965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 068
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé deux requêtes d'un ressortissant bangladais contestant le refus de délivrance d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'accorder un titre de séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les décisions attaquées ont été jugées légales, notamment au regard des exigences de motivation et de l'examen de la situation personnelle de l'intéressé.
Avocat : ARIFA
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les arrêtés du préfet de police du 8 septembre 2025 ordonnant l'éloignement d'un ressortissant ukrainien. Le tribunal a retenu un moyen d'office, estimant que le requérant, exempté de visa en application du règlement (UE) 2018/1806, n'entrait pas dans le champ d'application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de deux ans ont été annulées pour incompétence de l'autorité administrative.
Avocat : HARMEGNIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant bangladais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcées contre lui. Le tribunal a estimé que le préfet de police, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, avait suffisamment motivé ses décisions et procédé à l'examen particulier requis de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 435-1, L. 612-8 et L. 612-10.
Avocat : GIUDICELLI-JAHN
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté contesté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d'une ancienneté de séjour, d'une intégration professionnelle stable ou de liens familiaux suffisants pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de douze mois prononcée contre un ressortissant ivoirien. La juridiction a estimé que le préfet de police, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, avait légalement motivé sa décision en relevant notamment la soustraction du requérant à une précédente mesure d'éloignement et l'absence de preuve de liens familiaux ou d'intégration suffisants en France. Les moyens invoqués, fondés sur les articles L. 612-10 et L. 612-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que sur l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : JALLOUL
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant haïtien demandant l'injonction au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. La juridiction constate que la mesure sollicitée a perdu son objet, le requérant ayant obtenu un rendez-vous postérieurement à l'introduction de sa requête, et se déclare donc incompétente pour statuer sur le fond. Elle condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 800 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : HENRY DESTIN
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a examiné une demande visant à obtenir la délivrance d'une carte de résident. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Il a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet après que le préfet a engagé la procédure de fabrication de la carte. Le juge a également fixé une somme à la charge de l'État au titre des frais exposés, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SIRAN
Le Tribunal administratif de Paris a ordonné à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal, ce qui constitue une violation de l'obligation de résultat pesant sur l'État au titre du droit au logement opposable. L'injonction, assortie d'une astreinte, est fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le relogement d'une personne reconnue prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal et a ordonné un relogement avant le 1er juin 2026, assorti d'une astreinte. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris de loger Mme A... avant le 1er juin 2026. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. L'injonction, assortie d'une astreinte de 450 euros par mois de retard, est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Le Tribunal administratif de Paris a ordonné au préfet de Paris de loger M. A... avant le 1er juin 2026, sous astreinte. Le juge a constaté que le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre adaptée, engageant ainsi la responsabilité de l'État. La décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le logement d'un demandeur reconnu prioritaire et en urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'inexécution par l'État de son obligation de résultat au titre du droit au logement opposable (DALO) et a ordonné un relogement avant le 1er juin 2026, sous astreinte. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris de loger M. A... avant le 1er juin 2026. Cette injonction assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard est prononcée car le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, n'a reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le logement d'un demandeur reconnu prioritaire et en urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence de proposition de logement adapté dans le délai légal et a ordonné un relogement avant le 1er juin 2026, sous astreinte. Cette décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui consacre une obligation de résultat pour l'État en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la date d'audience au fond prévue à bref délai. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : PIEROT
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un document provisoire de travail. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, car le requérant réside à Colombes (Hauts-de-Seine). Cette solution s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence du tribunal du lieu de résidence pour les décisions de police.
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d'une requête en annulation d'élections municipales et communautaires à Bandraboua (Mayotte), s'est déclaré incompétent territorialement. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Mamoudzou, considérant que ce dernier est la juridiction compétente en vertu des articles R. 312-9 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent les contentieux électoraux au tribunal du siège de l'assemblée concernée.
Avocat : JORION
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), rejette la demande de M. B... visant à suspendre son éloignement et à organiser son retour depuis le Mali vers l'Espagne ou la France. Le juge estime que la procédure de droit commun de l'article L. 614-3 du CESEDA, déjà utilisée et ayant abouti à un rejet de son recours, est exclusive des procédures de référé, sauf si l'exécution de la mesure crée des effets nouveaux et excédentaires. Aucun tel changement de circonstance n'étant caractérisé, la demande est jugée irrecevable.
Avocat : CLOUZEAU
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension d'urgence du placement d'un détenu dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante justifiant la suspension de la décision ministérielle. L'ordonnance conclut que les allégations concernant l'aggravation des conditions de détention et l'éloignement familial ne caractérisent pas, en l'espèce, une atteinte grave et immédiate justifiant une mesure provisoire.
Avocat : CABINET THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un avocat étranger sollicitant l'injonction de délivrer un récépissé justifiant de la régularité de son séjour. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ses arguments professionnels et familiaux ne démontrant pas une menace imminente et irrémédiable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-liberté.
Avocat : FELTESSE