicitées étaient manifestement dépourvues d’utilité et se heurtaient à une contestation sérieuse, un courrier administratif ayant déjà apporté les précisions nécessaires sur ces points.