Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603186
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné au préfet du Nord d'héberger d'urgence Mme A... et ses enfants, considérant que la carence de l'État portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La juridiction a appliqué l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en lien avec le droit à l'hébergement d'urgence garanti par le code de l'action sociale et des familles. Elle a également admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : AUBERTIN
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600401
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la simple "pré-demande" en ligne déposée par la requérante n'équivalait pas à l'enregistrement d'une demande formelle, empêchant ainsi la naissance d'une décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, la requête a été jugée irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600549
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un refus implicite de titre de séjour et à en obtenir la délivrance. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car, au moment de son enregistrement, le délai de quatre mois pour qu'une décision implicite de rejet naisse (prévu à l'article R. 432-2 du CESEDA) n'était pas encore écoulé, son dernier récépissé étant toujours valable. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : AHAMADA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601172
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, condition requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601177
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, notamment en ne démontrant pas sa contribution effective à l'éducation de son enfant français. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KALED
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601216
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, se prononce sur une demande d'exécution d'un jugement. Il constate que le jugement dont l'exécution est demandée a fait l'objet d'un appel devant la cour administrative d'appel de Bordeaux. En application des articles R. 921-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, il déclare incompétent et transmet le dossier à la cour administrative d'appel de Bordeaux, seule compétente pour ordonner les mesures d'exécution.
Avocat : WTA-avocats (R. WEYL- F. WEYL - F. WEYL - E. TAULET)
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504343
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante dans le cadre d'un recours en plein contentieux. L'association avait initialement demandé l'annulation et la réforme d'un arrêté budgétaire 2024 concernant un service éducatif, pour défaut de financement d'une revalorisation salariale. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.
Avocat : CORNILLIER AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505874
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise d'une dette de RSA. La juridiction estime que la requérante, bien qu'invitée à le faire, n'a pas fourni d'éléments précis (ressources, charges) permettant d'apprécier le bien-fondé de ses allégations de bonne foi et de précarité. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506073
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise de dette d'un indu d'aide personnelle au logement. Le juge estime que le requérant, malgré une mise en demeure, n'a pas fourni les justificatifs suffisants (ressources, composition du foyer, charges) permettant d'apprécier sa situation de précarité et sa bonne foi, conditions exigées par les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour défaut de précisions permettant d'apprécier le bien-fondé du moyen.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605068
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car un rejet implicite de sa demande de renouvellement est né du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La requête est donc jugée irrecevable sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605071
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant afghan demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête est jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DE ALMEIDA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605072
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un document provisoire de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, car une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration après quatre mois, et le juge des référés ne peut y faire obstacle. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, et articles R. 431-2, R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LE MAILLOUX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605196
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant comorien visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur la demande initiale a fait naître une décision implicite de rejet le 23 octobre 2025. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603442
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une requête en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation par le préfet de la Marne. Il constate son incompétence territoriale, car la décision attaquée, prise sur le fondement de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, n'entre pas dans le champ des décisions relevant de sa compétence spéciale définie par l'article R. 312-18 du code de justice administrative. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du même code, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, juridiction territorialement compétente.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601176
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, né à Mayotte, n'établissait pas suffisamment ses attaches personnelles et familiales pour démontrer une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, entraînant également le rejet de la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601196
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait un jugement du tribunal judiciaire. Le juge administratif estime que le litige, portant sur le fonctionnement de la justice judiciaire, ne relève pas de sa compétence en vertu du principe de séparation des autorités. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable, sur le fondement de l'article R. 222-1 2° du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605159
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir d'un demandeur contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge estime la requête irrecevable, car la demande initiale, pour une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 423-13 du CESEDA, n'a pas été déposée via le téléservice obligatoire prévu par l'article R. 431-2. Par conséquent, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître du silence de l'administration, privant la requête d'objet. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-2, R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DARMON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605233
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé-liberté) pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la requérante, en se bornant à invoquer une insécurité juridique générale, ne démontre pas l'existence d'une situation d'**urgence particulière** justifiant une mesure dans un délai de 48 heures. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-2 (conditions du référé-liberté) et L. 522-3 (rejet sans mise en oeuvre de la procédure contradictoire) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605256
Sujet principal : Demande d'astreinte pour assurer l'exécution d'une précédente injonction du juge des référés concernant la délivrance d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, car le délai d'exécution de l'ordonnance précédente n'était pas encore expiré au moment de la saisine. Textes appliqués : Articles L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604973
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant comorien visant à obtenir une nouvelle attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de travail. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour était née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, ordonner la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, conduisant au rejet de la requête.