Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500205
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler une amende administrative de 125 euros infligée par la métropole de Lyon pour une omission délibérée ayant conduit au versement indu du RSA. La juridiction a estimé que la procédure était régulière, notamment concernant la délégation de signature, le respect du principe du contradictoire et l'avis de l'équipe pluridisciplinaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500354
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à contester le refus d'abroger un indu de RSA et le refus d'une remise gracieuse. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre la décision confirmative du 5 décembre 2024 et a estimé que le rejet de la demande de remise gracieuse du 23 décembre 2024 n'était pas entaché d'erreur de droit. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment en matière de recevabilité des recours.
Avocat : MARTINEZ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501188
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. E... visant à annuler une amende administrative de 350 euros infligée par la métropole de Lyon pour un indu de RSA. La juridiction estime que la procédure a été régulière, écartant les moyens soulevés concernant la délégation de signature, le respect du contradictoire, l'avis de l'équipe pluridisciplinaire et la motivation de la sanction. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment son article L. 262-52.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513192
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette l'opposition formée par un usager contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales pour recouvrer des indus d'aides sociales. Le tribunal estime que le recours parallèle de l'usager sur sa dette de RSA et son allégation de bonne foi sont sans incidence sur l'existence légale des indus litigieux. La requête est donc écartée comme inopérante.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301314
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., inspectrice conseillère, qui demandait réparation pour les préjudices liés à son retour de mise à disposition. La juridiction a jugé que le ministre de la culture n'avait commis aucune faute en ne la réaffectant pas à son ancien poste, celui-ci n'étant plus vacant, et qu'il n'avait pas excédé un délai raisonnable pour lui proposer une nouvelle affectation. La décision s'appuie principalement sur les articles 41 de la loi du 11 janvier 1984 et 6 du décret du 16 septembre 1985, relatifs aux règles de réaffectation après une mise à disposition.
Avocat : ICARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316977
Le Tribunal administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation d'un agent contractuel du Centre Pompidou suite à son licenciement illégal pour insuffisance professionnelle, annulé par la cour administrative d'appel. La juridiction a retenu la responsabilité de l'établissement pour faute concernant l'éviction illégale, mais a rejeté les griefs liés aux conditions de la réintégration, estimant que les délais n'étaient pas déraisonnables et que les autres préjudices allégués n'étaient pas établis. Le tribunal a ordonné une expertise pour évaluer le préjudice financier résultant de la perte de revenus, en tenant compte du partage de responsabilité et des fautes commises par l'agent, conformément à la jurisprudence administrative sur la réparation des évictions illégales.
Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511244
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision de la maire de Paris lui réclamant un indu de RSA de 11 217 euros. Le tribunal a estimé que les motifs de l'administration étaient fondés, notamment le défaut de déclaration de l'ASPA et les séjours à l'étranger, et que les droits de la défense avaient été respectés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au recouvrement des indus de prestations sociales.
Avocat : MEZGHANI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512505
**Sujet principal** : Recours contre une décision de la CAF de Paris notifiant un indu de prime d'activité (PPA) et d'allocation personnalisée au logement (APL), et demandes subsidiaires de remise gracieuse ou d'étalement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation statuant en procédure écrite simplifiée). **Solution retenue** : * Concernant l'APL, le tribunal constate un **non-lieu à statuer** car la dette a été soldée par la CAF avant l'audience, rendant la demande sans objet. * Concernant la PPA, le tribunal **rejette la requête** au fond, considérant que la décision de récupération de l'indu est légale et bien fondée, notamment au regard des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation. **Textes appliqués** : Code de la sécurité sociale (pour la PPA), code de la construction et de l'habitation (pour l'APL), et code de justice administrative pour la procédure.
Avocat : CABINET EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515805
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de Mme A... visant à annuler le refus de remise de dette d'APL et à obtenir un échelonnement. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la requérante, malgré ses charges (loyer et prêt étudiant), ne démontrait pas une situation de précarité justifiant la remise, compte tenu de son revenu disponible mensuel net d'environ 2 694 €. La décision s'appuie sur les articles L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent une telle remise à la précarité de la situation du débiteur.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211055
**Sujet principal** : Contestation de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2015, suite à une opération d'apport de parts sociales assortie de soultes considérée comme un abus de droit fiscal. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions restant en litige. Il estime que la procédure d'imposition est régulière, notamment en relevant que l'administration n'était pas tenue d'informer expressément les contribuables de l'existence et du destinataire d'un recours hiérarchique. **Textes appliqués** : Article L. 64 du livre des procédures fiscales (procédure de l'abus de droit fiscal) et article L. 54 C du même code (concernant le recours hiérarchique).
Avocat : YANNICK ENAULT-GREGOIRE LECLERC
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424420
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la proposition de rectification, notamment son caractère suffisamment motivé et son aptitude à interrompre le délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition, notifiée après l'ouverture d'une procédure de retrait d'agrément, était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1649 nonies A du code général des impôts.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602528
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête de M. B... A... qui demandait l'instruction diligente de son renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire. Le juge constate que la demande est devenue sans objet, le préfet ayant déjà rejeté la demande de titre de séjour et notifié un arrêté d'obligation de quitter le territoire avant l'introduction de la requête. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que les conclusions sont dès lors irrecevables.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600814
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre la décision ministérielle de suspension de son permis de conduire. Le juge décline sa compétence territoriale, car le requérant réside à Talant (Côte-d'Or), ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Dijon en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée par application de l'article R. 522-8-1 du même code.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303993
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... qui contestait son imposition sur le revenu de 2019 et réclamait des dommages-intérêts. La juridiction a jugé que le crédit d'impôt modernisation du recouvrement (CIMR), issu de la loi de finances pour 2017, ne s'appliquait pas à sa situation, car il est réservé aux revenus perçus en 2018, et non en 2019. Elle a également déclaré irrecevables ses conclusions indemnitaires pour défaut de demande préalable à l'administration et son moyen tiré du principe d'égalité devant l'impôt pour défaut de régularisation de la procédure.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302312
La décision du Tribunal Administratif de Melun porte sur une demande de décharge de l'Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques, présentée par la société Bouygues Telecom pour les années 2020 à 2022. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de l'opérateur. Il a jugé que l'IFER contestée, prévue par l'article 1519 H du code général des impôts, ne constituait pas une taxe administrative au sens des directives européennes 2002/20/CE et 2018/1972, mais une imposition de nature fiscale échappant à leur champ d'application.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300920
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de l'EURL Boissenart Eyewear, qui contestait des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés et TVA) et une amende pour les années 2017 et 2018. La juridiction a estimé que la procédure de mise en recouvrement était régulière et que les rémunérations occultes versées au gérant étaient correctement requalifiées en revenus distribués imposables sur le fondement de l'article 111 du code général des impôts. Elle a également jugé que la procédure de rectification contradictoire prévue à l'article L. 55 du livre des procédures fiscales avait été respectée.
Avocat : SULTAN AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300795
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande de réduction d'une amende pour défaut de déclaration de comptes bancaires à l'étranger. Le tribunal a jugé qu'un compte n'est considéré comme "utilisé" au sens de l'article 1649 A du code général des impôts que si le contribuable y a effectué au moins une opération de crédit ou de débit active au cours de l'année. Par conséquent, les comptes de la requérante qui n'ont enregistré que des intérêts créditeurs ou des prélèvements de frais de gestion ne sont pas soumis à l'obligation déclarative. La solution retenue est fondée sur l'interprétation des articles 1649 A et 1736 du code général des impôts.
Avocat : VERGILINO BRIGITTE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2401831
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'une demande d'annulation et de décharge concernant un titre de perception émis pour recouvrer un rappel de rémunération auprès d'un fonctionnaire stagiaire. Le tribunal a redéfini l'objet du litige, considérant que le recours visait également le nouveau titre de perception du 3 février 2025, qui a remplacé le titre initial du 7 juin 2023 retiré. La solution retenue, fondée sur les principes du contentieux administratif, consiste à examiner prioritairement les moyens relatifs au bien-fondé de la créance, qui pourraient justifier une décharge, plutôt que les vices de forme.
Avocat : CARMIER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602373
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé de deux mesures pénitentiaires (maintien à l'isolement et séparation par hygiaphone au parloir). Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de ces décisions, notamment au regard des dispositions du code pénitentiaire (articles R. 213-25, R. 213-30, R. 341-13) et des exigences de sécurité invoquées par l'administration. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Avocat : DAVID
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2311358
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante au titre de la solidarité nationale pour des préjudices imputés à la vaccination contre la Covid-19. La juridiction a estimé que le lien de causalité entre les pathologies neurologiques de la requérante et l'injection du vaccin Comirnaty n'était pas établi au regard des connaissances scientifiques actuelles. Elle a en conséquence refusé d'ordonner l'expertise médicale sollicitée et a débouté la requérante de ses demandes, en application des articles L. 3131-1 et suivants du code de la santé publique.
Avocat : SELARL BIROT - MICHAUD - RAVAUT