965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 867
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant un certificat de résidence et ordonnant à une ressortissante algérienne de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le refus constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa vie privée et familiale établie en France, notamment par son mariage, la naissance d'un enfant et la présence de sa famille proche. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à l'intéressée un certificat de résidence d'un an portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de trois mois.
Avocat : MEGHERBI
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, notamment en ce qui concerne l'interdiction de retour, et qu'elle ne révélait ni défaut d'examen de la situation personnelle ni erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 432-1-1, L. 612-8, L. 612-10), considérant que le requérant s'était soustrait à l'exécution de précédentes OQTF.
Avocat : BESSE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant un certificat de résidence à une ressortissante algérienne et lui imposant une obligation de quitter le territoire (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a jugé que ce refus, pris sans considération suffisante de sa vie familiale établie en France (mariage et trois enfants nés sur place), constituait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a appliqué l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit spécifiquement le séjour des ressortissants algériens.
Avocat : SADOUN
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral retirant la carte de résident de la requérante. Le juge estime que l'urgence, bien que présumée dans ce type de contentieux, n'est pas caractérisée en l'espèce, notamment parce que l'intéressée dispose d'une autorisation provisoire de séjour. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GALMOT
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société Hivory de sa requête en suspension de l'exécution de deux décisions municipales relatives à une déclaration préalable d'urbanisme. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes de suspension (article L. 521-1 CJA) et d'injonction. La procédure est close sans examen du fond.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VALETTE - BERTHELSEN
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au département de l'Essonne de payer la Prestation de compensation du handicap (PCH) attribuée à son fils. Le juge a estimé que le tribunal administratif était manifestement incompétent pour connaître de ce litige. En application de l'article L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles, la compétence pour les litiges relatifs à la PCH appartient exclusivement au juge judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension des retenues sur salaire d'un assistant d'éducation contractuel. Le juge estime que le requérant, qui ne conteste pas l'existence du trop-perçu d'indemnités journalières, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc jugée irrecevable au titre du référé-suspension.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision refusant l'attribution d'un projet de recherche à un étudiant. Le juge estime que le tribunal n'est pas territorialement compétent, l'établissement auteur de la décision ayant son siège à Gardanne, dans le ressort du tribunal administratif de Marseille. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence territoriale, appliquant la procédure de rejet sans instruction prévue aux articles L. 522-3 et R. 522-8-1 du même code.
**Sujet principal** : Demande de référé-liberté visant à enjoindre à la CAF de l'Essonne de rétablir le versement intégral du RSA et de la prime d'activité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est rejetée par ordonnance de référé, car la condition d'urgence n'est pas caractérisée et la demande ne relève pas manifestement de la procédure de référé-liberté. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions du référé-liberté et au rejet sans instruction lorsque l'urgence n'est pas établie ou que la demande est mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant portugais, visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'interdiction de circulation. La juridiction a jugé que le préfet des Yvelines avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 251-1 du CESEDA, considérant que les condamnations pénales de l'intéressé pour violences conjugales constituaient une menace réelle et actuelle pour l'ordre public. Le tribunal a estimé que le préfet avait dûment motivé sa décision et pris en compte la situation personnelle du requérant, y compris sa durée de séjour en France, avant de conclure que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était pas disproportionnée.
Avocat : SELARL GARCIA & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête d'un ressortissant gambien demandant l'annulation d'un arrêté de reconduite à la frontière et de placement en rétention. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de vice de forme et de violation de l'article 3 de la CEDH, estimant que le requérant n'apporte pas d'éléments prouvant qu'il bénéficie d'une protection en Italie l'empêchant d'être éloigné. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ANDRADE DA MOTA SILVEIRA
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière et une interdiction de retour de deux ans. La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est légal, suffisamment motivé et ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, ni les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Elle écarte également les griefs tirés de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que l'état de santé du requérant ne fait pas obstacle à son éloignement.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est la contestation de saisies administratives à tiers détenteur pour recouvrement fiscal. La juridiction retient que le requérant n'a pas préalablement épuisé la voie administrative gracieuse obligatoire prévue par les articles L. 281 et R. 281-4 du livre des procédures fiscales, le délai laissé à l'administration pour statuer n'étant pas expiré lors du saisine du juge. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête irrecevable.
Avocat : JAMAIS
Avocat : MBOMBO MULUMBA
Avocat : SCHECROUN
Avocat : AARPI QUENNEHEN - TOURBIER
Avocat : LEQUILLERIER;SCP DUMOULIN-CHARTRELLE-ABIVEN
Avocat : DE FROMENT
Avocat : EDEN AVOCATS