96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 903
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 217
Avec résumé IA
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en formation d'ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants, mettant ainsi fin à l'instance. Le litige portait sur une demande de remboursement d'une saisie fiscale et d'une condamnation de l'État à des frais, devenue sans objet suite à la restitution des fonds par l'administration. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au juge de constater un tel désistement.
Avocat : NICOLET
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la demande de la LPO Auvergne Rhône-Alpes visant à obtenir une décharge partielle de la taxe sur les salaires au titre d'une activité agricole présumée. La juridiction estime que les activités de soins aux animaux sauvages et de restauration des milieux menées par l'association ne relèvent pas de la définition légale de l'activité agricole au sens du code général des impôts. Par conséquent, elle ne peut bénéficier de l'exonération prévue par l'article 231 du CGI.
Avocat : SELARL DELSOL AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la demande de décharge d'impôts sur le revenu et de prélèvements sociaux présentée par deux associés de SCI. La juridiction estime que la procédure de rectification était régulière et que les travaux litigieux effectués sur les biens immobiliers ne sont pas déductibles en tant que charges. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
Avocat : SELARL YDES
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) visant à annuler un avis de la chambre régionale des comptes (CRC). La CRC avait estimé que des créances relatives à une dotation de solidarité communautaire n'avaient pas le caractère de dépense obligatoire au sens de l'article L. 1612-15 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a confirmé cet avis, considérant que l'émission d'un titre exécutoire définitif à l'encontre d'une personne publique ne suffisait pas, à elle seule, à caractériser l'exigibilité et le caractère obligatoire de la dépense pour permettre un mandatement d'office.
Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) visant à annuler le refus du préfet du Pas-de-Calais de procéder au mandatement d'office de titres exécutoires émis contre une autre intercommunalité. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en s'appuyant sur l'avis de la chambre régionale des comptes, qui estimait que les dépenses litigieuses ne présentaient pas le caractère de dépenses obligatoires au sens des articles L. 1612-15 et L. 1612-16 du code général des collectivités territoriales. La décision considère que le préfet a correctement exercé son pouvoir d'appréciation pour déterminer l'existence d'une dette certaine et liquide justifiant un mandatement d'office.
**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour le paiement de factures impayées dans le cadre de marchés publics. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la société requérante, rendant la demande sans objet après le règlement des sommes dues par le CHU. **Textes appliqués** : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour l'octroi d'une provision en référé).
Avocat : RAYSSAC
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) pour contester la résiliation par la CABBALR d'une convention instituant une dotation de solidarité intercommunautaire. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale de reprise des relations contractuelles, car une délibération ultérieure de la CABBALR avait supprimé la dotation et mis fin aux effets de la convention. La décision s'appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Free Mobile d'une demande de référé-suspension et d'injonction concernant l'opposition du maire de Courrières à une déclaration préalable pour un pylône de téléphonie mobile. Le juge a suspendu l'exécution de la décision municipale, considérant l'existence d'un doute sérieux sur sa légalité, notamment quant à l'application du règlement du PLU et des articles R. 423-22 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. L'urgence a été reconnue au titre de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, liée aux obligations de couverture du territoire.
Avocat : CABINET PAMLAW - AVOCATS
La société First Trading contestait devant le **Tribunal Administratif de Paris** des rappels d'impôts et pénalités suite à un contrôle fiscal. Le tribunal a **rejeté sa requête**, considérant que la proposition de rectification avait été régulièrement notifiée conformément aux articles L. 57 et L. 76 du livre des procédures fiscales, et que les autres moyens soulevés (prescription, qualification de la cession immobilière) n'étaient pas fondés.
Avocat : CABINET HUET & ASSOCIES (SELARL)
**Sujet principal** : La requête de la SAS Etablissements A. Chollet contestant la réintégration fiscale de provisions pour dépréciation de ses stocks et demandant la décharge d'impositions supplémentaires sur les sociétés. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que la méthode d'évaluation de la provision pour dépréciation appliquée au groupe de produits "V" n'est pas suffisamment précise et détaillée, car elle utilise un taux unique basé sur la durée de stockage pour des produits hétérogènes, sans justification d'une dépréciation homogène. **Textes appliqués** : Les articles 39-1 5° et 38-3 du Code général des impôts (CGI), en application de l'article 209 du CGI, ainsi que l'article 38 decies de l'annexe III au CGI, relatifs aux conditions de déductibilité des provisions pour dépréciation des stocks.
Avocat : WALTER & GARANCE AVOCATS
**Sujet principal** : La requête d'une conseillère pédagogique visant à annuler le refus implicite de sa demande de rupture conventionnelle et à obtenir réparation pour des préjudices liés à des faits allégués de harcèlement moral et de manquement à l'obligation de sécurité de l'employeur. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare non-lieu à statuer sur la demande d'annulation, la requérante ayant finalement signé une rupture conventionnelle postérieurement à sa requête. Concernant la demande d'indemnisation, l'analyse des faits (non entièrement reproduite ici) conduit généralement, dans ce type de contentieux, à vérifier l'existence d'une faute de l'administration engageant sa responsabilité. **Textes appliqués** : Le Code de justice administrative (notamment pour la procédure et l'exception de non-lieu) et les textes régissant la fonction publique et les obligations de l'employeur public (loi n°83-634 du 13 juillet 1983, décret n°82-453 du 28 mai 1982).
Avocat : ANDRIEUX
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales, le juge a acté ce désistement. Il a néanmoins condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans le litige.
Avocat : TOUJAS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait réparation pour les préjudices subis suite à sa suspension professionnelle due à son refus de se soumettre à l'obligation vaccinale instaurée par la loi du 5 août 2021. La juridiction a jugé que la mise en œuvre de cette loi par l'État et le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris (CASVP) ne constituait pas une faute de nature à engager leur responsabilité. Elle a également écarté le fondement de la responsabilité sans faute, considérant que le préjudice allégué ne présentait pas le caractère anormal et spécial requis.
Avocat : GUYON
Sujet principal : Liquidation d'une astreinte pour inexécution d'une injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le tribunal liquide l'astreinte et condamne l'État à verser 5 000 euros au requérant, modérant le montant initialement calculé. Textes appliqués : Article L. 911-7 du code de justice administrative (procédure de liquidation de l'astreinte).
Avocat : PATUREAU
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui sollicitait une injonction contre le préfet des Hauts-de-Seine pour inexécution d'une précédente ordonnance. Le juge estime que l'administration a exécuté ses obligations en délivrant un récépissé et en procédant au réexamen du dossier, matérialisé par l'édition d'une carte de résident. La requête, fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, est donc jugée irrecevable.
Avocat : LEJEUNE
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a jugé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que la situation de précarité financière invoquée par la requérante n'était pas établie au regard de ses revenus et charges démontrés. Bien que sa bonne foi ne soit pas contestée, l'absence de preuve d'une situation de précarité justifiant la remise de la créance a conduit au rejet de sa demande.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une agente publique. Le juge a estimé que la mesure, sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer des préjudices liés à un accident et une maladie professionnelle, était prématurée. Cette décision est motivée par le fait que l'agent est toujours en arrêt de travail pour inaptitude temporaire, rendant impossible une évaluation définitive des préjudices, ce qui lui ôte le caractère d'utilité requis par la loi.
Avocat : RENOUARD