Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604553
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant étranger visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de changement de statut. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née en raison du silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412042
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre le refus d'un permis de construire modificatif. La juridiction rejette la demande de la commune de Bron de condamner le requérant à payer une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du même code, qui permet de statuer par ordonnance en cas de désistement.
Avocat : SELARL RACINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505654
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant de son instance et de son action. Le juge applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la demande initiale d'annulation de titres de recettes et de mise à la charge de la commune est éteinte.
Avocat : SELARL RACINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506989
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance des requérants concernant leur recours contre un arrêté municipal d'opposition à une déclaration préalable de clôture. La juridiction constate que le désistement est pur et simple, rendant la demande d'annulation sans objet. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à donner acte des désistements.
Avocat : SELARL BCV AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2312358
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent public demandant l'annulation du refus de sa nomination à un poste d'expert juridique. Le tribunal a jugé que cette décision de rejet constituait une simple mesure d'ordre intérieur, car elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux perspectives de carrière de l'agent. Par conséquent, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313750
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un gardien de la paix contestant son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. La juridiction a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait aucun exposé de moyens, et ce défaut n'a pas été régularisé dans les délais. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative relatives aux conditions de saisine.
Avocat : HERREN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600433
Le Tribunal administratif de Lyon constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de la SARL Aryan, dirigé contre l'arrêté municipal d'opposition à une déclaration préalable de travaux. Cette décision fait suite à l'abrogation de l'arrêté attaqué par le maire après l'introduction de la requête, rendant l'affaire sans objet. Le tribunal rejette également la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL HESTEE AVOCAT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603963
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui renonçait à contester la prolongation de sa suspension de fonctions par les ministres concernés. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : DERBY AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326202
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté ministériel portant tableau d'avancement à l'échelon spécial du grade de pharmacien général de santé publique. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 septembre 2023, considérant que l'administration avait méconnu les conditions posées par l'article 15 du décret n° 92-1432 du 30 décembre 1992, en y inscrivant des agents ne remplissant pas les critères statutaires requis pour cet avancement. Par voie de conséquence, les décisions individuelles de nomination prises sur le fondement de ce tableau sont également illégales.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406047
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le refus de titre de séjour opposé à une ressortissante ivoirienne. La juridiction a retenu deux vices : un vice de procédure, car le préfet n'a pas soumis la demande au titre d'une résidence habituelle de plus de dix ans à la commission du titre de séjour comme l'exige l'article L. 435-1 du CESEDA, et un défaut d'examen, le préfet n'ayant pas statué sur la demande fondée sur l'article L. 423-23 du même code. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Avocat : DAVID
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511088
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler les décisions de suspension et de fin de droits au RSA et à l'ALS, ainsi que la notification d'un indu. Le tribunal a jugé que les procédures de contrôle menées par la CAF de Paris et la Ville de Paris étaient régulières, notamment au regard des articles L. 114-19 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale, et que le requérant ne démontrait pas que les conditions légales d'attribution des prestations étaient remplies. Les demandes de rétablissement des droits, de versements rétroactifs et de condamnation aux dépens ont donc été écartées.
Avocat : CABINET DBKM AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515543
**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de remise gracieuse d'un indu de RSA et contestation du montant de la dette. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A..., confirmant la décision de la Ville de Paris. Il estime que les ressources non déclarées (virements, dépôts d'espèces et intérêts) constituent bien des revenus pris en compte pour le calcul du RSA, et que l'allocataire n'apporte pas la preuve de sa bonne foi ou d'une situation de précarité justifiant la remise gracieuse. **Textes appliqués** : Articles L. 262-2, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles (définition du RSA, composition des ressources et obligation de déclaration).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515985
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a écarté tous les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'incompétence, le droit d'être entendu, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de la circulaire du 5 février 2024 et les dispositions de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, confirmant la légalité de la procédure et du refus d'admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : HERRIOT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524105
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral rejetant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence du signataire, sa motivation suffisante et l'examen particulier de la situation du requérant. Les moyens tirés du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) n'ont pas été retenus.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525597
**Sujet principal** : La requérante, une ressortissante salvadorienne, demande l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet de police de lui délivrer un titre. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (6e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requête dirigée contre un rejet implicite est irrecevable, car un refus exprès (un arrêté du 25 mars 2025) avait déjà été notifié. Le tribunal considère que les moyens au fond, invoquant notamment les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA, ne sont pas de nature à justifier la délivrance d'un titre. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4, ainsi que le code de justice administrative.
Avocat : PAPINOT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526806
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral de rejet de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en le prenant, au regard de l'insertion professionnelle récente et peu qualifiée du requérant. La situation des ressortissants algériens étant régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le préfet disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605928
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile afghan vers l'Italie. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet n'avait pas vérifié, comme l'exige l'article 3-2 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), l'absence de défaillances systémiques en Italie pouvant exposer le requérant à un traitement inhumain ou dégradant. Il a également prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Avocat : MERZAPOR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607456
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'un licenciement sans préavis ni indemnités prononcé par Sorbonne Université à l'encontre d'une agent contractuelle. Le juge a estimé que la requérante n'établissait pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré l'allégation d'une perte de traitement et d'une dégradation de sa santé. La décision s'appuie sur le code de justice administrative et le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de l'État.
Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505197
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure respectait le droit à être entendu et que les conditions légales de l'éloignement étaient remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608833
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle en application de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Il a pris acte de son désistement concernant sa demande de modification d’une ordonnance de référé antérieure. Enfin, il a mis à la charge de l’État une somme de 800 euros au titre des frais exposés pour le litige, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle et de la renonciation de l’avocate à la part contributive de l’État, en application de l’article 37 de la même loi et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BECHIEAU