965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 917
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant étranger dont le compte de la plateforme ANEF était bloqué, l'empêchant de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration, en vertu des articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de l'arrêté du 1er août 2023, était tenue de proposer une solution de substitution physique en cas d'impossibilité d'utiliser le téléservice. Considérant l'urgence liée au risque d'éloignement et de suspension du contrat de travail, ainsi que l'absence de mémoire en défense de la préfecture, le tribunal a enjoint au préfet du Val-d'Oise de fixer un rendez-vous au requérant dans un délai de quinze jours pour le dépôt de sa demande.
Avocat : CABINET ESTÉBAN MARLASCA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative), a rejeté les demandes de deux ressortissants ukrainiens bénéficiaires de la protection subsidiaire. Ces derniers sollicitaient une injonction enjoignant au préfet de leur octroyer un rendez-vous physique pour déposer leur demande de titre de séjour et de leur délivrer un récépissé. Le juge a considéré que la procédure de demande était légalement dématérialisée via le téléservice ANEF (articles R. 431-2 du CESEDA et arrêtés associés), et que l'impossibilité alléguée de créer un compte en ligne ne constituait pas, en l'espèce, une situation d'urgence justifiant une mesure conservatoire.
Avocat : CABINET MARTIN JOUVIN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant malien visant à enjoindre au préfet de le convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que le requérant, en situation irrégulière depuis son entrée en France et ne justifiant pas d'une activité professionnelle ou d'une promesse d'embauche, ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande a donc été jugée irrecevable sur ce fondement.
Avocat : MACAREZ
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de séjour. Le juge constate que l'administration a satisfait à la demande du requérant après l'introduction du recours. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête principale, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et rejette les conclusions relatives aux dépens.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'ordre public, constatant que les mesures litigieuses, fondées sur des articles du CESEDA applicables aux étrangers non communautaires, étaient entachées d'incompétence, l'intéressé relevant du régime spécifique des citoyens de l'Union européenne (article L. 251-1 du CESEDA). En conséquence, le tribunal a annulé les deux arrêtés préfectoraux.
Avocat : GRANDSIRE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par M. C... contre une mise en demeure de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette mise en demeure, qui se bornait à rappeler l'existence d'un arrêté d'éloignement antérieur, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible de recours. Par ailleurs, un éventuel recours contre l'arrêté d'éloignement initial serait irrecevable pour tardiveté. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSAOUCI MAKROUM
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, a annulé l'arrêté préfectoral imposant à M. E... une obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour et la fixation du pays de renvoi. La juridiction a retenu que le préfet du Val-d'Oise avait commis une erreur de droit et un défaut d'examen sérieux en ne motivant pas suffisamment la mesure d'interdiction de retour et en ne procédant pas à un examen individualisé des risques encourus par le requérant en cas de renvoi vers la Turquie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DUSEN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a considéré que le défaut de réexamen de la situation de la requérante et la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ne mentionnant pas l'autorisation de travail constituaient un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. En conséquence, il a assorti les injonctions de réexaminer la demande et de délivrer un titre de séjour approprié d'astreintes financières.
Avocat : DE SA-PALLIX
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, rejette la requête de M. A... C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. Le tribunal estime que le préfet des Hauts-de-Seine était compétent pour signer les arrêtés contestés en vertu d'une délégation régulière et que la motivation de l'OQTF, fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), est suffisante. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sont écartés.
Avocat : DJEMAOUN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête de M. D... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, placement en rétention et assignation à résidence). Le tribunal a jugé que le préfet des Hauts-de-Seine était compétent et que la mesure d'éloignement, fondée sur des mentions au fichier FAED, ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation de la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 613-1 notamment).
Avocat : PIEROT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que l'intérêt supérieur de l'enfant français du requérant, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'avait pas été pris en compte. La décision s'appuie également sur le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KEFI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 23 février 2026 qui assignait à résidence un ressortissant bangladais. La juridiction a jugé que cette mesure d'assignation était privée de base légale, car elle se fondait sur un arrêté d'obligation de quitter le territoire français antérieur qui avait été annulé par le tribunal administratif de Paris. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de l'instance.
Avocat : NIGHAIRBHIA GARVEY
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, rejette la requête de M. B... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Lettonie au titre du règlement Dublin. Le juge estime que les irrégularités alléguées dans la procédure d'information (absence de nom de l'agent sur le compte-rendu d'entretien et remise de brochures en français) ne sont pas de nature à vicier la décision de transfert, laquelle est fondée sur l'application de l'article 12 du règlement (UE) n° 604/2013. La juridiction constate par ailleurs qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, l'intéressé ayant déjà été assisté par un avocat désigné d'office.
Avocat : GRANDSIRE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral assignant à résidence un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que la mesure était entachée d'une erreur de droit, car elle fixait la résidence dans un département (Hauts-de-Seine) différent de celui où le domicile de l'intéressé avait été légalement établi par une décision judiciaire (Val-d'Oise). La solution est fondée sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LYROS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction au préfet de lui délivrer un récépissé pendant l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, la requérante n'ayant pas produit d'éléments probants à l'appui de ses allégations. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, relevant que sa demande tardive était assimilable à une première demande.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative), a ordonné à la préfecture des Hauts-de-Seine de délivrer un rendez-vous et un récépissé avec autorisation de travail à trois étrangers dont le titre de séjour avait expiré. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la précarité de leur situation et le risque d'éloignement, et que l'administration avait manqué à son obligation légale de délivrer un récépissé (articles R. 431-12 et R. 431-15 du CESEDA). Les demandes de condamnation de l'État au paiement de frais irrépétibles ont été rejetées.
Avocat : PAPINOT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'un titre de séjour et d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant tunisien, n'établissait pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en l'absence de risque imminent d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux récépissés.
Avocat : BEAUFORT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la requérante disposait d'une autorisation provisoire de séjour lui garantissant une situation régulière jusqu'à une échéance ultérieure. La décision a été rendue en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui régit la procédure de suspension en cas d'urgence et de doute sérieux sur la légalité.
Avocat : LAHLOU ELOUITASSI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant italien. Le juge a estimé que les faits de violence reprochés, en l'absence de poursuites pénales, ne caractérisaient pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les mesures de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour de trois ans ont également été annulées.
Avocat : GERBE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son exécution partielle par la préfecture. Le juge a enjoint au préfet du Val-d'Oise de réexaminer la demande de renouvellement de carte de séjour de la requérante dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de sept jours, sous astreinte. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, qui permet de modifier une ordonnance en présence d'un élément nouveau, en l'occurrence l'inexécution partielle de la précédente injonction.
Avocat : LEGRAND